Frank Thierry Boya: la tête en or

Frank Thierry Boya: la tête en or

A 20 ans, il réussit un doublé et est désigné meilleur joueur de la finale de la coupe après seulement deux années passées à Apejes de Mfou.

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Frank Thierry Boya est récidiviste. Lors des matchs décisifs, il a sa spécialité : un doublé. Cette saison, il ne se rappelle plus véritablement combien de buts il a inscrit en double. Mais, pour la Commission de désignation de l’Homme du match, c’est lui le meilleur. Avec 55 points, il devance son coéquipier Nelson Moukeu (21 points) et Magloire Moifo de Bamboutos (7 points). Deux ans seulement en Ligue 1 sous les couleurs d’Apejes de Mfou et le voilà,  auréolé du titre de vainqueur de la coupe. Et pas seulement. C’est lui qui a inscrit les deux buts de son équipe. « Après la première mi-temps, les 15 premières minutes n’étaient pas faciles pour nous. Mes coéquipiers et moi nous avons tout tenté. Nous avons parlé et je me suis dit qu’il fallait essayer autre chose. Grâce à eux, je me suis retrouvé en posture idéale pour marquer », raconte-t-il.

Lui, est un bourreau de travail. Les conditions les plus extrêmes, il les connaît. Avec Herman Sokba Oumarou, son coach, ça ne badine pas. Deux séances d’entraînement par jour, des tâches quotidiennes individuelles en plus. Frank Thierry Boya veut briller plus loin que son idole, Marc Vivien Foé, parti trop tôt, d’après lui.  Lui, est un prodige de l’Académie Nkufor. Son histoire avec Apejes, commence il y a deux ans. Le club cherche de nouvelles recrues pour son parcours en Ligue 1 camerounaise. Aimé Léon Zang, le président, est là, présent. Le joueur répond à leurs attentes. Il n’hésite pas et le fait signer. Franck Thierry Boya, joueur de quatrième division, voit les grandes portes de l’élite s’ouvrir à lui. «C’est un faux lent. Sur le terrain, on ne ressent pas sa capacité à remonter le ballon», analyse Thierry Metomo, entraîneur de football. Pourtant, un vrai essuie-glace. Franck Boya sait détruire les défenses adverses et changer de registre. Son tir puissant peu remplacer une tête précise à chacun des moments déterminants d’une rencontre. « Il a pris le milieu de terrain. Après avoir essayé le coup franc, à savoir : un tir cadré sur les cinq tentatives, il s’est décidé à aller dans la surface de réparation », explique Thierry Metomo. Résultat ? Deux belles têtes. En août dernier, il a eu son petit tour chez les Lions seniors. Prématuré ? Pas du tout pour le capitaine de la sélection des moins de 23 ans du Cameroun.

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