La journaliste et défenseur de Droits des femmes, Clarence Yongo réagit :
Tous coupables,
Nous sommes tous coupables et il est temps de se lever pour stopper la saignée.
Christelle Mirabelle est un exemple patent, palpable, honteux et inhumain des conséquences des violences faites aux femmes et particulièrement de cyberviolence.
Harcelée, humiliée et violée face à un mur de personnes insensibles. Nous sommes tous restés muets et l'avons abandonnée dans sa douleur. Les bourreaux faisaient de sa situation un élément de railleries.
Christelle était tiraillée entre ceux qui l'insultaient dans la rue, sa famille divisée pour ou contre sa cause et une dernière catégorie impassible. Celle-là pensait que ce qui lui arrive ne la concerne pas.
Pour nombre d'entre nous, elle en faisait trop, juste un harcèlement cybernétique et un viol, histoire bénigne. Rien de bien grave n'est-ce pas ?
Et pourtant, cette jeune femme souffrait dans sa chair. Elle avait une mine flétrie et se sentait épiée. Elle meurt dans la douleur psychologique la plus absolue, même si elle faisait l'effort d'oublier l'adversité constante qu'elle devait affronter. Je puis vous dire qu'elle a souffert avant sa mort.
Christelle Mirabelle aurait pu être votre sœur, votre fille, votre enfant. Ça peut vous arriver à vous-même.
Il est temps de dire "Ça suffit!"
Mobilisons nous pour que cela n'arrive plus et surtout pour que les auteurs de ses malheurs soient punis.
Christelle Mirabelle que la terre nos ancêtres te soit légère.