Abdelaziz Mounde Njimbam : « Si tu es incapable de manifester ou de marcher, libre à toi, mais retiens que c'est un droit fondamental et constitutionnel pour chaque citoyen»

Abdelaziz Mounde Njimbam : « Si tu es incapable de manifester ou de marcher, libre à toi, mais retiens que c'est un droit fondamental et constitutionnel pour chaque citoyen»

Dans une tribune parvenu à la rédaction de cameroun24, le journaliste et activiste camerounais attire l'attention sur le tribalisme anti-bamiléké au Cameroun

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SI UN " BAMILEKE "...




mon frère d'Afrique et du Cameroun, ce pays au nom colonial dont il faudra changer, un jour le nom, a le bon mot pour m'inciter à manifester pour dire NON autant que l'on dit OUI sans crainte au Créateur de Jacques Fame Ndongo, je lui demande de préparer un succulent taro que nous allons déguster après la marche, le sit-in ou la mobilisation pacifique !




Si un " Bamiléké ", mon frère d'Afrique et du Cameroun, ce pays au nom colonial dont il faudra changer, un jour le nom, a le ton juste pour dire NON au culte, à la dévotion et à l'absurde sacralisation d'un président en Afrique, je lui demande de préparer un savoureux taro que nous partagerons après notre marche !




Si un  Bamiléké, mon frère d'Afrique et du Cameroun, ce pays au nom colonial dont il faudra changer, un jour le nom, comme un Gilet jaune en France, Maléma en Afrique du Sud, un anti-Trump aux Etats-Unis, un marcheur du temps de Zafy à Madagascar, marche pour la démission du président, je chercherai le meilleur compositeur de Bend skin pour célébrer l'exercice de ses droits : fondamentaux, constitutionnels. Comme dans tous ces pays, où personne n'est en prison parce qu'il a placardé MACRON DEMISSION, TRUMP RESIGN,  ZUMA IMPEACH...




Oui, chaque fois qu'au Cameroun, ce pays au nom colonial dont il faudra changer, un jour le nom, ou au sein de sa diaspora, un compatriote réduira l'engagement politique et citoyen à l'ethnie d'un homme politique et de citoyens, je lui dirai ceci :

- Mon frère, ma sœur, tu es malade, non du Covid, mais de tribalistine aigue, une affection très grave qu'on ne soigne pas avec un médicament de pharmacie, mais un rinçage de cerveau avec l'eau de la Raison et de la Fraternité.




- Les Bamiléké n'ont rien inventé : NOUS SOMMES TOUS TRIBALISTES au CAMEROUN ! TOUS !  




- Ne couvre pas ta lâcheté, ta veulerie, ta couardise derrière des analyses politico-geopolitico-socioligico-savantes : si tu es incapable de manifester ou de marcher, libre à toi, mais retiens que c'est un droit fondamental et constitutionnel pour chaque citoyen




- Il n'y aura au Cameroun pas de consensus de toute l'opposition : il y'a l'opposition de l'opposition ; la technique dite de l'oppositionnement  bien gérée par le système. Par conséquent, c'est toujours l'opposant qui bloquera l'opposant pour une marche ou une manifestation.




- Mon frère, ma sœur, protège tes intérêts, gère ta peur de ne plus aller au Cameroun, aspire à voir grandir tes enfants en paix, mais ne dis pas des choses stupides : la politique, la citoyenneté n'a rien à voir avec le sandja d'un Douala ou d'un Bakweri, la chechia d'un Peul, l'Obom d'un Beti, le Kepain d'un Bafia, le ndanjie d'un Bamoun ou d'un Bangangté. La politique et la citoyenneté, c'est l'empire des idées, le royaume de la conquête des droits et la principauté de l'intérêt général et non, pour un pays comme le Cameroun, qui a choisi la démocratie, l'obsédant embrigadement des esprits pour que l'on accepte la monarchie présidentielle absolue !



A. Mounde Njimbam

Citoyen Africain-Camerounais

Journaliste/Consultant-chercheur en géopolitique, relations internationales et histoire globale. Spécialiste des politiques et du droit de l'espace.

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