SUD,Biwong-Bulu: les cacaoculteurs misent pour un cacao de qualité

SUD,Biwong-Bulu: les cacaoculteurs misent pour un cacao de qualité

C?est au cours de la clôture du séminaire de renforcement des capacités des cacaoculteurs de l?arrondissement de Biwong-Bulu qui s?est tenue très récemment au village Nselang sous la conduite d'une équipe d?experts de l?office national du cacao et du café (Oncc).

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Une initiative de développement soutenue par le député Jean Jacques Zam à laquelle prenaient part, les leaders locaux  venus des 23 chefferies traditionnelles et d’une quarantaine de villages du secteur Mbilbekon avec la présence du sous-préfet dudit arrondissement.

Aux termes, il a été question pour les prochains jours que les producteurs s’engagent définitivement dans la production des fèves de qualité en respectant toute l’itinéraire technique de production. Il est sans ignorer que la contribution de la cacaoculture dans l’économie nationale n’est pas à négliger, elle est créditée de 20% des exportations totales du Cameroun. C’est donc une grande source de revenus pour les producteurs, de devises pour l’économie nationale. Le cacao de qualité présente aujourd’hui des perspectives intéressantes qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie du producteur. Ainsi, les experts de l’Oncc ont présenté aux différents délégués venus des vingt-trois chefferies traditionnelles et des quarante villages du secteur Mbilbekon, les enseignements axés sur, les étapes de production des fèves de qualité, et celles du groupage en ce qui concerne la commercialisation. Ce qui va directement en guerre contre les acheteurs véreux  et le mauvais cacao. Une volonté gouvernementale qui vise à voir le producteur jouir de son labeur. Ceci à travers des  bonnes pratiques culturales et en apportant la plus-value à leurs productions. Un discours qui n’est pas tombé dans les oreilles des sourds. Selon Hugues Prince Ovambe Mengue cacaoculteur, « il est question d’œuvrer pour que le meilleur cacao sorte de notre arrondissement. Ainsi, nous devons tout mettre en pratique pour respecter l’itinéraire technique de production d’un cacao de qualité et par là, redorer le blason du cacao camerounais sur le marché international. C’est un atelier sur les bonnes pratiques et les méthodes fiables pour mieux commercialiser  notre production cacaoyère et bénéficier des revenus de nos plantations. Il est donc question de respecter les pratiques recommandées, si nous voulons être des pionniers de la qualité. Pour cela, il faut pérenniser ce type d’initiative de formation en vue de faire bénéficier à une large majorité de cacaoculteurs ». Une idée qu’épouse le député Jean Jacques Zam en octroyant les fongicides pour le traitement des plantations existantes. Un accompagnement qui va permettre aux producteurs de cacao de qualité d’aller à la conquête des flux financiers et des marchés internationaux vierges tels que la chine. Pour cela, il est question du respect scrupuleux des nouvelles orientations et de tourner le dos à certains fléaux qui minent la filière. Pour le député, « la mise en place de ce comité de gestion augure un lendemain meilleur pour la filière cacao dans cet arrondissement. Nous apprécions également l’initiative de la mise en place d’un magasin témoin dans le village Mvoula pour le groupage. C’est un signe fort de la prise en main de leur destin par tous ces producteurs, c’est une bonne chose pour un nouveau départ. Mais, les chiffres donnés par l’Oncc à savoir 30.000 tonnes attendus dans l’ensemble de l’arrondissement, on a pu seulement avoir 180 tonnes à commercialiser. Le gap est ainsi important et suscite un autre engagement à travers le respect des recommandations via le groupage ». Il est également question pour l’élu du peuple de demander aux producteurs à tourner le dos à certains maux qui minent la production cacaoyère à savoir, l’alcoolisme, le tabagisme et les drogues qui freinent la capacité à produire du bon cacao. Pour Cyriaque Frame sous-préfet de Biwong-Bulu, « le comité de gestion du centre de groupage de Mvoula est une action gouvernementale mise en œuvre pour encourager les ventes groupées afin d’éviter le coxage. Ce qui permet alors aux  producteurs de rentrer dans la juste rémunération de leurs efforts ». C’est un nouveau départ pour la filière cacaoyère dans cet arrondissement.

 


Jacques Pierre SEH







 

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