Paris et Washington essayent de déclencher une guerre en Afrique de l?Ouest

Paris et Washington essayent de déclencher une guerre en Afrique de l?Ouest

L?Occident, avec la France et les États-Unis en tête, essaye de déclencher une guerre totale en Afrique de l?Ouest, en cherchant à obtenir une invasion militaire du Niger par ses voisins.

Publicité

C’est ce qu’a déclaré l’expert reconnu en politique régionale et l’un des dirigeants du Congrès des progressistes du Nigeria, Adamu Garba.



"L’Occident, avec la France et les États-Unis, essayent d’impliquer la Cédéao dans une guerre totale dans la région", a-t-il noté, relayé par le journal nigérian Daily Post. "Toute intervention militaire au Niger pourrait conduire à cette situation. Le président Bola Tinubu doit faire preuve de courage et résister aux pressions exercées par la France et les États-Unis en faveur d'une action militaire contre le Niger. Nous devons adopter une approche diplomatique, sinon nous aurons nous-mêmes d'autres problèmes et nous perdrons les acquis durement gagnés dans la construction d'un gouvernement démocratique durable."



Les experts parlent de l’importance du règlement diplomatique



Avant la réunion d’urgence des chefs d'état-major de la Cédéao prévue le 2 août à Abuja, capitale du Nigeria, des experts nigérians appellent la Cédéao à régler la crise du Niger par des moyens diplomatiques. Précédemment, le sommet d’urgence de la Cédéao a exigé que les rebelles qui ont pris le pouvoir au Niger libèrent immédiatement le président Mohamed Bazoum et le rétablissent dans ses fonctions. Dans le cas contraire, la Cédéao a menacé de prendre contre les rebelles "toutes les mesures nécessaires pour rétablir l'ordre constitutionnel au Niger" et n'a pas exclu "le recours à la force".



Selon l’ancien directeur du Service de sécurité de l’État nigérian, Mike Ejiofor, le président Bola Tinubu s’appuiera davantage sur la diplomatie et la négociation dans son approche de la crise du Niger. "La situation au Niger voisin pourraient avoir un impact négatif sur le Nigeria", a-t-il noté, relayé par le Daily Post. "Les chefs d'État de la Cédéao, que notre président préside, ont donné à la junte sept jours pour renoncer au pouvoir et rétablir un régime démocratique, sinon une action militaire s'ensuivra. Je pense qu'une telle action devrait être bien réfléchie, car si nous condamnons les coups d'État militaires, ils sont provoqués généralement par une mauvaise gestion du pays."



La France a demandé à l’UE de financer l’évacuation des ressortissants européens du Niger


La France a demandé à avoir recours au mécanisme de protection civile de l’UE pour financer l’évacuation des ressortissants européens du Niger, a fait savoir mercredi la Commission européenne.



"À la suite des événements récents au Niger, la France a demandé de l'assistance par l'intermédiaire du Mécanisme de protection civile de l'UE pour soutenir le rapatriement des citoyens de l'UE au Niger. La France a proposé à présent quatre avions pour les efforts de rapatriement de Niamey à Paris. Deux vols sont déjà arrivés, rapatriant environ 500 personnes. D'autres vols sont en préparation. Le mécanisme financera 75% des coûts de transport", a indiqué la Commission européenne.



Pour rappel, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a annoncé que l’Union européenne avait pris la décision d’évacuer ses ressortissants du Niger. Il a souligné qu’après la fin de l’évacuation, l’UE soutiendrait toutes les mesures de la Cédéao pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger.



Un deuxième avion transportant des Français évacués du Niger a atterri en France


Le deuxième avion transportant des Français et des ressortissants d'autres pays évacués du Niger en raison d'une mutinerie militaire a atterri en France, indique un message du ministère français des Affaires étrangères sur Twitter.



"Deux vols sont déjà arrivés en France pour évacuer les ressortissants qui le souhaitaient", a indiqué le ministère des Affaires étrangères. "Plus de 350 Français ont été évacués [du Niger]."



Le communiqué indique également qu'en plus des citoyens français, les avions français de l'armée de l'air ont transporté des citoyens de Belgique, d'Allemagne, des États-Unis et du Canada.



