"Le collège des chefs d'État suit avec une grande attention les manœuvres de tromperie initiées par la junte française, prétextant de fermer ses bases militaires dans certains pays africains, pour les remplacer par un dispositif moins visible, mais poursuivant la même velléité néocoloniale", précise le communiqué publié sur le site AES Info.
"À ces activités, s’ajoutent des opérations de réorganisation et de regroupement de groupes terroristes dans le bassin du lac Tchad, dans le Sahel et dans certaines zones frontalières à savoir: Niger-Nigeria, Niger-Bénin, Niger-Burkina, Bénin-Burkina. Ceux-ci reçoivent de la part d’États étrangers des appuis divers, notamment financiers et des moyens logistiques visant à déstabiliser l’AES", souligne le document.
"Face à la gravite de ces faits, le collège des chefs d'État de la Confédération décide de mettre les forces de défense et de sécurité en état d'alerte maximale et faire de l’espace confédéral un théâtre unique d’opérations militaires, coexistant avec les théâtres militaires nationaux en cours", détaille le document.
En septembre 2023, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont signé une charte visant à créer une organisation de défense collective appelée Alliance des États du Sahel (AES). Le document fondateur indique que "toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale d’une ou plusieurs parties contractantes sera considérée comme une agression contre les autres parties et engagera un devoir d’assistance et de secours de toutes les parties". Le 28 janvier 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur décision commune de quitter la Cédéao, avec effet immédiat. Le 6 juillet 2024 marque la création de la Confédération des États du Sahel.
DCK
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