Cette opinion a été exprimée par Natalia Tsaïzer, experte du Club de discussion international Valdaï et présidente du conseil d'administration de African Business Initiative Union.
L'expert a attiré l'attention sur le fait qu'à la veille du coup d'État au Niger, les militaires avaient accusé la France et ses alliés de leur intention de lancer une opération militaire pour libérer le président évincé, Mohamed Bazoum. Le dirigeant français Emmanuel Macron a quant à lui promis que Paris donnerait une réponse décisive en cas d'attaques contre ses ressortissants et ses intérêts. Dans le même temps, le Burkina Faso et le Mali, dans une déclaration commune des gouvernements de transition, ont indiqué qu'ils avaient l’intention de considérer toute intervention militaire au Niger comme une déclaration de guerre à leur encontre.
Selon la spécialiste, en dépit d'une telle escalade rhétorique de la part de toutes les parties, il est aujourd'hui très difficile d'évaluer les risques que la situation évolue vers une grande confrontation armée dans la région avec la participation de la France. "Il est aujourd'hui difficile d'évaluer la réalité de la situation, car l'Afrique s'est clairement engagée sur la voie de l'autodétermination. Dans un certain nombre d'États africains, comme nous le voyons, des coups d'État ont lieu. Ainsi, le Mali et le Burkina Faso tentent de se libérer de l'influence des anciens colonisateurs et de décider de leur propre avenir par leurs propres moyens", a déclaré Mme Tsaïzer.
"Par ailleurs, compte tenu de la situation géopolitique générale et du fait que l'Europe est en train de perdre une partie de son contrôle et de son influence sur les États africains, et que le lien entre les États-Unis et l'Europe subsiste en Afrique, nous pouvons évidemment supposer qu'il y aura des tentatives pour reprendre un certain contrôle. Lorsque ces tentatives n'aboutissent pas pacifiquement, elles se feront militairement. Mais il me semble que la situation peut maintenant évoluer de manières inattendues et incertaines", estime l'expert.
TASS
La France n'abandonnera pas ses tentatives de reprise de contrôle au Niger
Paris n'abandonnera pas ses tentatives de reprendre le contrôle et l'influence dans les pays du continent africain, sans exclure la voie militaire.
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