« Malgré une augmentation de 15% à 17% du prix du baril sur le marché international, les raffineries de l’Iran n’ont pas été touchées. Le prix à la pompe reste donc stable au Cameroun », a-t-il indiqué.
Une déclaration qui intervient alors que le gouvernement prépare un collectif budgétaire pour ajuster la loi de finances 2025. Selon Motaze, cette ordonnance en cours d’élaboration avait été conçue avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient et ne sera pas modifiée par ses effets immédiats.
Un équilibre fragile entre exportation et dépendance
Mais derrière les mots rassurants du ministre, la réalité économique reste tendue. Le Cameroun évolue dans un équilibre instable. Bien qu’il puisse engranger davantage de recettes via la Société nationale des hydrocarbures (SNH), grâce à la hausse du brut, le pays reste dépendant des importations de produits pétroliers raffinés depuis la fermeture de la Sonara en 2019.
Cette dépendance pourrait devenir problématique si les tensions internationales s’intensifient, notamment en cas de perturbation du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial. Un scénario qui provoquerait une flambée des prix d’importation.
Le paradoxe camerounais
Avec une production journalière de 72 000 barils – en recul constant – le Cameroun tire des revenus de l’exportation du brut tout en déboursant lourdement pour importer le carburant raffiné nécessaire au marché local.
Ce paradoxe budgétaire, combiné à la volonté affichée de réduire les subventions sur les carburants, rend le pays vulnérable aux chocs extérieurs. Si, pour l’instant, aucune hausse de prix n’est prévue, l’évolution du conflit au Moyen-Orient pourrait remettre en cause cet équilibre déjà précaire.
Pour l’heure, Yaoundé joue la carte de la stabilité. Mais la situation internationale impose prudence et vigilance. La parole du ministre rassure… en attendant l’épreuve des faits.
Cameroon Maintains Fuel Prices Amid Middle East Tensions, But Risks Lurk
On Monday, June 30, 2025, Finance Minister Louis Paul Motaze addressed the National Assembly to ease concerns from lawmakers regarding the economic fallout of the Iran-Israel conflict.
“Despite a 15% to 17% increase in global crude prices, Iranian refineries remain untouched. Therefore, fuel prices in Cameroon remain stable,” he stated.
While the government is drafting a revised finance bill for 2025, Motaze stressed that the budget adjustments were planned before the conflict erupted and will not be revised due to the war.
Fragile Balance: Revenue vs. Dependence
Cameroon may benefit from higher crude prices through increased revenue for the National Hydrocarbons Corporation (SNH), but it remains a net importer of refined petroleum products since the 2019 shutdown of Sonara.
Any prolonged rise in international prices, especially if the Strait of Hormuz is affected, could threaten the country’s fragile budgetary balance.
A Budgetary Paradox
With oil production down to 72,000 barrels a day, Cameroon enjoys the windfall of crude exports while facing the burden of rising import costs. This dual position, compounded by the ongoing reduction of fuel subsidies, leaves the nation vulnerable to external shocks.
For now, fuel prices are stable. But all eyes remain on how the geopolitical situation unfolds — and how long Cameroon can hold the line.
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Ange NGO
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