Kamto au Cameroun comme Ceilou Diallo en Guinée: Abdelaziz Mounde Njimbam répond à Ntimbane Mbomo

Kamto au Cameroun comme Ceilou Diallo en Guinée: Abdelaziz Mounde Njimbam répond à Ntimbane Mbomo

Le journaliste Abdelaziz Mounde Njimbam recadre le pasteur et avocat Christian Ntimbane Mbomo qui comparait les présidents «élus» Maurice Kamto au Cameroun et Ceilou Diallo en Guinée

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MON FRERE NTIMBANE...




Ce n’est pas le militant du MRC ou supposé tel, qui attendrait le “ tour de son frère du village “ qui est le problème. Ce n’est pas le partisan de Ceilou Diallo en Guinée qui est la problématique. S’ils étaient à l’origine des problèmes du Cameroun et de la Guinée, ça se saurait...


Le problème fondamental est :

• comment, au Cameroun, on en est arrivés à considérer que Ahidjo, Peul, Nordiste, parti, c’est à un Peul, Nordiste de reprendre le pouvoir ?


• comment, au Cameroun, on en est arrivés, à exiger du citoyen du Centre, du Sud et de l’Est, au Camerounais Bulu, Yezoum, Beti, Fang, etc, le teureu teureu, de voter 100% pour le frère du village, précisément. De voter pour 100% dans ce que Fame Ndongo a appelé le “ socle granitique “ : oui, dans un pays où la Constitution, dans son titre II, et ses articles 5 à 10, traitant des attributions et prérogatives du président de la République, ne connaît ni Ma djo na ni Ayop Ayop  ?


• Comment on est arrivés à penser qu’un candidat, un homme politique qui aspire à la fonction présidentielle en est disqualifié parce que son ethnie a déjà le pouvoir administratif ou économique ou je ne sais trop quoi encore ?


Tant qu’en Afrique, au Cameroun notamment, on sera prêt, par haine, par défiance, par tribalisme, par rejet de l’autre, par peur et appréhension de l’autre, à voter même pour le plus idiot des fils et filles d’un président sortant juste parce que l’on est de son ethnie, ce n’est pas la peine de donner des leçons au monde ou à des militants politiques de son pays !


Tant qu’on votera par haine du Bamileke, barrage à l’Ekang, stop au Bamoun, halte au Bassa, barrière au Douala, etc, il vaut mieux être aussi “ honnête “ que Bokassa : proclamer l’Empire et arrêter le mirage de la Democrature !


Tant qu’en Afrique, on lira des analyses qui expliquent que l’on perd une élection parce que les autres ethnies se sont coalisés pour barrer la route à un leader d’un autre parti, nous ferons mieux de ranger nos plumes et boire le fofo, de regarder des live divertissants d’influenceuses de joie...

Pourquoi : c’est tout simplement honteux ! Honteux que dans un pays, baptisé Afrique en miniature, le débat public soit le relent de vomissures de ce cancer profond de l’Afrique : le bulletin de vote aux couleurs du village !


Alors, sachons raison garder : condamnons les excès, tous - je dis bien tous les excès- mais n’ayons pas des troubles de la vision !




A. Mounde Njimbam

Citoyen Africain-Camerounais

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