Infrastructures: Eximbank China accorde le financement pour l\'autoroute Yaoundé-Douala

Infrastructures: Eximbank China accorde le financement pour l\'autoroute Yaoundé-Douala

Sollicité en octobre 2011 par le gouvernement pour un prêt de 241 milliards de francs CFA, la banque chinoise a favorablement répondu le jeudi 8 mars 2012.

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Jeudi 8 mars 2012, Eximbank China a marqué son accord pour le financement de la première phase construction de l\'autoroute Yaoundé-Douala. Le président de la République devrait donc signer, dans les prochains jours espère-t-on, un décret habilitant le ministre de l\'Economie à parapher un accord de prêt avec la partie chinoise. «La balle est désormais dans le camp du gouvernement camerounais, en tout cas les Chinois ont déjà signé. Il ne tient qu\'à nous de nous dépêcher si on ne veut pas perdre .du temps», dit un responsable du Minepat. Des sources indiquent que avril 2012 pourrait être le mois décisif.



C\'est le 31 octobre 2011 que le ministre de l\'Economie d\'alors, M. Louis Paul Motaze, a écrit à Eximbank China pour l\'obtention d\'un prêt en vue de la construction de la première phase de l\'autoroute entre Yaoundé et Douala. Cette première partie concerne un linéaire de 80 km, entre Yaoundé et Bot-Makak. Le crédit sollicité par le Minepat est d\'un montant de 482,8 millions de dollars, soit 241,4 milliards de francs CFA, avec un taux d\'intérêt de 2% sur 20 ans, assorti de 7 ans de différé. «Dès cette date, Eximbank China a marqué son intérêt perceptible à la quantité et à la qualité de documents qu\'elle nous a demandé», témoigne un proche du dossier.



A la vérité, tout s\'est plié dès la signature, le 8 août 2011, du «contrat relatif à la conception et à la réalisation de l\'autoroute Yaoundé-Douala», notamment la phase I, entre le ministre des Travaux publics (Mintp) et le directeur général de la China first highway engineering company limited (Cfhecl), entité de la China communications construction company limited (Cccc). Durée des travaux: 48 mois. Dans le mémorandum d\'entente, qui a fixé le cadre des négociations, l\'entreprise chinoise s\'était engagée à «faciliter l\'obtention de financements auprès des bailleurs de fonds». Selon un mécanisme bien huilé, les responsables du ministère des Travaux publics et de l\'Economie savaient qu\'Eximbank, quelquefois intervenue dans les négociations aux côtés de l\'entreprise chinoise financerait ce marché.



C\'est le 7 juillet 2009 qu\'est signé le premier mémorandum d\'entente et de collaboration entre M. Messengue Avom et la China communications construction company, maison-mère de la China first highway engineering company en vue de la réalisation d\'une autoroute entre Yaoundé et Douala. Deux semaines plus tard est mis sur pied un comité interministériel de suivi. La 7ème session de la commission mixte Chine-Cameroun permet au Mintp de rencontrer à Beijing le vice-président de Cccc pour discuter des modalités pratiques du projet autoroutier. En août 2009, le Minepat demande à Eximbank China de financer le projet, ce qui conduit à l\'arrivée d\'une mission de la banque chinoise à Yaoundé du 7 au 9 septembre 2009. Des discussions sont engagées avec le constructeur chinois dont le directeur général, M. Liu Dongyuan, se rend au Cameroun en fin septembre 2009. C\'est ainsi que l\'option de réaliser la route en trois lots est retenu.



Deux mois plus tard, le 5 novembre 2009, M. Louis Paul Motaze signe la première requête officielle de financement de l\'autoroute. En 2010, l\'heure est aux réglages techniques. Le 26 janvier, Cccc soumet au Mintp un apport de l\'étude de faisabilité. Des ajustements sont apportés à ce document après échanges entre les équipes du Mintp et du constructeur chinois. Le projet prend un petit repos, puis rebondit en début 2011 avec la signature, le 17 février, d\'un nouveau mémorandum d\'entente, le précédent ayant expiré. Après autorisation du Premier ministre, obtenu le 28 juillet, un contrat de conception et de construction de l\'autoroute Yaoundé-Douala a été signé le 8 août 2011 entre le Mintp et la Cfhed.



Depuis lors, l\'entreprise chinoise est installée au Cameroun dans l\'attente des financements. Elle a poursuivi les études techniques telles qu\'indiqué dans le contrat. Quelques points de convergence sont par exemple définitivement établis sur le tracé final de l\'autoroute. Le choix de la boucle autoroutière (Yaoundé-Douala-Bafoussam Yaoundé) a été abandonné au bénéfice d\'un schéma étoilé: Yaoundé-Yingui dans le Nkam puis dédoublement de l\'autoroute (Yingui-Douala et Yingui Bafoussam). Avantage: réduction du linéaire de l\'autoroute et baisse du coût de construction.



A présent que la première phase a trouvé financement, l\'attention du gouvernement va se reporter sur les deux autres lots. L\'Union européenne, qui a aidé au réaménagement de l\'actuelle route Yaoundé-Douala se renseigne sur l\'autoroute.





 

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