L?hostilité d'une frange de la diaspora camerounaise vis-à-vis du couple présidentiel en Suisse dénoncé par le gouvernement

L?hostilité d'une frange de la diaspora camerounaise vis-à-vis du couple présidentiel en Suisse dénoncé par le gouvernement

René Emmanuel Sadi (photo), le ministre de la Communication (Mincom), a publié le 29 juin dernier un communiqué. Selon ce document, des individus se réclamant d'une organisation dénommée «?Brigade Antisardinards?», après avoir entrepris de commettre des actes de vandalisme dans un hôtel de Genève (Suisse) le 25 juin, dans le but de perturber le séjour privé du couple Paul et Chantal Biya, se sont manifestés sur une des rues de la capitale helvétique. C?était le 29 juin dernier écrit IC.

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« Face à la récurrence de ces agissements aussi incompréhensibles qu’inopportuns, perpétrés par une frange de Camerounais de la diaspora, le gouvernement de la République exprime de l’indignation de toute la nation et dénonce fermement des actes inadmissibles, de nature à ternir l’image du Cameroun », écrit M. Sadi.



Si le ministre de la Communication relève que ces manifestants ont été rappelés à l’ordre par la force publique de la Confédération, il s’interroge sur les mobiles qui poussent ces Camerounais à « étaler à la face du monde leurs sentiments antipatriotiques, et à porter préjudice à cette patrie qui nous est commune et chère à tous ».



La « Brigade » incriminée par le gouvernement camerounais avait revendiqué, le 26 janvier dernier, le saccage des ambassades du Cameroun à Paris (France) et Berlin (Allemagne). Au cours de ces actions violentes à Paris, des individus avaient décroché et détruit l’effigie du chef de l’État, Paul Biya, pour installer celle de Maurice Kamto. Ce dernier est le président du parti d’opposition dénommé le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Ce parti, lui, réfute tout lien avec les actes de vandalisme de « Brigade Antisardinards ».



Maurice Kamto, actuellement en détention et sous le coup d’une procédure judiciaire pour avoir, entre autres, organisé des marches interdites le même 26 janvier au Cameroun, revendique la victoire à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Ceci malgré la proclamation des résultats de la présidentielle par le Conseil constitutionnel du Cameroun. Cette institution, ultime recours en la matière, a déclaré Paul Biya vainqueur de l’élection avec 71,28 % contre 14,23 % pour le président du MRC.



Sylvain Andzongo

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