Classé 11e avec 23 points, le club n’est pas menacé de relégation pour le moment. Mais en coulisses, c’est l’état d’urgence. À quelques heures de son match contre Dynamo de Douala, prévu ce dimanche 4 mai 2025 au stade annexe de Bepanda, le club a lancé un véritable cri de détresse à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).
? Une correspondance alarmante adressée le 30 avril au secrétariat général de la Fecafoot révèle l'ampleur du malaise : salaires impayés, primes d'entraînement en souffrance, absence de fonds pour le transport, l’hébergement et la restauration. Dans la lettre signée par le Secrétaire général du club, l'équipe évoque "des raisons indépendantes de notre volonté", en pointant l'absence de subvention fédérale, malgré plusieurs lettres restées sans réponse.
?? "Loin de considérer notre demande comme une rébellion, mais plutôt comme un cri de détresse", conclut le club dans une phrase lourde de sens.
Voyage de la dernière chance, rumeurs et hospitalisation
Malgré le refus de report du match, l’Aigle royal a tenu bon. Le groupe a rassemblé les moyens du bord et rejoint Douala samedi soir, au terme d’un périple tendu. Une rumeur d’accident de circulation, largement relayée sur les réseaux sociaux, a semé la panique, mais s’est révélée fausse.
En revanche, le drame sanitaire s’est joué à l’arrivée : plusieurs joueurs ont été hospitalisés dans la nuit, souffrant de malaises liés à une alimentation inadaptée.
?? Un responsable de la délégation, interrogé par Équinoxe Radio et Télévision, a livré un témoignage glaçant :
"Malgré nos cris de détresse, l'Aigle royal du Moungo s'est battu pour être à Douala. Mais faute de moyens, nos joueurs ont mangé dans un tourne-dos, et cela a eu des conséquences sanitaires. Plusieurs ont été pris en charge à l’hôpital."
? Carnets médicaux à l’appui, l’encadrement du club a présenté les preuves des hospitalisations. Les images de joueurs alités confirment que la réalité dépasse la fiction.
Et maintenant ?
La balle est désormais dans le camp de la commission d'homologation et de discipline de la Fecafoot, qui devra statuer sur la situation. Mais au-delà du match, c’est toute une réflexion sur le financement des clubs locaux qui s’impose.
? En attendant, l’Aigle royal du Moungo plane dans une turbulence extrême. Pas à cause des mauvais résultats, mais d’un système qui l’abandonne en plein vol.
Aigle Royal du Moungo: Safe on the Table, Drowning in Financial Turmoil
On the pitch, Aigle Royal du Moungo is holding steady. Sitting in 11th place with 23 points, the club is not in the relegation zone. But off the pitch, it's total chaos. Just days before their scheduled clash with Dynamo of Douala this Sunday, May 4, 2025, the club sounded the alarm in a desperate appeal to the Cameroonian Football Federation (Fecafoot).
? In a letter dated April 30, the club asked for the match to be postponed, citing reasons that expose the harsh financial realities: unpaid salaries, no training bonuses, zero funds for team transport (Douala–Nkongsamba–Douala), accommodation, or meals.
The club’s Secretary General didn’t mince words:
“This request is not an act of rebellion, but a cry for help… We haven’t received any subvention to date, and two of our previous letters have gone unanswered.”
They Made It to Douala, But Not Without Consequences
Despite the lack of support, Aigle Royal managed to travel to Douala on Saturday night. Rumors that the team had been involved in a road accident quickly spread on social media—but were later debunked.
However, the real crisis hit hours later. Several players were hospitalized overnight due to health complications linked to poor-quality food.
?? Speaking to Equinoxe Radio and Television, a team official gave a chilling account:
“Despite our cries for help, we fought to get to Douala. But we had no money, and the team had to eat in a roadside food shack (a tourne-dos). That’s what caused the health issues. Players fell ill during the night.”
? Medical records and hospital images of bedridden players were presented to the media, confirming the serious health risks faced by the team.
What’s Next?
The case is now in the hands of Fecafoot’s Homologation and Disciplinary Commission, which will determine the next steps.
But beyond Sunday’s match, this situation raises urgent questions about the state funding and sustainability of Cameroonian clubs.
?? For now, Aigle Royal du Moungo isn’t crashing due to football performance, but rather because of a system that’s letting them fall mid-flight.
Lucien ABEMBE