SUD,BIP 2019 : On est encore au point de départ avec 9.20% de réalisations

SUD,BIP 2019 : On est encore au point de départ avec 9.20% de réalisations

Confirmation a été faite le 25 juillet dernier en la salle de conférences de la Cnps à Ebolowa au cours de la 1 ère session du comité de suivi participatif de l?exécution physico-financière du budget d?investissement public (Bip) dans la région du Sud au titre de l?exercice budgétaire 2019 sous la conduite du vice-président dudit comité.

Publicité



A entendre parler seulement du Bip de nos jours, on voit simplement une voie sans issue qui finie par les maux de tête pour ceux qui croient encore comprendre quelque chose. Cet état de choses pousse les populations, principaux bénéficiaires au désespoir. Car, même le simple puits d’eau qu’elles devraient avoir dans leurs villages est hypothétique voire impossible aujourd’hui par la voie du Bip avec ses chicanes. Les tensions de trésorerie actuelles viennent encore ébranler l’espoir du petit nombre des prestataires de service téméraires qui croyaient à une embellie financière de la trésorerie publique pour envisager accéder à leurs paiements. Ils ont fourni des services à l’état, ils ne sont pas payés. Cette sécheresse a amené certains de ces prestataires à faire banqueroute et sont trainés dans les tribunaux pour engagements non tenus par leurs créanciers.  En ouvrant les travaux de cette 1 ère session du comité de suivi participatif du Bip Angeline Akoa, vice-présidente dudit comité n’est pas  allée du dos de la cuillère. Pour elle, « les conditions de vie des populations sont liées à l’investissement public à travers la qualité et la quantité des projets réalisés conformément à la loi de finances. Ce qui est une consolidation sans laquelle les prévisions seront vaines. Or, beaucoup d’obstacles sont de nature à empêcher l’atteinte de ces objectifs. Il s’agit du démarrage tardif des marchés attribués, de la contractualisation tardive des marchés attribués au niveau des collectivités territoriales décentralisées. Sans oublier la non tenue des instances de suivi de cet investissement dans certaines communes de la région du Sud, et l’inobservation des procédures dans certaines commissions de passation de marchés ainsi que la rareté des fonds. Situation qui n’encourage pas les entreprises à soumissionner pour la commande publique, et d’autres tracasseries observées dans les services publics en charge ». Mais, il faut reconnaitre que la mission à laquelle est assujetti le comité de suivi est capitale dans la mesure où elle permet d’assurer l’effectivité des réalisations physiques. A travers cette mission et d’en établir le cas échéant des écarts entre les prévisions et les réalisations concrètes. Ici, le but étant de proposer les mesures correctives à la diligence des autorités compétentes. Il faut noter qu’au cours de l’exercice 2019, la région du Sud a bénéficié  d’une enveloppe 9.9 milliards de Fcfa au chapitre des autorisations des engagements et de 9.5 milliards de Fcfa en crédit de paiement en vue de réaliser 620 projets d’investissement public. A ce jour, le taux d’exécution physique s’élève à 9.20% et celui de l’exécution financière à 0.71%. Pour la vice-présidente du comité de suivi, « cette performance reste faible. Il est donc question d’inverser la tendance ce qui interpelle l’ensemble des acteurs intervenants dans cette chaîne d’exécution de la dépense public. Ce qui suppose un engagement personnel de chacun, en vue de soutenir cette politique ». Il est question d’observer alors les recommandations formulées, à tout mettre en œuvre respectivement et surtout à intensifier les descentes sur le terrain dans le but de s’assurer des réalisations effectives des projets engagés.

 


Jacques Pierre SEH



 

Publicité

Le calendrier complet de la Coupe du Monde 2026

Suivez certains matchs en direct grâce à nos partenaires