Le champ gazier de Logbaba est ouvert

C?est en fin septembre, début octobre 2011 que seront livrées aux industries, les premières production du projet d?exploitation du gaz naturel de Logbaba. L'assurance a été donnée par le directeur général de la société Rodeo Development Ltd, Jonathan Scott-Barret, mercredi sur le site du champ gazier de Logbaba à Douala,

Publicité



précisément au quartier Ndogpassi III. Une assurance qui réjouit le ministre de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique. Badel Ndanga Ndinga, compagnie de plusieurs autorités de la ville, a lancé officiellement les travaux d’exploitation du champ gazier de Logbaba et a remis la notification à la société Rodeo Development Ltd, filiale à 100% de Victoria Oil and Gas. « C’est le premier projet gazier on-shore à voir le jour au Cameroun. Il permettra de produire de l’électricité pour au moins 35 mégawatts. Le coût de l’investissement évalué jusque-là est de l’ordre de 75 millions de dollars, soit près de 35 milliards de Fcfa. Il permet la création d’au moins 400 emplois », a relevé le Minimidt.





Ce début des travaux fait suite au décret du 29 avril 2011 du président de la République, portant institution d’une concession à Rodeo. Celle-ci stipule notamment que Rodeo exploitera et livrera le gaz naturel pendant une période de 25 ans, renouvelable une fois pour une période de dix ans. Pour le Minimidt, il s’agit d’un projet très important, « dans la mesure où il contribue à la réalisation et à la mise en œuvre de la politique des Grandes ambitions du président Paul Biya. Il participe à la création d’emplois, à la relance de la croissance, à la lutte contre la pauvreté et à la résorption du déficit en énergie électrique ». Pour les industries, principales clientes, il permettra un gain substantiel sur la facture d’énergie, comme le reconnaît Emmanuel Foutso Adji, leur représentant.



Ainsi, le projet va permettre l’accroissement du développement industriel et de l’investissement à Douala grâce à la fiabilité de l’approvisionnement en énergie fournie par ce gaz naturel qui est réputé propre. On pense aussi à la réduction de la pression sur le réseau national d\'’électricité. Une soixantaine d’entreprises ont déjà manifesté leur désir. « Il n’y aura plus de panique en ce qui concerne le fioul, les combustibles liquides et l’huile régénérée. Ça va même soulager Aes Sonel. Pendant cinq ans, les prix seront fixés, ainsi, les entreprises pourront aisément programmer leurs investissements, sans être à la merci des fluctuations inattendues de prix », précise Emmanuel Foutso Adji. On parle ausi d’un impact significatif sur l’environnement.



Car avec le projet, 26 millions de litres d’huiles usées par an seront retirées de la consommation, suite à la substitution de ces huiles par le gaz naturel. Au sujet de l’indemnisation des populations, le Minimidt a rassuré : « Les populations seront satisfaites. Et surtout, je les remercie pour la patience, le sens des responsabilités qu’elles ont eues jusqu’à ce jour. J’ai promis que le gouvernement mettra tout en œuvre pour payer leurs droits. Encore que la procédure est déjà en cours. »

 

Publicité