SUD, L?IUT de Ngaoundéré désormais en partenariat avec un groupe de transformateurs des fèves de cacao à Ebolowa

SUD, L?IUT de Ngaoundéré désormais en partenariat avec un groupe de transformateurs des fèves de cacao à Ebolowa

cameroun24.net - Du 24 au 27 juin dernier, une équipe de chercheurs conduite par le chef de division des stages de l?institut universitaire de technologie (IUT) de Ngaoundéré le professeur Tchiengang, a rendu visite au groupe d?initiative commune (GIC) de transformation du cacao à Ebolowa pour un contrat de collaboration.

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Dans une vision très proche, le Cameroun voudrait voir  transformer localement au moins 40% de son cacao marchand. Atteindre cet objectif passerait par les transformateurs qui aujourd’hui,  travaillent dans les conditions artisanales. Il est question de travailler avec ceux qui s’exercent déjà à transformer le cacao, afin qu’ils puissent  s’améliorer et être capables de caractériser leurs produits. Dans cette première  expérience, le GIC Marmen d’Ebolowa a reçu la visite de cette équipe de chercheurs venus de l’IUT de Ngaoundéré à savoir Dr Saidou et Dr Noubissi. Mariette Mendo est la présidente de ce GIC créé en 2006 et qui dispose aujourd’hui 52 membres, femmes pour la plupart. Avec son groupe, elle a glané plusieurs lauriers, participée à des foires à travers lesquelles ce contact avec l’IUT a été facilité. Ce GIC aujourd’hui est suivi, ses procédés sont analysés et recevra dans les prochains jours de étudiants de cet IUT pour des stages en vue de réfléchir pour des petits projets intégrateurs. De sa connaissance propre, le GIC peut déjà extraire le beurre, faire de la poudre de cacao, le chocolat aussi mais avec un doigté qui peut encore être perfectible. D’où cette action de l’IUT de Ngaoundéré.  Pour comprendre l’entièreté de cette action pour vous, nous avons rencontré le chef de division des stages.



Interview



Pr Tchiengang

Chercheur, chef de division des stages à l’institut universitaire de technologies de Ngaoundéré


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Qu’est ce qui peut expliquer votre présence sur les installations du GIC Marmen ?

Nous sommes une école de formation technologique, nous ne faisons pas la technologie pour nous-mêmes mais au profit des paysans. Aujourd’hui on parle de l’émergence, celle-ci ne commencera que lorsqu’on ira vers les paysans pour chercher à améliorer leur savoir-faire. C’est bien pour cela qu’à l’institut universitaire de technologies de Ngaoundéré, nous sommes sur le terrain pour apprécier le savoir-faire, et les aider à améliorer les procédés.



Ngaoundéré n’est pas la porte d’à côté, comment avez-vous choisi un GIC d’Ebolowa ?

L’IUT à une couverture nationale relativement à nos activités. Nous travaillons avec toutes les entreprises aux Cameroun. La formation que nous offrons s’adresse à tous les Camerounais et même au-delàs. Nous collaborons aussi avec les Tchadiens en matière de recherche.



Qu’est ce qu’on peut alors retenir de votre séjour dans le GIC Marmen ?

Nous sommes venus prendre connaissance de ce GIC et trouver un cadre de collaboration qui va les permettre à améliorer les différents procédés d’extraction du beurre de cacao et même de fabrication du chocolat. Bref, valoriser tous les sous produits issus de la transformation du cacao. Pour nous, c’est une façon d’ouvrir la transformation d’autant plus qu’il y a la national cocoa academy qui est un organisme nouvellement crée dans cette optique. Son but est de former les paysans qui s’occupent de la filière cacao de la plantation  jusqu’aux produits finis. L’objectif étant que 30 à 40% de cacao soit transformé ici au pays. Et pour cela, il est question de commencer à encadrer les paysans qui s’intéressent à cette transformation.



Maintenant que ce partenariat est la, quelles en sont les grandes lignes ?

Au-delà de l’amélioration du process, il faudra noter la caution scientifique que l’IUT  pourra apporter aux différents produits transformés par le GIC. Il ne s’agit pas seulement de produire, mais de savoir qu’est ce que nous produisons et dans quelles conditions nous devons produire pour être compétitif sur le marché national et international. Après la formalisation de ce partenariat, les étudiants viendront travailler avec ce GIC, et les membres de ce GIC pourront également descendre à l’IUT pour voir de près.  Au sortir duquel on pourra avoir des résultats qui pourront contribuer  à l’amélioration leur système technologique.



Comment est ce que vous êtes entrés en contact avec ce GIC ?

C’est à travers le journal la voix du paysan, nous sommes allés à Ebolowa prendre des  contacts formels lors de la dernière foire régionale du Sud. Ce GIC s’est montré plus ouvert à partager ce qu’elle connait, d’où notre descente à Ebolowa. Vous savez, chaque groupe se définit par une technique propre que l’on peut améliorer.





 

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