Mais à la place, c’est un nouvel épisode de soumission à l'ordre des grandes puissances économiques qui s’est joué sous les ors des salons feutrés de Libreville.
Selon Econews, la date était attendue comme celle du grand « glas pétrolier ». La BEAC, Banque des États de l’Afrique Centrale, avait donné jusqu’à cette échéance aux compagnies pétrolières et minières pour se conformer à la législation sur les fonds de restitution — une cagnotte estimée à plus de 6000 milliards de Fcfa que ces entreprises doivent en principe reverser aux États membres de la CEMAC pour compenser l’exploitation de leurs ressources.
Mais au lieu d’une reddition des comptes, les États de la sous-région ont assisté à un remake du rapport de force Nord-Sud, version hydrocarbures. À Libreville, Steven Galbraith, avocat britannique dépêché par les multinationales, a déroulé un plan de contournement juridique digne des meilleurs scénarios néocoloniaux. Son objectif ? Empêcher la levée de l’immunité d’exécution, c’est-à-dire bloquer toute tentative des États de la Cemac de saisir les avoirs de ces géants en cas de non-paiement.
Une manœuvre qualifiée de cynique et arrogante par de nombreux observateurs africains. « Ils exploitent nos sols, polluent nos rivières, profitent de notre silence pendant des décennies... et aujourd’hui encore, ils veulent dicter la loi sur notre propre territoire », s’indigne Dr Davarace G. un économiste basé à Douala.
Le pire ? Les chefs d'État de la région, souvent divisés et fragilisés par des agendas politiques internes, peinent à parler d’une seule voix face à ces mastodontes financiers. Résultat : la BEAC semble isolée, et le rapport de force, une fois de plus, penche du côté des puissants.
Au moment où le continent parle d’intégration économique, de souveraineté stratégique, et d’industrialisation locale, cet épisode de Libreville vient rappeler, cruellement, que sans unité politique et audace diplomatique, les ressources africaines continueront d’enrichir d’autres que leurs véritables propriétaires.
Libreville n’a pas tenu ses promesses. Mais la Cemac n’a peut-être pas dit son dernier mot.
CEMAC: 6 Trillion CFA Lost in Libreville Under Foreign Pressure
April 30, 2025, was supposed to mark a historic shift in the management of natural resources in Central Africa. Instead, it became yet another episode in the long-running saga of foreign dominance over African wealth.
According to Econews, the deadline was set by the BEAC (Bank of Central African States) for oil and mining companies operating in the CEMAC zone to comply with the regional law on restitution funds — a staggering 6 trillion CFA francs owed by these companies for the exploitation of local resources.
But rather than honoring these commitments, powerful foreign actors rolled out a familiar playbook of legal obstruction and pressure tactics. In Libreville, Steven Galbraith, a British lawyer acting on behalf of petroleum multinationals, presented what many see as a cynical legal maneuver to avoid enforcement. His aim? Preventing the lifting of execution immunity — a move that would block CEMAC states from seizing assets in the event of non-payment.
For many observers, the scene felt all too familiar: a foreign elite dictating terms on African soil. “They drill our land, pollute our rivers, reap profits for decades… and now they’re using foreign courts to dodge accountability?” said one economic analyst in Douala.
The tragedy is compounded by the lack of regional unity. With fragmented political agendas and fragile leadership across the CEMAC bloc, the BEAC now appears isolated — its bold initiative to reclaim economic sovereignty hanging by a thread.
At a time when African leaders speak of economic integration, strategic sovereignty, and local industrialization, the Libreville showdown serves as a stark reminder: without political courage and regional cohesion, Africa’s wealth will continue to be managed — and plundered — from abroad.
Libreville may have missed its mark. But the fight for African control over African resources is far from over.
Ange NGO
Le calendrier complet de la Can Féminine 2026
Suivez certains matchs en direct grâce à nos partenaires