L’Alliance démocratique (DA), partenaire clé du gouvernement d’union nationale, lui a lancé un ultimatum de 48 heures, exigeant le limogeage de ministres accusés de corruption sous peine de quitter la coalition.
La situation politique en Afrique du Sud s’est brusquement envenimée ce week-end. Le président Cyril Ramaphosa a dû renoncer à son déplacement en Espagne, où il devait renforcer les relations bilatérales, pour faire face à une crise gouvernementale sans précédent.
La tension a atteint son paroxysme lorsque l’Alliance démocratique (DA), deuxième force politique du pays et membre de la coalition au pouvoir, a sommé Ramaphosa de démettre plusieurs ministres de l’ANC soupçonnés de corruption. John Steenhuisen, chef de la DA et ministre de l’Agriculture, a brandi la menace d’un retrait pur et simple du gouvernement si ses exigences n’étaient pas satisfaites avant la fin du 28 juin.
Un bras de fer institutionnel
En réponse, Ramaphosa a fermement rejeté l’ultimatum, qualifiant ces pressions d’"irresponsables et injustifiées". Peu avant, il avait limogé Andrew Whitfield, vice-ministre du Commerce issu de la DA, pour avoir effectué un voyage aux États-Unis sans autorisation. Une décision perçue comme une provocation par l’opposition.
Un gouvernement au bord de l’implosion ?
Formé après les élections de mai 2024, où aucun parti n’a obtenu de majorité absolue, le gouvernement d’union nationale repose sur une alliance fragile entre 10 formations, dont l’ANC (20 ministres) et la DA (6 ministres). Si cette dernière quitte la coalition, le pays pourrait basculer dans une instabilité politique majeure.
Parallèlement, une polémique internationale
Dans un autre registre, les États-Unis, sous l’administration Trump, favoriseraient l’immigration de fermiers blancs sud-africains (Afrikaners) via un programme spécial, au détriment de réfugiés d’autres nationalités. Une politique controversée, dénoncée comme discriminatoire par certains observateurs.
Alors que l’Afrique du Sud traverse l’une de ses crises politiques les plus graves depuis la fin de l’apartheid, la détermination de Ramaphosa à résister aux pressions de la DA sera-t-elle suffisante pour éviter l’éclatement de la coalition ? La réponse dans les prochaines heures.
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Political Crisis in South Africa: Ramaphosa Cancels Spain Trip Amid DA’s Ultimatum
South African President Cyril Ramaphosa has canceled his official visit to Spain following a political standoff with the Democratic Alliance (DA), a key partner in the national unity government. The DA issued a 48-hour ultimatum demanding the dismissal of ministers accused of corruption, threatening to withdraw from the coalition if their conditions are not met.
Ramaphosa, refusing to yield to pressure, dismissed DA’s Andrew Whitfield, Deputy Minister of Trade, Industry, and Competition, for breaching protocol. The DA retaliated by demanding the removal of other ANC-linked ministers, escalating tensions in an already fragile government.
This unprecedented crisis risks collapsing South Africa’s unity government, formed after the 2024 elections saw no party secure an absolute majority. Meanwhile, reports reveal the U.S. is prioritizing white South African farmers (Afrikaners) for immigration under a controversial Trump-era program, raising further debates on racial discrimination and refugee policies.
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Didier Cebas K.
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