Sans avoir de réponse à cette initiative du MRC manifestement embarrassante pour le pouvoir camerounais, il faut indiquer qu'une personne physique ou morale peut se constituer partie civile dans une cause dès lors qu'elle estime avoir subi un préjudice. Qu'il soit matériel ou moral. De ce point de vue, l'on peut présumer que le président national du MRC dont les services camerounais s'étaient empressés pour l'accuser d'être le commanditaire ou le donneur d'ordre de ces malheureux événements, justifiant ainsi son arrestation et sa détention pendant 8 mois et demi ainsi que plusieurs ce gaines de ses partisans veut laver son honneur.
Accéder au fond du dossier et confondre éventuellement les comploteurs anti-Mrc
Mais tactiquement, en se constituant partie civile, l'opposant camerounais et son partie se donnent ainsi la possibilité d'accéder au dossier de cette affaire grave et ainsi remonter les circuits éventuels d'un complot ourdi à leur encontre.
Il faut rappeler qu'alors que l'accusation devant le tribunal militaire s'était fondé sur des déclarations de Paul Eric Kingue, l'ancien directeur de campagne du candidat Kamto, pour soutenir que le leader du MRC avait planifié la prise de certaines ambassades du Cameroun à l'étranger, le juge d'instruction militaire avait écarté cette charge au motif que les documents et moyens de preuves (vidéos de l'émission sur Stv, PV des réunions au sièges du MRC à Odza, témoignages des participants à ces réunions) avaient plu tôt établi que le chef du MRC s'était vivement opposé à la double proposition de son directeur de campagne de former un gouvernement et de nommer des ambassadeurs.
L'ouverture du procès à Paris devrait permettre de voir plus clair sur les véritables éventuels commanditaires des événements de l'ambassade de Paris.
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