Dans un message dense et percutant, l’homme politique, juriste de renommée internationale, remet en question le rôle et l’efficacité de la loi dans un régime dictatorial. Pour lui, « sous la dictature, l’invocation de la loi par un citoyen conscient vise avant tout à montrer l’impossibilité du règne de la loi ». En d’autres termes, toute tentative de faire valoir ses droits en s’appuyant sur les textes juridiques dans un tel système n’a pour fonction que de révéler l’absurdité et la supercherie de cette prétendue légalité.
« Il faut retirer à la dictature ce cache-sexe de la loi », affirme-t-il, soulignant la nécessité de démasquer un régime qui s'abrite derrière des lois qu’il foule aux pieds quotidiennement.
Ce propos, qui fait déjà le tour des cercles intellectuels et militants, sonne comme une claque à la face d’un pouvoir accusé de gouverner par la peur, la répression et la manipulation institutionnelle. Maurice Kamto ne s’arrête pas là. Il appelle les citoyens à ouvrir les yeux, à comprendre que l’État de droit n’est pas un cadeau que la dictature offrira par bonté d’âme, mais une conquête, une rupture, un acte volontaire de libération collective.
« La démonstration de l’inutilité de la loi et de l’absence de l’État de droit devient le moteur d’une démarche de rupture et de déchaînement des citoyens ainsi que de renaissance de la République », déclare-t-il avec la rigueur du juriste et la ferveur du militant.
Un message lourd de sens à la veille de la présidentielle
À l'approche de l’élection présidentielle de 2025, ce message résonne comme un appel à la lucidité et à l’action. Maurice Kamto, qui bénéficie du soutien de l’APC — un regroupement de partis politiques de l’opposition et d’organisations de la société civile — semble vouloir replacer le débat politique sur le terrain des idées, des valeurs et du courage citoyen.
Dans un pays où la loi est souvent utilisée comme un outil de répression plutôt que de protection, cette pensée met en lumière une vérité que beaucoup vivent sans pouvoir la formuler : la loi ne protège pas quand elle est confisquée, pervertie, ou utilisée à sens unique.
Une rupture nécessaire ?
Le message du leader du MRC dépasse la simple critique. Il trace les contours d’un projet de société fondé sur la responsabilité citoyenne, la désobéissance éthique et le rêve d’un Cameroun nouveau. Un Cameroun où la République renaît des cendres de la peur, où la loi retrouve son sens, et où la dignité ne se quémande plus mais se conquiert.
En somme, Maurice Kamto ne demande pas qu’on lui fasse confiance aveuglément. Il exhorte plutôt chaque Camerounais à devenir acteur de sa propre libération, en cessant d’attendre d’un régime illégal le respect d’une légalité qu’il ne reconnaît que lorsqu’elle lui sert.
When the Law Becomes a Fig Leaf for Dictatorship: Maurice Kamto’s Powerful Reflection Sparks Debate
In a political environment where the word “democracy” often rings hollow, Maurice Kamto, National President of the Cameroon Renaissance Movement (CRM) and joint presidential candidate of the CRM and the Alliance for Change (APC) for the upcoming 2025 elections, has delivered a striking and thought-provoking message.
In a powerful reflection that is already stirring conversations across civil society and intellectual circles, Kamto questions the real role and effectiveness of the law under a dictatorial regime. According to him, “under dictatorship, when a conscious citizen invokes the law, it is primarily to expose the impossibility of the rule of law.” In simpler terms, invoking legal rights in such a system serves only to reveal the mockery and illusion of legality.
“We must strip the dictatorship of the law’s fig leaf,” he states boldly, urging Cameroonians to see through the false legitimacy that such regimes hide behind.
Kamto further argues that citizens must abandon the illusion that justice and dignity can be achieved by appealing to a legal system fundamentally designed to serve those in power. Instead, he insists, it is only when this illusion is shattered that people can begin the real work of reclaiming their freedom.
“The demonstration of the law’s uselessness and the absence of the rule of law becomes the driving force for a rupture, a citizen awakening, and the rebirth of the Republic,” Kamto affirms with the clarity of a legal scholar and the passion of a freedom fighter.
A Critical Message Ahead of the 2025 Elections
With the 2025 presidential race fast approaching, Kamto’s message is being seen as a rallying call for civic awareness and collective courage. Backed by the APC — a coalition of opposition parties and civil society organizations — Kamto aims to elevate the political conversation beyond tribalism and patronage, and into the realm of principles, justice, and national rebirth.
In a nation where laws are often weaponized to suppress dissent rather than protect rights, this message resonates deeply. It echoes a painful truth: in a dictatorship, the law does not protect — it is manipulated.
Is a Break with the Past the Only Way Forward?
More than just criticism, Kamto’s statement outlines a vision — one where the citizen is no longer a passive subject but an active participant in the struggle for justice. He doesn’t ask for blind trust; he calls for a personal and collective awakening.
He urges Cameroonians to stop waiting for a regime that thrives on illegality to one day respect legality. That day, he warns, will never come. Instead, freedom and dignity must be claimed — not begged for.
Ange NGO