Le gouvernement ne prévoit que 2 860 recrutements pour le compte de l’exercice 2025, soit une chute drastique de 1 832 postes comparativement à l’année précédente. Cela représente une baisse de 39 % en seulement un an.
D’après les informations relayées, cette décision ressort d’un projet transmis par le secrétaire général des services du Premier ministre, Séraphin Magloire Fouda, à l’attention du ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra), Joseph Le.
Dans ce nouveau plan, 1 555 places sont réservées aux recrutements dits classiques, un quota bien en deçà des attentes des milliers de jeunes diplômés camerounais en quête de stabilité professionnelle.
Cette réduction drastique intervient dans un contexte socio-économique marqué par le chômage des jeunes et une demande croissante d’emplois publics, considérés comme un refuge face à la précarité du secteur privé.
De nombreuses voix s’élèvent déjà pour questionner les raisons d’une telle coupe : contraintes budgétaires ? réformes structurelles ? volonté de privilégier d’autres formes d’insertion ? Rien n’est encore officiel du côté du gouvernement, mais l’inquiétude monte.
Alors que l’on s’attendait à un coup de pouce à l’emploi public en 2025, c’est finalement une douche froide pour les nombreux candidats qui espéraient faire leur entrée dans la fonction publique.
Cameroon Slashes Public Service Recruitment for 2025 by 39%
It’s a tough blow for job seekers in Cameroon. The government plans to recruit only 2,860 new public servants for the 2025 fiscal year — a sharp drop of 1,832 positions compared to 2024, representing a 39% decrease.
This information stems from a draft plan reportedly sent by Séraphin Magloire Fouda, Secretary General of the Prime Minister’s Office, to the Minister of Public Service and Administrative Reform (Minfopra), Joseph Le.
Out of the total positions available, 1,555 will be allocated to traditional (or “classic”) recruitment processes — a number that falls far short of the demand from thousands of young Cameroonian graduates eager for stable employment.
The cutback comes amid rising youth unemployment and increasing reliance on public sector jobs as a source of economic security in the country.
The reasons for this significant reduction remain unclear: Is it due to budget constraints, structural reforms, or a shift in policy towards alternative employment strategies? So far, the government has not officially addressed the rationale, but concerns are growing.
What was expected to be a year of opportunities in the public sector is now shaping up to be a major disappointment for many hopeful applicants.
Silognhia Edwige (Stagiaire)