SUD,Elaborer des programmes de prévention routière pour une meilleure sensibilisation

SUD,Elaborer des programmes de prévention routière pour une meilleure sensibilisation

Tel a été l?objet d?un atelier dédié à la redirection sur la question de la prévention routière au Cameroun tenu le 18 février dernier au cabinet du gouverneur sous sa présence, une initiative du ministère des transports mené par le bureau d?étude assermenté.

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Les données analysées de la période 2009-2014 attestent que plus de 17000 accidents de circulation se produisent par an au Cameroun. Et le nombre de tués est allé au-delà des 1700 personnes par an, en dehors des milliers de blessés enregistrés et d’autres handicaps causés. C’est énorme selon Entcheu Ngankam André expert en sécurité routière et consultant international, « la situation est assez grave en vie humaine et en pertes économiques, elles s’élèvent à plus de 10 milliards de Fcfa. En termes de réinvestissement perdu, c’est l’équivalent de 10.000 salles de classe tous les ans, et 10 hôpitaux complets. Face à tout cela, il est question d’appuyer le ministère de transports dans l’élaboration des programmes de prévention routière dignes de susciter une prise de conscience chez les utilisateurs de la route.


Dans le cadre de cette mission, il s’agit d’identifier tous les projets allant dans ce sens pour essayer d’améliorer les résultats en matière de lutte contre les accidents au Cameroun ». D’où cette implication de tous les acteurs, syndicats, associations, les forces de maintien de l’ordre et les maires qui gèrent une bonne partie de l’activité des motos-taxis. De manière participative, les contributions ont été recueillies en vue de sortir les meilleurs projets devant permettre d’avancer dans ce processus. Ces projets doivent principalement tenir compte de la réalité locale qui permettra d’avoir des éléments plus probants aux dires des participants. Bien avant, il a fallu scruter dans les causes réelles qui mettaient en situation l’état de nos routes. Routes réduites, sans matérialisation, absence des panneaux de signalisation même au niveau des écoles et autres endroits à risque. Toute une autre catégorie très préoccupante qui a réussi l’exploit d’endeuiller de nombreuses familles, rendant handicapés plusieurs citoyens, il s’agit là des motos-taxis.


Pour le cas de la région du Sud, c’est un enfer aucune réglementation n’est respectée, on pense bien à une fuite de responsabilité. Pourtant, les textes sont disponibles depuis belle lurette pour une meilleure action aboutissant à la fluidité de l’activité. C’est bien le contraire, c’est un refuge des cas sociaux, avec des multiples agressions des passagers. Pire encore, la plupart ne disposent pas de pièces ni personnelles, ni de leurs engins souvent. L’exercice de cette activité à titre onéreux au Cameroun est bien codifié, la moto doit être peinte en jaune, et le conducteur doit arborer une chasuble avec un numéro d’identification enregistré au niveau de la mairie territorialement compétente. Pour Edourd Essam responsable régional du syndicat des conducteurs de motos-taxis, « il faut que les maires s’investissent à ce que l’activité soit saine et non à percevoir seulement les taxes. L’activité leur donne une part belle, c’est d’eux que doit partir toute l’organisation. Il faut appliquer la réglementation pour que les brebis galeuses sortent de l’activité ». L’exemple du préfet de l’Océan qui a reçu un projectile récemment est le plus illustrant du malaise qui règne dans ce secteur. Pour Félix Nguelé Nguelé gouverneur de la région du Sud, « il était question de discuter avec les acteurs et d’établir les niveaux de responsabilité des uns et des autres pour un heureux auspice. On a relevé que le mode de transport le plus utilisé et qui cause le plus les accidents c’est la moto. Il faut donc qu’il y ait une action importante envers  ce secteur afin, qu’ils puissent s’imprégner du code de la route, des enjeux de la vie, de la réglementation et qu’ils la respectent. Car, il est possible d’être conducteur de mototaxi, bon citoyen qui a sa moto immatriculée, assurée, avec son permis de conduire, qui paie son impôt et gagne tranquillement sa vie ».


Jacques Pierre SEH

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