En 2018, le fait majeur de la vie politique camerounaise est le 7e mandat de Biya

En 2018, le fait majeur de la vie politique camerounaise  est  le 7e mandat de Biya

L?élection présidentielle du 7 octobre 2018 est sans nul doute l?événement politique majeur de l?année au Cameroun. Au terme de ce scrutin, Biya, large vainqueur avec 71,28% de suffrages devant sept candidats de l'opposition, rempile pour les sept prochaines années.

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Quelque 6,5 millions de Camerounais inscrits sur les listes électorales ont pris part au vote, à travers 25 000 bureaux de vote disséminés dans l’ensemble du pays et à l’étranger écrit APA.



En se faisant élire avec une confortable avance, et nonobstant des irrégularités qui d’après le Conseil constitutionnel n’étaient ni de nature à invalider le résultat ni à inverser la tendance, Paul Biya, âgé de 85 ans dont 36 passés au pouvoir, décroche un septième mandat à la tête du pays.



Pour triomphe, Paul Biya, candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) dont il est le président national, a gagné dans neuf des dix régions du pays,  en brandissant son slogan de campagne : « la Force de l’expérience».



Au final, l’élection présidentielle s’est globalement bien déroulée, même si l’on a note des irrégularités çà et là. Le taux de participation était de 65, 82% selon le Conseil constitutionnel.



Toutefois, dans les régions anglophones en proie à des violences séparatistes, il n’y a presque pas eu élection, selon plusieurs témoignages.



Dans le Nord-ouest, le taux de participation n’a pas dépassé 5 %, alors que dans le Sud-ouest, il est estimé à 15 % d’après les chiffres d’Elections Cameroon (ELECAM), la structure en charge de l’organisation et de la gestion du processus électoral.



Cette situation a amené des candidats de l’opposition, notamment le Social democratic front (SDF) et le Mouvement de renaissance du Cameroun (MRC), à déposer devant le Conseil constitutionnel des recours en annulation partielle ou totale des élections



Le président réélu qui a placé son septennat sous le signe des «grandes opportunités» lors de sa prestation de serment le 6 novembre 2018 à l’Assemblée nationale, a de grands défis à relever.



En plus de ramener la paix et la sécurité dans les régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest en butte à des revendications séparatistes, mais également la sécurité dans la région de l’Extrême-nord qui fait face aux attaques de la secte terroriste Boko Haram, le pouvoir devra gérer une inflation galopante à travers le pays.



Cinquante-huit ans après l’indépendance du pays le 1er janvier 1960, le Cameroun n’a connu que deux chefs d’Etat : Ahmadou Ahidjo de 1960-1982 et Paul Biya depuis le 6 novembre 1982. Ce dernier succédant au premier suite à sa démission, dont il était le successeur constitutionnel.



Depuis cette date, Biya a toujours été réélu au terme de scrutins plus ou moins transparents. Du coup, il a écarté toute alternance à la tête du pays.



Mbog Achille

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