On a appris précédemment que le premier avion de l'armée de l'air française, un Airbus A330 Phénix, avait atterri à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle dans la nuit de mardi à mercredi, avec 262 personnes à bord, dont 12 enfants.



Selon des informations récentes, environ 600 des 1.200 Français enregistrés par la diplomatie française au Niger ont exprimé le souhait de rentrer en France. Quatre vols sont prévus pour l'évacuation, qui devrait avoir lieu mercredi.



Auparavant, la chaîne BFMTV a noté qu'en plus des Français, environ 800 ressortissants étrangers, dont des ressortissants de la Belgique, de l'Allemagne, de la Grèce, du Danemark et du Luxembourg seraient également évacués.



La France compte achever l'évacuation du Niger avant mercredi midi


Les autorités françaises entendent achever l'évacuation des citoyens du Niger avant mercredi midi, a rapporté l'Agence France-Presse (AFP).



Pour le moment, quatre vols d'évacuation sont prévus.



Le premier avion, à bord duquel se trouvaient 262 personnes évacuées du Niger, a atterri mercredi matin à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.



Selon l'AFP, "12 enfants évacués figurent parmi les personnes évacuées".



Le ministère des Affaires étrangères a précisé que des ressortissants du Niger, du Portugal, de la Belgique, de l'Éthiopie et du Liban se trouvaient également à bord de l'avion de l'armée de l'air française Airbus A330 Phenix.



D'après la diplomatie française, 600 Français ont demandé à être évacués depuis le Niger. Paris envisage également d'évacuer 800 citoyens d'autres États, notamment de la Belgique, de la Grèce, du Danemark, du Luxembourg et de l'Allemagne, précise la chaîne BFMTV.



Les autorités françaises envisagent de mener à bout l'évacuation mercredi. L'état-major de l'armée a cependant assuré qu'il n'y avait pas encore de projet de retirer le contingent français du Niger. L'ambassade de France continue de travailler et coordonne l'évacuation qui revêt un caractère volontaire.


Le chef de la diplomatie italienne a exclu une éventuelle ingérence étrangère au Niger


 Le ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre italien Antonio Tajani s’est opposé à toute ingérence étrangère européenne au Niger.



"Je crois qu’il faut chercher à rétablir l’ordre démocratique au Niger tout en excluant complètement toute initiative militaire occidentale, qui serait perçue comme une nouvelle colonisation", a indiqué le ministre à la chaîne de télévision Rai News 24.



Il a rappelé qu’un avion de l’armée de l’air italienne avait évacué 87 personnes parmi lesquelles se trouvaient aussi bien des Italiens que des ressortissants étrangers, dont des Américains. Selon lui, jusqu’à 40 citoyens italiens, employés d’organisations non gouvernementales pour la plupart, restent dans ce pays.


Pour rappel, le 26 juillet, un groupe rebelle de militaires nigériens a annoncé à la télévision la destitution du président Mohamed Bazoum, la fermeture des frontières du pays, l'instauration d'un couvre-feu, la suspension de la Constitution et l'interdiction des activités politiques des partis. Le 28 juillet, ils ont fait savoir que le général Abdourahamane Tchiani était désormais à la tête du pays. Pendant le coup d'État, ce dernier a dirigé la garde présidentielle, dont les unités ont arrêté et détiennent toujours M. Bazoum. En même temps, les autorités militaires ont déclaré qu'en cas d'intervention armée étrangère, elles étaient prêtes à résister et que le chaos et les pertes humaines s'ensuivraient au Niger et dans l'ensemble de la région.



La Cédéao a été créée au printemps 1975. Elle regroupe actuellement quinze États de la région. L’adhésion de trois pays où les militaires ont pris le pouvoir ces dernières années, à savoir le Burkina Faso, la Guinée et le Mali, a été suspendue.



Les dirigeants ouest-africains réunis en sommet extraordinaire le 30 juillet avaient donné une semaine aux rebelles pour rétablir le président déchu Mohamed Bazoum dans ses fonctions en se réservant la possibilité d'un recours à la force.


TASS

Publicité