Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), l’Alliance pour le Progrès et le Changement (APC) et les forces vives du Peuple du Changement dénoncent ce qu’ils qualifient d’« engagement unilatéral et complice » de l’ONU dans un processus électoral vicié.
Pour ces acteurs de l’opposition, ce partenariat jette une ombre sur la crédibilité de l’institution onusienne, régulièrement alertée sur les fraudes électorales endémiques et les atteintes graves aux droits de l’Homme au Cameroun. Des signaux d’alerte que l’ONU aurait, selon eux, ignorés avec un mutisme suspect.
Le MRC déplore notamment :
- Le refus persistant du pouvoir de Yaoundé de réformer un Code Électoral décrié,
- La violation systématique de ce même Code par ELECAM,
- La non-publication illégale de la liste électorale nationale,
- Le refus de justice par toutes les juridictions compétentes,
- La suppression ciblée de noms dans le fichier électoral,
- Et le report contesté des élections législatives et municipales initialement prévues en février 2025.
Au-delà des irrégularités électorales, le contexte politique et sécuritaire est alarmant : assassinats non élucidés de journalistes et prélats, répression brutale des opposants, tortures avérées, décès en détention, et mépris des décisions onusiennes telles que l’Avis du Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire de novembre 2022.
Face à ce tableau sombre, le MRC, l’APC et leurs alliés exigent que l’ONU rende publique la Convention signée avec ELECAM. Faute de quoi, ils y verront une trahison manifeste des idéaux démocratiques que l’organisation est censée incarner.
Une mise en garde claire : si l’ONU persiste dans cette voie, elle assumera devant l’Histoire son rôle présumé dans la validation d’un processus électoral frauduleux au Cameroun.
UN-ELECAM Agreement Sparks Outcry from Cameroonian Opposition
The Convention signed on May 9, 2025, between the United Nations and ELECTIONS CAMEROON (ELECAM) has triggered a wave of protest from major opposition forces in Cameroon, including the Cameroon Renaissance Movement (CRM), the Alliance for Progress and Change (APC), and a coalition known as the People for Change.
These groups strongly condemn what they describe as a "silent complicity" from the UN, which they say has been repeatedly informed of systematic election fraud and the grim state of human rights in Cameroon. Despite numerous warnings from political parties, civil society, and NGOs, the UN proceeded with a controversial agreement that lacks transparency and credibility.
Among the key concerns raised:
- The government's refusal to reform the contested Electoral Code,
- Continuous violations of existing electoral laws,
- ELECAM's failure to publish the national voter list,
- Judicial inaction despite legal challenges,
- Deletion of registered voters,
- And the illegal postponement of legislative and municipal elections from February 2025 to March 2026.
Beyond the electoral concerns, the opposition denounces a climate of repression marked by unsolved assassinations of journalists and clergy, the torture and imprisonment of opposition members, and blatant defiance of a 2022 UN ruling on arbitrary detention.
In this context, the CRM, APC, and their allies urge the UN to either publish the full contents of the agreement with ELECAM or publicly withdraw support. Anything short of that, they argue, would amount to an endorsement of authoritarianism under the guise of international partnership.
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Ange NGO
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