La jeunesse face au tribalisme exacerbé pendant la présidentielle 2018

La jeunesse face au tribalisme exacerbé pendant la présidentielle 2018

Réaction Ze Akono Honoré Membre du comité central du Rdpc, Adjoint au maire de Mvangan

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Le repli identitaire, le rejet des uns et des autres ce sont exacerbés avec le scrutin d’octobre 2018, quel est votre sentiment à ce sujet ?

En tant que camerounais qui connait la valeur de l’unité, cela ne peut entrainer pour moi qu’un sentiment de regret. Ca ne devrait pas être ainsi, un feu a été allumé par des gens tapis dans l’ombre et qui tirent les ficelles de la haine, de la tribu sous un prétexte que seuls eux-mêmes maîtrisent. Mais, ceux là auront bien honte avec la maturité des camerounais qui aujourd’hui n’aspirent qu’à vivre ensemble et partout au Cameroun. Tenez, dans la région du Sud où je suis né, le plus grand planteur n’est pas originaire de cette région, la plus grande boutique n’est pas tenue par un originaire du Sud. Mais depuis lors, on le sait et on le vit en paix dans un esprit d’acceptation de la valeur-ajoutée de chaque région à la construction du pays et de son économie. C’est cette originalité que nous présentons au monde et qui certainement fait des envieux.




Dans son discours de serment, Paul Biya appelle à la jeunesse, de quelle jeunesse peut-il  s’agir ?

Je vous rassure qu’il y a des camerounais talentueux sur tous les plans dans l’ensemble de la population du pays. La jeunesse invoquée ici est constituée des hommes nouveaux, ceux qui peuvent encore faire passer l’intérêt du pays avant le leur. Ceux qui ne définissent pas le Cameroun comme un village mais comme une nation où les populations complémentaires s’engagent à la construction d’un même destin commun celui de, vivre-ensemble et de la prospérité pour tous. Voilà la jeunesse qui doit être présentée au chef de l’état dans le déroulé du septennat des grandes opportunités. A l’état actuel des choses, on paraît être au niveau de la saturation d’où un élan nouveau pour des nouvelles perspectives. Bref, une jeunesse capable d’innover, d’oser en vue de prendre son propre destin en main comme le veut lui-même le président de la république. Celle là est en même de l’accompagner, surtout que le changement suscite un nouvel élan même comme il n’est pas souvent apprécié de tous.

 


Que dites-vous du conflit intergénérationnel alors dans ce relent de positionnement ?

C’est ce qui suppose aujourd’hui que lorsqu’on ose pour un jeune, on devient indésirable pour ceux qui sont dans les cercles du pouvoir. La jeunesse même militante est confrontée à cela, ce qui la fait taxer d’indisciplinée, d’irrévérencieuse. Elle mérite d’être impliquée dans la gestion des affaires publiques et être dans les sphères décisionnelles. Quand le président réélu appelle à la jeunesse, cela suppose qu’il trace déjà la voie d’une rupture de l’ancienne classe pour une nouvelle. Cela appelle à un renouvellement de la classe politique dirigeante, le président dans sa volonté veut le faire. Ceci en vue de susciter à nouveau un élan d’espoir pour un horizon nouveau avec les grandes opportunités.




Propos recueillis par

Jacques Pierre SEH


 

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