A l’issue de la 2 ème session, il ébauche les causes des difficultés afférentes à la sous consommation, la piètre qualité de certaines réalisations tout en évoquant le nouveau code marché publics qui doit être une boussole pour chacun des acteurs de cette chaîne des marchés publics.
Qu’est ce qui selon vous pourrait être comme causes fondamentales de la sous consommation du Bip au Sud ?
Au terme de cette 2 ème session, nous avons constaté que les dysfonctionnements habituels sont revenus avec force cette année. La première difficulté est celle des ressources financières. L’année a été difficile, totalement tendue sur le plan financier national et la région du Sud n’était pas en marge. Ce qui fait que, les entreprises ont été hésitantes face à la commande publique à soumissionner. Nous notons également cette transition chaotique entre l’ancien code de marchés publics et le nouveau code. Et comme vous le savez, la transition entre l’ancien et le nouveau code de marchés publics ne s’est pas fait sans « dégâts ». Sans oublier la sempiternelle question de maturation des projets. Bon, tout semble revenir dans l’ordre voilà les principales raisons ayant entrainé à la sous performance, le Sud n’ayant affiché que 53.45 %. Les exécutions se poursuivant sur le terrain, d’ici le mois de mars prochain, avec la remontée des chiffres ce taux pourra changer.
Que faire alors pour améliorer et pour que les années se succédant, qu’elles ne se ressemblent plus ?
Les collectivités territoriales décentralisées (Ctd), avec les transferts des ressources liées à l’accélération de la décentralisation représentent environ les 70% de l’enveloppe globale allouée pour la région. Alors, ces Ctd devraient être plus proactives dans la gestion de ces ressources publiques. Toute observation faite, on se rend compte que la difficulté est réelle dans la gestion de ces ressources. Ce qui peut être mis à leur charge, c’est beaucoup plus l’insuffisance des ressources humaines. Là, le comité de suivi a formulé une recommandation à l’endroit des pouvoirs publics afin de doter ces Ctd des ressources qualifiées en même de les permettre de relever les défis de la décentralisation accélérée qui est appelé de tous les vœux par le chef de l’état. Du coup, à leur niveau les choses pourront nettement s’améliorer.
En plus, la qualité des réalisations continue à prendre un coup que dites-vous ?
Comme nous savons, la qualité des ouvrages réalisés dans le cadre du Bip est à parfaire. C’est pour cela que nous appelons toujours à l’ordre les ingénieurs de contrôle dont certains ont brillés par leur absence à cette session. Nous avons sollicité de l’autorité administrative que dorénavant, tous les ingénieurs puissent prendre part à toutes les délibérations. De même que les gestionnaires de crédits afin que chaque groupe puisse rendre compte de la gestion des ressources allouées, et de la qualité des ouvrages réalisés. Nous constatons pour le déplorer que la qualité des prestations reste à questionner, reste une problématique au niveau local comme national. Il faut noter que la région du Sud a obtenu en crédit d’engagement 7.624 milliards de Fcfa et 6.732 milliards de Fcfa en crédit de paiement pour près de 389 projets. Pour cet exercice, chacun doit mettre la main à la pâte pour que ce taux puisse s’améliorer.
Propos recueillis par / Jacques Pierre SEH