C'est ce qu'a déclaré le ministre de l'Information, Michael Makuei Lueth.
"Machar a été arrêté, il fera l'objet d'une enquête et sera traduit en justice", a rapporté Reuters en citant ses déclarations. Le ministre a accusé M. Machar d'avoir tenté de mener un coup d'État contre le gouvernement "dans le but de perturber la paix et d'empêcher la tenue des élections en ramenant le Sud-Soudan à la guerre".
M. Makuei Lueth a ajouté que l'accord de paix qui avait mis fin à la guerre civile dans le pays (2013-2018) restait en vigueur, malgré l'arrestation de M. Machar, qui est le leader du Mouvement populaire de libération du Soudan en opposition (SPLM-IO, opposition). "L'accord de paix n'a pas été violé et ne sera violé en aucune circonstance", a-t-il assuré.
Un mandat d'arrêt a été remis à M. Machar le mercredi 26 mars par le ministre de la Défense et des Anciens combattants du Soudan du Sud, Chol Tong Mayay. Les militaires qui accompagnaient le ministre ont d'abord tenté d'emmener M. Machar, mais ce dernier a refusé de les suivre. En conséquence, le premier vice-président a été placé en résidence surveillée.
En septembre 2018, le président Salva Kiir et le chef des rebelles Riek Machar ont signé un accord de paix en Éthiopie, qui prévoyait un cessez-le-feu et le retour de M. Machar au poste de vice-président. L'accord prévoyait également l'intégration des anciens rebelles dans les forces armées du Soudan du Sud, un point qui, selon l'opposition, n'a pas été mis en œuvre correctement.
DCK
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