En plus des rapports d’activités venant des quatre départements que compte la région du Sud, les responsables des médias à capitaux publics ont égrenés leurs difficultés. Difficultés qui vont de l’insuffisance du personnel à celui des moyens de fonctionnement quotidien, en passant par la mobilité difficile dans l’ensemble de la région. Il faut noter que la Crtv affiche des zones de silence et d’ombre dans la région et ne peut être vu et écouté que dans certains arrondissements et même en partie. Le plan de réhabilitation des équipements annoncé en pompe reste toujours attendu pour qui les populations qui contribuent par le paiement de la redevance audio visuelle soient satisfaites où qu’elles sont. Le slogan « la Crtv au cœur de la nation » devient creux, parce que les signaux radio et télévision n’arrose que très très partiellement la nation.
Ce qui va laisser libre cour aux radios étrangères en zone de frontière de combler paisiblement le vide. Une piste de solution était donnée à travers des radios communautaires créées par les privés dans les localités reculées, pour servir de relai de la grande Crtv dans ces zones. Mais le développement de ces initiatives ne suit pas, peut être faute de la rentabilité. La preuve, dans le département de la vallée du Ntem pas de présence d’une radio fonctionnelle, situation qui est observée dans plusieurs arrondissements. La nouvelle trouvaille « Crtv infos » lui n’est presque pas visible dans la région, et l’accès à la TNT ne se fait pas ressentir ici avec la création de nouvelles chaînes annoncées. Mais, les efforts sont faits avec le chef de station Berthe Mballa qui se décarcasse à ce que la voix du Sud soit entendue au réseau national assez souvent. De ces médias à capitaux publics, leur bailleur de fonds qu’est l’état traverse une période d’étiage des ressources financières ce qui n’accorde pas la priorité aux investissements « secondaires ». Quant aux médias à capitaux privés, le manque de ressources ne doit pas constituer une occasion pour des manquements professionnels selon Solange Beko’o délégué régional de la communication du Sud. Elle pense que c’est l’instant de faire une évaluation pour le travail fait et l’analyse de notre environnement de travail.
Les besoins sont là, avec les échéances qui interpellent le Cameroun et le contexte actuel, elle en invite davantage les Hommes de médias à plus de professionnalisme. Il est question d’une responsabilité qui se repose sur les épaules des Hommes de médias, avec la qualité de traitement de nos parutions. Ainsi, on saura dissocier les Hommes de médias et les brebis galeuses infiltrées dans la corporation dans le but de se servir sans penser même à apprendre les canons du métier. Pour le préfet du département de la Mvila, c’est un moment fort pour les Hommes de médias, le temps de cette sectorielle. Encourageant les uns et les autres pour le travail bien fait, le patron de la Mvila les a demandés à demeurer plus que professionnels au moment où le Cameroun traverse des moments difficiles. Au terme des échanges quelques recommandations ont été formulées en vue de l’amélioration pratique du travail au quotidien. C’est par une messe d’action de grâce en la mémoire de la défunte délégué régional de la communication pour le Sud, Liliane Florence Lobé disparue il y a exactement un an de suite d’un accident de la circulation que la famille de la communication du Sud a tiré le rideau pour cette première sectorielle de la communication pour l’année 2018.
Jacques Pierre SEH
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