Pour cette session inaugurale, 4 dossiers étaient sur la table du conseil régional de discipline sur la vingtaine en cour de traitement. Pour Joseph Mbatonga délégué régional de fonction publique et de la réforme administrative, il s’agit d’une instance administrative qui est appelée à se prononcer objectivement sur les manquements observés des agents publics. Il faut que les uns et les autres prennent conscience de l’existence de cette instance, afin d’éviter des exactions lorsqu’ils sont à leurs postes de travail.
Pour ces premiers dossiers, les chefs d’accusation sont, l’absence irrégulière prolongée et l’insubordination. Pour le patron de la fonction publique et de la reforme administrative au Sud, ce sont des fautes professionnelles et le statut général de la fonction publique en a prévu des sanctions y relatives. Le conseil émet un avis, et le gouverneur qui est président pourra se prononcer. Et dans ces cas de figures, la sanction extrême peut être la révocation pour le fonctionnaire du côté du conseil permanent de discipline qui siège au niveau central.
Pour gouverneur de la région Félix Nguelé Nguelé et président du conseil régional de discipline, il est question de faire comprendre aux agents publics que la récréation est terminée. Ils doivent désormais bien se comporter afin d’éviter d’être traduit dans ce conseil, qui se déroule dans le strict respect de la procédure et du droit de la défense.
Selon lui, le mis en cause peut être assisté par son conseil mais, la priorité est donnée au caractère contradictoire de la procédure. Il ne s’agit pas d’une procédure cabale, le conseil écoute et on applique le règlement sans complaisance. Il faut noter que les dossiers sont initiés par la hiérarchie directe de l’agent, une fois matures ils sont alors transmis au conseil comme c’est le cas avec ces quatre première agents.
Pour le patron de la région, l’agent public est soumis à un ensemble de règles et obligations de discipline dont la violation l’expose conséquemment à des sanctions disciplinaires. Vue sous cet angle, le rôle du conseil est alors d’assurer le respect par l’agent public de ses obligations qu’il a vis-à-vis du service public. C’est une invite au respect de l’éthique et de la déontologie du service publique.
A cet effet, loin d’être simplement une instance de gestion des carrières des agents publiques, la fonction publique a également la vocation de faire respecter la discipline sans laquelle l’administration publique ne saurait être une véritable force de progrès comme le déclarait le président de la république dans l’une de ses allocutions.

C’est dont une interpellation et une prise de conscience, un sens de responsabilité des agents publics. Tout manquement par action négligence, doit être porté à la connaissance du conseil de discipline dont le but n’est que la manifestation de la vérité et la recherche de la performance. Il faut noter que l’avis du conseil étant confidentiel, rien n’a pu filtrer au terme des travaux.
Mais une source nous laisse entendre que les mis en cause proviendraient de la délégation régionale de la jeunesse et de l’éducation civique. Ils étaient interpellés pour absentéisme prolongé et insubordination. Le souhait pour le citoyen ordinaire est que l’action engagée ne s’arrête pas en chemin, lorsqu’on sait qu’au ministère de l’éducation de base et celui des enseignements secondaires, il y a des agents publics là-bas dont les communiqués radiophoniques les demandent à rejoindre leurs postes d’affectation depuis la rentrée scolaire. Un véritable casse-tête pour le conseil régional de discipline lorsqu’on sait qu’il n’initie pas les dossiers d’accusation statue tout simplement.

On se demande qui dénoncera les cas de connivences entre l’agent public et sa hiérarchie. Même étant à l’étranger, il détient toujours sa fiche de présence effective et est noté à 19 sur 20. Vue l’ingéniosité des camerounais, on réfléchit déjà sur les voies de contournement de ce conseil de discipline car, les vieilles habitudes ont la peau dure. Il faut noter qu’environ 11.000 agents publics opérant dans la région du Sud sont dans le viseur du conseil de discipline.