SUD,Route Meyo-centre Nyabizan : Espoir accompli pour un peuple

SUD,Route Meyo-centre Nyabizan : Espoir accompli pour un peuple

La route qui rallie les localités de Meyo-centre et de Nyabizan en passant par Ma?an pour donner un accès facile au barrage hydroélectrique de Memve?ele présente fière allure aujourd?hui pour le bonheur des populations riveraines qui ont longtemps attendues la transformation de cette piste cacaoyère en route bitumée.

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 La joie est grande pour ces populations qui peuvent déjà se déplacer à toutes heures sans être stoppées par les bourbiers.


Un peu plus de 50 kilomètres, c’est la distance qui sépare le carrefour Meyo-centre à  la localité de Ma’an. Mais pour faire ce trajet, il fallait débourser en moyen 3000 Fcfa et tomber sur un transporteur qui accepte bien braver toutes les entraves. 


Ce coût est pratiquement réduit à la moitié aujourd’hui avec l’arrivée du bitume. Mettant ainsi ce sombre épisode dans le rétroviseur jusqu’à Nyabizan. Les effets relatifs  au passage de cette route sont nombreux d’abord sur le développement des activités économiques et en plus sur le développement personnel. Venir à Ebolowa c’est juste un problème de volonté puisqu’on ne risque plus de danger par rapport à la présence des bourbiers importants qui jonchaient cet axe.


Pour Jean Pierre Nsom chef traditionnel, « s’était vraiment un parcours du combattant, on faisait pratiquement une journée de route. Il fallait être bien préparé pour pousser le véhicule. C’était vraiment difficile ». Cette fluidité de la circulation a également apporté un second souffle à l’économie locale à Ma’an.


L’activité est de plus en plus dynamique, les structures d’hébergement  et autres commerces ont améliorés leurs chiffres d’affaire. Les commerçants des grandes métropoles s’investissent déjà de ce côté, on note aussi un flux important de personne sur l’axe ce qui est confirmé par Jules Enama gérant d’une structure d’hébergement.


Pour lui, « le fait que les gens peuvent se déplacer aisément motive pour effectuer des  voyages. Il y’a déjà la circulation, les clients sont à lèse, les véhicules qui y circulent sont propres. Ainsi, on peut choisir Ma’an pour son week-end, ça commence à aller mieux, il y’a le mouvement déjà ». Sur le trajet, les populations paysannes ont désormais la possibilité de trouver leurs comptes en exposant  le fruit de leur labeur et de le vendre à un meilleur prix sans se déplacer.


Pour Cyrille Mendoua qui vient de vendre un porc-épic à un passager devant sa porte, c’est un signe qui prouve que quelque chose a changée. Pour lui, « on est déjà à lèse j’ai vendu ce porc-épic à 5000 Fcfa. Avant l’existence de cette route, j’aurai eu au trop 2500 Fcfa pour le même gibier. Ce qui confirme que là où la route passe, le développement  suit ». Il faut reconnaitre que de Meyo-centre à Nyabizan en passant par Ma’an, le bitume a transformé le quotidien des populations qui croient désormais à un avenir meilleur.

 


Jacques Pierre SEH

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