Une audience tenue en présence des éminents professeurs Jean Calvin Aba’a Oyono et Moïse Timtchueng, accompagnant le requérant, mais dont l’issue laisse planer un doute sur l’indépendance et la portée réelle des institutions électorales camerounaises.
Une décision qui fait polémique
Abdouraman Hamadou Babba, dans sa requête déposée le 23 mai 2025, contestait le refus du Conseil Électoral d’ELECAM de statuer sur sa demande. Pourtant, le Conseil Constitutionnel a choisi d’interpréter cette inaction comme un simple « silence », lui permettant ainsi de se déclarer incompétent.
« Le Conseil Constitutionnel, pourtant juge de la régularité de l’élection présidentielle, vient de se déclarer incompétent pour statuer sur… le "silence" d’ELECAM ! », s’indigne Abdouraman.
Il dénonce une jurisprudence dangereuse : « Si un candidat conteste les résultats d’une présidentielle, il suffira désormais à ELECAM de garder le silence pour que le Conseil Constitutionnel refuse d’agir. »
Une porte ouverte à l’arbitraire ?
Cette décision soulève des questions cruciales sur l’équité du processus électoral au Cameroun. En refusant de trancher, le Conseil Constitutionnel crée un précédent inquiétant, où l’inaction d’ELECAM pourrait devenir une stratégie pour étouffer les contestations légitimes.
Abdouraman Hamadou Babba en appelle à l’Histoire : « Il revient donc à l’Histoire de juger. »
Une affaire à suivre, alors que les observateurs s’interrogent sur l’avenir des garanties constitutionnelles dans le processus démocratique camerounais.
Abdouraman vs. ELECAM: Cameroon’s Constitutional Council Declares Itself Incompetent, Raising Concerns
In a surprising turn of events, Cameroon’s Constitutional Council declared itself incompetent to rule on Abdouraman Hamadou Babba’s petition against ELECAM. The hearing, attended by renowned legal experts Prof. Jean Calvin Aba’a Oyono and Prof. Moïse Timtchueng, has sparked debates about the independence of the country’s electoral institutions.
A Controversial Decision
Abdouraman’s petition, filed on May 23, 2025, challenged ELECAM’s refusal to examine his complaint. However, the Constitutional Council interpreted ELECAM’s inaction as mere "silence", allowing it to dismiss the case.
"The Constitutional Council, which is supposed to oversee the fairness of presidential elections, has just declared itself incompetent to rule on… ELECAM’s 'silence'!" Abdouraman protested.
He warned of a dangerous precedent: "If a candidate disputes election results, ELECAM can now just stay silent to prevent the Constitutional Council from intervening."
A Gateway to Arbitrary Decisions?
This ruling raises serious concerns about electoral fairness in Cameroon. By refusing to intervene, the Constitutional Council sets a troubling precedent where ELECAM’s inaction could suppress legitimate grievances.
Abdouraman concluded: "History will be the judge."
As observers question the future of constitutional safeguards in Cameroon’s democracy, this case remains one to watch.
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Ange NGO
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