La Force de l’Expérience apporte au Peuple une bonne nouvelle de la construction de notre édifice institutionnel.
Cette avancée démocratique est la réalisation d’un engagement de campagne et il répond également à une minorité factieuse et sanguinaire, aux ennemis de la République, sans foi ni loi et sans vision, dociles à leurs impulsions, qui veulent ranimer leurs projets criminels.
Leurs armes : les puissances étrangères, les médias et les réseaux sociaux.
Leur cible : la République, l’Etat et ses représentants élus, et au premier chef, le plus illustre.
Avec le MRC c’est la négation du gouvernement par la loi, donc de la République elle-même. Il représente un risque et une menace, malgré son discrédit.
L’abominable bourrage de crâne et l’apologie du soulèvement populaire exigent, qu’on le mette sans tarder, hors d’état de nuire par sa dissolution.
Le gouvernement ne devrait pas tolérer davantage, à l’heure où nous sommes, l’action néfaste d’hommes, qui ouvertement revendiquent de former les foyers de manifestations contre l’ordre constitutionnel, donc des foyers de désordre, que le parti MRC, de son propre aveu, veut créer dans le pays et dans la diaspora camerounaise. Il faut croire qu’un Procureur de la République se soit saisi.
S’il faut refonder les choses dans le système démocratique camerounais et nos institutions, en associant davantage les citoyens, les appels au soulèvement du Peuple, qui sont des appels à la casse, à la violence collective, pour mettre en péril les institutions de la République ou à porter atteinte à l'intégrité du territoire national ont franchi la ligne grise.
L’option délibérée et consciente du sabotage des élections régionales et de la prise du pouvoir par la rue, pour provoquer le chaos dans le pays, avec comme conséquence directe une privation massive du droit de vote des camerounais est également l’aveu d’un coup d’état constitutionnel.
Nous ne cessons de répéter que l’idéologie du parti MRC, qui vise à la destruction du Cameroun et qui veut la guerre, comme préface à sa révolution, n’est pas une doctrine, mais une incitation au crime. Nous ne cessons de répéter que le parti MRC n’est pas un parti comparable aux autres partis politiques camerounais, mais une secte.
Mais il est bon que l’aveu d’un coup d’état en préparation, d’un mouvement visant à déstabiliser l’ordre constitutionnel ait été apporté publiquement. Il faut prévenir pareilles éventualités, quand il est encore temps. Des mesures énergiques s’imposent à son égard : la dissolution du Mouvement pour la Renaissance.
Outre les tactiques de déstabilisation habituelles, il faut prendre au sérieux, les appels du MRC au ralliement pour le boycott du scrutin indirect des régionales, qui pourraient voir l’avènement d’une coalition politique, qui représentera les mécontents du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et dans les diasporas.
Pendant que le MRC fait de son miel des souffrances engendrées par le chômage, le coronavirus, la précarité, les conséquences de la mondialisation et de la globalisation financière, qui détruisent les protections collectives, le Rassemblement démocratique du Peuple camerounais (RDPC), parti majoritaire ne semble mener aucune initiative de grande échelle, afin de réfléchir et agir à offrir une réponse progressiste aux crises, en fonction des fondements du Renouveau, et faire ensemble des propositions de nature, à remobiliser celles et ceux qui ont perdu confiance, de redonner un sens à la République.
Il nous faut bâtir les chemins de la concorde nationale, pour 2025, par un nouveau « pacte républicain ».
Maître Martin Longo
Président de la Commission Politique de la Section RDPC France-Sud - Ancien Président de la sous/Section RDPC de Bordeaux - Ancien Président de la Communauté Camerounaise de Bordeaux
Avocat pénaliste aux barreaux de Bordeaux et du Cameroun
Ancien Premier Vice-Président du CREAEM (Cercle des Ressources et d’Echanges Euro-Afro-méditerranéens) - Ancien Président de l’association Échanges Bordeaux-Cameroun