Comme le note l'agence, M. Sarkozy, qui a été président de la République de 2007 à 2012, a déclaré que les accusations portées contre lui étaient motivées par des considérations politiques. Il a ajouté qu'il continuerait à demander justice.
Le 27 mars, le parquet national financier (PNF) avait requis sept ans de prison, cinq ans d'inéligibilité et 300.000 euros d’amende contre M. Sarkozy.
Le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy a été évoqué pour la première fois en mars 2011 par Saïf al-Islam Kadhafi, le fils de Mouammar Kadhafi. Il a affirmé dans une interview à la chaîne Euronews que le politicien français avait reçu un soutien financier du gouvernement libyen.
En 2012, Mediapart avait publié une note des services secrets de Libye affirmant que le financement remis au camp Sarkozy peu avant le début de la campagne s'élevait à 50 millions d'euros. L'intermédiaire de cette transaction présumée était Ziad Takieddine, qui a affirmé que le dirigeant libyen avait transféré de l'argent à l'homme politique français non seulement pour sa campagne électorale, mais aussi à d'autres fins. Plus tard, M. Takieddine s'est rétracté. Selon l'avocat de M. Sarkozy, Jean-Michel Darrois, "aucune trace de financement libyen n'a été trouvée".
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