À travers une déclaration percutante parvenu à la rédaction de cameroun24, le parti historique, représenté par son candidat à la présidentielle 2025, le Pr. Jean Bahebeck, a tiré les leçons des crises passées pour appeler à la prudence.
1958 et 1984 : Les fantômes de l’histoire ressurgissent
L’UPC établit un parallèle troublant entre la situation actuelle et deux épisodes sombres de l’histoire camerounaise :
Février 1958 : La démission d’alliés clés avait conduit à un coup d’État orchestré par le colon Jean Ramadier, renversant le gouvernement légitime d’André Marie Mbida au profit d’Ahmadou Ahidjo.
1984 : Les réunions séditieuses "du Lac" avaient débouché sur une tentative de putsch et une répression sanglante (plus de 1000 morts).
Pour l’UPC, ces précédents illustrent les dangers d’une crise politique mal gérée, rappelant que la "famille aujoulatiste" (en référence au système au pouvoir depuis 70 ans) a souvent usé de manœuvres brutales pour se maintenir.
Un appel urgent à l’apaisement et à un GUNT
Face à ces risques, l’UPC lance un double message :
Un appel au calme : Le parti enjoint aux acteurs politiques de privilégier le dialogue pour éviter un scénario catastrophe.
Une solution institutionnelle : L’UPC plaide pour la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale de Transition (GUNT) après les élections de 2025, quel que soit le vainqueur. Objectifs : soulager le peuple, panser les plaies historiques et refonder la République.
"Le Cameroun ne doit pas répéter les erreurs du passé", insiste le Pr. Bahebeck, dans une déclaration qui résonne comme un avertissement aux forces politiques en présence.
Cameroon 2025: UPC Sounds the Alarm, Calls for National Unity Government Amid Political Turmoil
As Cameroon navigates a stormy political climate marked by mass resignations among ruling party allies, the Union of the Populations of Cameroon (UPC) has broken its silence. In a striking statement, the historic party, represented by its 2025 presidential candidate Prof. Jean Bahebeck, drew lessons from past crises to urge caution.
1958 and 1984: Ghosts of History Return
The UPC draws a chilling parallel between current events and two dark chapters in Cameroon’s history:
February 1958: Key allies’ resignations led to a coup orchestrated by French colonizer Jean Ramadier, toppling the legitimate government of André Marie Mbida in favor of Ahmadou Ahidjo.
1984: The seditious "Lake Meetings" sparked a failed coup and bloody repression (over 1,000 deaths).
For the UPC, these precedents highlight the dangers of mismanaged political crises, recalling how the "Aujoulatist system" (referring to the 70-year-old power structure) has often resorted to brutal tactics to cling to power.
An Urgent Call for Restraint and a GUNT
Faced with these risks, the UPC delivers a twofold message:
A plea for calm: The party urges political actors to prioritize dialogue to avoid disaster.
An institutional solution: The UPC advocates for a Government of National Unity (GUNT) after the 2025 elections, regardless of the winner. Goals: easing popular suffering, healing historical wounds, and rebuilding the Republic.
"Cameroon must not repeat the mistakes of the past," insists Prof. Bahebeck, in a statement that serves as a stark warning to all political forces.
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Ange NGO
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