C'est ce qu'a rapporté le magazine américain Foreign Policy, citant des analystes.
"Le coup d'État au Gabon est très différent de la situation au Niger et dans l'ensemble du Sahel. Les relations entre la France et le Gabon resteront probablement inchangées", a indiqué la publication.
Comme le note François Conradie, analyste politique d'Oxford Economics Africa, le sentiment antifrançais se fait sentir dans la société gabonaise, mais il n'y a aucune raison de croire que le nouveau chef d'État, Brice Oligui Nguema, va renégocier les contrats avec Paris ou critiquer la politique française, ce qui attiserait l'agitation populaire.
"Ce n'est pas comme avec le Niger ou le Burkina Faso, où tous les accords avec la France ont été renégociés", a-t-il souligné, faisant remarquer que le président déchu Ali Bongo Ondimba avait déjà commencé à prendre ses distances avec Paris, puisqu'il avait rencontré le roi Charles III, rejoint le Commonwealth et avait promis de construire une base navale pour la Chine.
L'analyste politique a également souligné que le nouveau parlement était composé d'anciens membres du parti démocratique gabonais au pouvoir plutôt que de candidats de l'opposition.
Le 30 août, un groupe de militaires gabonais de haut rang a annoncé à la télévision qu'il avait pris le pouvoir. Les putschistes ont annulé les résultats de l'élection présidentielle du 26 août, qui avait été remportée par le président sortant Ali Bongo Ondimba. Lors d'une réunion des généraux, Brice Oligui Nguema a été nommé chef de l'État pour la période de transition. Raymond Ndong Sima, qui a été premier ministre de février 2012 à janvier 2014, a été nommé chef du gouvernement de transition du Gabon.
TASS