Le MRC prend position dans l'affaire de torture à mort d'une jeune anglophone

Le MRC prend position dans l'affaire de torture à mort d'une jeune anglophone

Les faits se sont déroulé le 14 février dernier à Ndu. Jean Fai Fingong a été torturé et tué par des militaires qui lui ont fait un interrogatoire musclé. L'intégralité du communiqué parvenu à la rédaction de cameroun24.

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COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT POUR LA RENAISSANCE DU CAMEROUN SUITE À LA DIFFUSION SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

D'UNE VIDÉO MONTRANT DES PERSONNES REVÊTUES DES UNIFORMES DES FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ DU CAMEROUN ENTRAIN DE SE LIVRER À DES ACTES DE TORTURES SUR LE NOMMÉ JEAN FAI BONGONG.




Dans la journée du 14 Février 2021, le MRC a comme beaucoup de personnes pris connaissance du contenu d'une vidéo virale publiée sur les réseaux sociaux en relation avec la crise anglophone. D'après le message Radio Fax en date du 14 Février 2021 du Sous-préfet de NDU, la scène s'est déroulée le 11 Février 2021 dans I'arrondissement de NDU du département du DONGA MANTUNG dans la Région du Nord-ouest.


Cette vidéo d'une durée de 09 minutes 35 secondes qui a été, d'après le Sous-préfet, enregistrée et mise en ligne par des hommes en tenue, montre le sieur Jean FAI BONGONG s'exprimant en  « pidgin » en train de se faire torturer atrocement par plusieurs hommes armés portant les treillis des forces de défense et de sécurité Camerounaises (armée de terre, police et gendarmerie), lesquels s'expriment aussi bien en « pidgin » en français, ainsi que dans une des multiples langues vernaculaires du Cameroun.


Les tortionnaires dont certains sont visibles dans ladite vidéo tentaient ainsi d'extorquer des informations concemant un combattant séparatiste anglophone qui serait le frère du nommé Jean FAI BONGONG. Ces actes barbares sont d'autant plus choquants que leurs auteurs même déclarent ignorer si la victime de ces atrocités est de mèche avec les groupes armés séparatistes anglophones.


Aussi, le MRC :

- Condamne avec la dernière énergie ces actes qui ternissent l'image des forces de défense et de sécurité camerounaises et plus largement celle de notre armée.

- Demande que les auteurs de ces actes criminels facilement identifiables soient jugés et condamnés suivant la loi, et la victime prise en charge par l'Etat.




Fait à Yaoundé le 15 Février 2021

Le Secrétaire National Délégué chargé des

Droits de l'homme et de la Gouvernance.

Me Sikati Desire

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