Luis Barbosa :’’ DESSO vient pour aider les entreprises locales ‘’

Luis Barbosa :’’ DESSO vient pour aider les entreprises locales ‘’

Spécialiste dans les questions de surfaces pour terrains de sport, cet expert du gazon qui travaille pour la société Desso Sport vient de séjourner dans notre pays à l?invitation de la société camerounaise Jetfa Turf Systems. Malgré son emploi de temps chargé, le Portugais qui n?a pas sa langue dans la poche a bien voulu répondre à nos questions. Lisez plutôt.

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Merci de répondre à nos questions, si on vous demandait en quelques qui est Luis Barbosa ?


Luis Barbosa travaille pour la société Desso Sport en Hollande, je suis technicien depuis plusieurs années, je suis très intégré dans le développement du foot, notre entreprise est une très grosse entreprise de fabrication du gazon synthétique et du gazon hybride, je suis dans le domaine depuis 28 ans et chez DESSO SPORT je suis directeur pour les questions d’Afrique centrale, de l’Ouest et l’Afrique de l’Est.


D’où vous est venue cette passion pour le gazon et pour ce métier ?


\"\" Luis Barbosa et Jean Tchoffa


J’ai fais le sport, j’étais un ancien joueur de Rugby, j’ai été formé dans le sport, çà fait partie de ma formation, le sport apporte des valeurs humaines très importantes, ma spécialisation, c’est l’imagination, trouver des solutions, ma passion pour cette activité vient aussi du fait que j’aime partager ce que j’ai appris dans la vie.


Vous êtes au Cameroun à l’invitation de Jetfa, comment s’est établi le contact avec cette société camerounaise ?


A DESSO Sport nous avons un très bon système de communication sur internet, et tout ce qui arrive sur notre site en provenance de l’Afrique atterrit directement chez moi, automatiquement chez moi, monsieur Jean Tchoffa nous avait invité, je crois au mois d’octobre de l’année dernière, il était en Europe en ce moment, je l’ai invité à visiter la société en Belgique mais il n’a pas eu le temps de le faire, je suis rentré en Afrique notamment au Rwanda pour faire un projet qui est fini le mois de mars dernier, pendant que j’étais à Kigali, j’ai continué à garder le contact avec monsieur Jean Tchoffa, j’ai essayé de venir au mois de mars mais les problèmes familiaux m’ont empêché, mais j’ai finalement calé un rendez-vous ferme et je suis là.


Vous êtes là est ce que vous avez l’impression que monsieur Jean Tchoffa est l’homme que vous avez eu au téléphone ?


Honnêtement je ne prends pas le risque de faire les analyses hâtives sur des personnes, j’ai toujours l’impression chaque fois que je parle avec Jean Tchoffa que c’est quelqu’un de bien, un homme sérieux avec des idées très clairs qui veut faire quelque chose, il avait besoin de quelqu’un qui va l’aider à penser, je suis venu ici et je revenais de Cote d’Ivoire, du Ghana, j’ai trouvé un homme simple qui aime son pays.


Est-ce que vous ne le dites pas parce qu’il est en ce moment à vos côtés ?


Non, c’est vrai, honnêtement c’est ce que je pense, je suis venu parler avec Jean Tchoffa complément vierge, sans aucune idée préformée vis-à-vis de la personne, vis-à-vis de l’entreprise.


Vous avez donné une conférence de presse très courue à Yaoundé, comment avez-vous trouvé les échéances avec les camerounais ?




J’ai été très agréablement surpris de la capacité de monsieur Tchoffa et son équipe à mobiliser les gens dans un délai vraiment court, en moins de 48 h, il a trouvé des gens pour venir nous écouter, partager les idées, revoir la possibilité de faire des infrastructures intelligentes, simplifiées, qui ne coutent pas chers. J’ai été très content du débat qui a animé les travaux, tout le monde était intéressé, c’est dommage que les représentants des autres secteurs du football comme la Fecafoot ne soit pas représenté, mais le représentant de la ligue de football professionnel a pris une part très active aux travaux, tout le monde a participé, c’était une expérience très enrichissante pour nous et j’en suis honoré.


\"\" Jean Tchoffa et son hôte

Pendant la conférence nous avons découvert avec beaucoup de plaisir l’exemple de la pose du gazon et ceci de façon manuelle à l’école américaine de Yaoundé, quel est l’avis de l’expert que vous êtes ?


J’ai une grande partie d’africain en moi, j’ai vécu 15 ans en Guinée Bissau, il y a 40 ans déjà, ce que Jean Tchoffa m’a montré m’a rappelé beaucoup de souvenir, parce que j’ai aussi commencé comme lui, c’est à dire à la main, mais il y a 30 ans. C’est le courage, c’est l’initiative, c’est l’imagination, c’est la capacité d’organisation, c’est la détermination, il faut écouter ce que Jetfa a dit, il faut aider Jetfa parce qu’il le fait pour les autres, il a déjà fait sa vie, il est presque en retraite, le Cameroun a une très grande figure iconique qui est Samuel Eto’o, il faut profiter de çà, il faut redonner à Samuel Eto’o tout ce qu’il fait pour le football camerounais au monde, il faut le respecter, c’est une idole, pour cela il faut donner la possibilité aux autres enfants de jouer au football pour être un joueur comme Samuel Eto’o, parce que le football c’est un élément de cohésion social.


Chaque fois qu’on parle de moyens financiers, selon vous est ce que le Cameroun a les moyens de s’offrir les stades que DESSO propose ?


Bien sur, parce que les images que vous avez vu sont les images des stades construits dans des pays où l’économie est faible, il s’agit de mon pays, le Portugal, pourquoi le Cameroun ne pourrait pas, vous avez les moyens, c’est une question de planification, de se rendre à l’évidence qu’il faut faire quelque chose, il faut profiter de la bonne volonté de la FIFA qui parle d’un club, un terrain, je ne sais pas si c’est possible au Cameroun, mais je c’est que c’est la volonté de la FIFA, il faut faire un effort pour le respecter, parce que pour le moment le Cameroun n’a encore rien fait dans le domaine, le sport est bien pour la société, pour la collectivité, pourquoi ne pas investir notamment les communes.


Vous avez eu un entretien avec un responsable de la Fecafoot notamment le Secrétaire général de la Fecafoot, monsieur Tombi A Roko Sidiki, si ce n’est pas indiscret de quoi avez-vous parlé avec ce haut responsable de la Fecafoot ?


Je dois remercier monsieur Tchoffa qui nous a donné l’opportunité de discuter avec les responsables de la Fecafoot, on a eu la chance de dire au secrétaire général de la Fecafoot ce qu’on fait ici, pourquoi nous sommes ici, quelle est notre disponibilité, c’est dommage qu’il ne soit pas venu à la conférence pour participer au débat.


Est-ce que vous avez eu comme impression qu’à la Fecafoot votre message est passé ?


Je crois que nous n’avons pas eu assez de temps pour faire passer le message comme çà été le cas à la conférence, vous savait partout dans le monde ce n’est pas facile de parler à la fédération, les fédérations sont occupées avec les autres choses et les secteurs formations ne les intéresse pas beaucoup, mais c’est un fait général, ce n’est pas uniquement le cas du Cameroun.


Une oeuvre de Desso Sport


Vous étiez au centre technique de la Fecafoot, où vous avez visité le gazon synthétique de ce centre, peut-on avoir votre avis sur la qualité et sur l’entretien de ce gazon synthétique ?


La question est très difficile à répondre, mais je vais essayer de répondre de façon très correcte, j’ai bien vu le centre technique de la fédération, Jetfa m’a amené là bas, je félicite jetfa pour le travail d’entretien, c’est un travail bien fait, je peux même te dire que je connais plusieurs terrains synthétiques en Afrique et je ne dis pas pour être sympas mais c’est la vérité, c’est le terrain le plus bien entretenu, mais à mon avis et c’est strictement personnel parce que je suis un expert, avant DESSO j’ai travaillé avec d’autres sociétés, je voudrais vous dire que le terrain du centre technique de la Fecafoot a des petits défauts qui sont fondamentaux, il y a des problèmes de drainage, le drainage du terrain ne marche pas, je ne sais pas pourquoi, ce n’est pas la faute à Jetfa, il faut faire attention au choix du gazon, je me pose quand même de questions sur le choix du gazon du centre technique de la Fecafoot.


Qu’est ce que Jetfa qui est une entreprise camerounaise gagne dans un partenariat avec DESSO SPORT ?


\"\" Les participants attentfis


Je crois que c’est à monsieur Jean Tchoffa qu’il faut poser cette question, parce que c’est lui qui a l’espoir de gagner quelque chose, ce que nous pouvons amener nous l’avons démontré publiquement hier au cours de la conférence, quelles sont nos capacités, nous sommes des industriels qui produisons du gazon synthétique, DESSO c’est une des entreprises plus que qualifiée au niveau mondial reconnue par la FIFA, nous avons dans notre CV des réalisations assez importantes, nous avons livré le gazon pour la coupe du monde en Afrique du sud, tu connais combien d’entreprises dans le monde qui était en Afrique du sud pour la coupe du monde ? tu connais le stade de Wembley, c’est DESSO qui l’a fait, le stade où joue Arsenal, c’est Jetfa qui doit vous dire ce qu’il gagne, je l’ai dit nous ne venons pas soumissionner les projets en Afrique, DESSO vient pour aider les entreprises locales pour amener l’expertise, l’appui technique, la connaissance, l’expérience, les idées, nous sommes en avance, on a fait un terrain de 8000 mètres carré au Rwanda et nous l’avons fait en 9 jours, il fallait vider 17 containers 40 pieds, c’est l’avantage de Desso.


Vous partez du Cameroun avec quel sentiment aujourd’hui ?


Je suis très content, je suis heureux, DESSO m’a permis de venir, moi-même je me suis engagé pour partager avec vous ma connaissance, mon expertise, je n’ai même pas parlé de mes produits, tu ne m’a pas écouté parler d’une marque de gazon, une référence de Gazon, je n’ai pas parlé de DESSO mobile, je n’ai même pas fait le commerce, ma volonté c’est de venir faire une conférence plus spécialisée, avec des exemples plus concrets chiffrés, parce que les chiffres en Afrique ne sont pas comme en Europe, c’est Jetfa qui doit faire le chiffrage mais je suis prêt à l’aider s’il me le demande, je l’ai invité à venir chez nous pour visiter, pour faire la connaissance de l’usine, pourquoi le ministère des sports et la Fecafoot ne peuvent pas sponsoriser son voyage en Europe pour visiter nos installations, parce qu’il est vraiment décidé à aider son pays, je crois que c’est vous qui devez l’emmener en Europe pour visiter et voir ce qui est bien fait de ce côté-là.


Merci de votre disponibilité et bon retour


C’est moi qui vous remercie


Entretien mené par Guy Nsigué à Yaoundé


 

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