Gazprom pourrait suspendre dès demain les fournitures de gaz en Ukraine

Gazprom pourrait suspendre dès demain les fournitures de gaz en Ukraine

Les consultations trilatérales entre le ministre de l'Energie russe, son homologue ukrainien et le commissaire européen à l'Energie devraient se poursuivre aujourd'hui à Bruxelles, écrit lundi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

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Il s'agira notamment du quatrième cycle de négociations sur les fournitures de gaz russe à l'Ukraine.



S'il ne sera certainement pas le dernier, il devrait cependant être crucial. Si l'Ukraine ne payait pas sa facture de gaz, dès demain Gazprom pourrait suspendre ses livraisons à Kiev.



Vendredi encore les autorités ukrainiennes avaient affirmé que le pré-paiement pour le gaz russe avait été versé, mais pas en intégralité - seulement 786 millions sur les 2,2 milliards d'euros convenus. Selon certains communiqués, l'Europe aurait même reçu la confirmation du paiement mais cet argent pourrait arriver seulement lundi en raison du week-end.



Quoi qu'il en soit, ce n'est pas la somme qui était attendue et la réunion trilatérale devrait permettre d'aborder ce sujet. D'autant que dans une conférence de presse de vendredi la Russie s'est dite prête à poursuivre les négociations sur un nouveau tarif gazier pour l'Ukraine. Moscou a également accepté la proposition du ministre ukrainien de signer un accord sur les factures  impayées pour le gaz fourni en novembre-janvier et en avril-mai.



Le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger a insinué que "les tarifs négociés variaient entre 268 et 485 dollars les mille mètres cubes". Le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak n'a fait aucun commentaire sur cette fourchette vague, soulignant seulement que l'important, aujourd'hui, était de créer une base de confiance pour les pourparlers.



Günther Oettinger a souligné une nouvelle fois que l'UE cherchait à persuader l'Ukraine d'utiliser une partie des fonds envoyés par le FMI et la Banque européenne centrale (BCE) pour payer sa facture de gaz. Selon lui, les consommateurs européens ont besoin du transit via l'Ukraine car les capacités d'acheminement des gazoducs Nord Stream et South Stream seront insuffisantes en hiver. De plus, l'Ukraine dispose de réservoirs spacieux où est également stocké le gaz à destination de l'Europe. Cependant, les autorités ukrainiennes n'entendent visiblement pas ces appels. Le ministre ukrainien de l'Energie Iouri Prodan a une nouvelle fois souligné que son pays était prêt à saisir la Cour d'arbitrage de Stockholm. Il a toutefois reconnu qu'un consensus se profilait et que l'Ukraine comptait sur des négociations constructives. Mais il est trop tôt pour pousser un soupir de soulagement. L'Ukraine est un négociateur difficile. Menaçant par l'arbitrage et rassurant par un consensus, Prodan a affirmé sans transition qu'il contestait cette somme de 2,2 milliards d'euros pour les fournitures de janvier-mars. Selon lui, le montant total est deux fois plus bas. L'Ukraine conteste également les tarifs de 2013, selon le ministre Prodan.



Le ministre Novak a annoncé une fois de plus que la Russie serait prête à poursuivre les négociations sur les tarifs et le calendrier des remboursements après réception du paiement. Le ministre a averti que le régime de prépaiement pourrait entrer en vigueur dès mardi, ce qui serait indésirable notamment dans le contexte des nouvelles initiatives gazières de l'UE. A sa dernière réunion des 20 et 21 mars, le Conseil européen a ordonné l'élaboration d'un plan à grande échelle pour réduire la dépendance envers les hydrocarbures russes.



En effet à l'heure actuelle, le gaz russe occupe une part importante dans la balance énergétique du Vieux Continent et il ne sera pas facile d'évincer la Russie de ses positions de fournisseur, estime Sergueï Tchijov, président de l'Union gazière russe. Selon l'expert, les événements en Ukraine et les guerres du gaz poussent directement l'Europe à réduire sa dépendance gazière envers la Russie.

 




L'Europe est responsable de la crise en Ukraine (Marine Le Pen)



L'Europe est responsable de la crise en Ukraine, a déclaré la présidente du Front national français, Marine Le Pen, dans une tribune publiée par l'hebdomadaire allemand Spiegel dans son édition de dimanche.



Mme Le Pen soutient l'idée d'une fédéralisation de l'Ukraine. l'Union européenne "a versé de l'huile sur le feu" en proposant un partenariat économique à un pays oú la moitié de la population regarde vers l'Est, affirme-t-elle.



L'Europe marche à la houlette des Etats-Unis en présentant la Russie sous un faux jour, poursuit la femme politique française. Le Vieux Continent devrait se forger sa propre opinion au lieu de voir le monde avec les yeux des Etats-Unis. Les Américains cherchent à élargir leur sphère d'influence dans le monde, surtout en Europe ; ils défendent leurs intérêts à eux et pas les nôtres, soutient Marine Le Pen. Elle se déclare "fascinée"» par la politique du président russe Vladimir Poutine car il ne laisse pas les autres pays lui imposer leurs décisions.



Le 25 mai, le Front national a remporté les élections européennes en France en devançant l'UMP conservatrice et les socialistes, pourtant au pouvoir depuis 2012. Le FN se distingue par son euroscepticisme. Dans l'entretien avec le Spiegel, Marine Le Pen a qualifié l'UE de "monstre antidémocratique.

 




Gaz pour l'Ukraine: Gazprom repousse le passage au prépaiement



L'Ukraine ayant remboursé une partie de sa dette pour le gaz russe, Gazprom a repoussé du 3 au 9 juin le passage au système de prépaiement, a annoncé lundi aux journalistes le président du groupe gazier russe, Alexeï Miller.



"L'Ukraine a réglé la première tranche de sa dette pour les livraisons de gaz. Aujourd'hui, 786 millions de dollars ont été versés sur le compte bancaire de Gazprom. Nous saluons le début du remboursement par l'Ukraine de sa dette et repoussons au 9 juin le passage au système de prépaiement. Le passage dépendra du règlement de l'intégralité de la dette pour le gaz livré avant le 1er avril, chiffrée à 2.237 milliards de dollars, dont une partie a été remboursée. Des progrès ont été faits dans le règlement de la dette pour les mois d'avril et de mai. Les livraisons du mois de mai doivent être réglées avant le 9 juin", a souligné le responsable.

 




L'Asie, terre d'une nouvelle guerre froide?



La conférence sur la sécurité qui s'est achevée hier à Singapour devait apaiser la tension en Asie-Pacifique, écrit lundi 2 juin le quotidien Nezavissimaïa gazeta.



En réalité, Tokyo et Washington en ont profité pour mobiliser un bloc antichinois rassemblant les pays impliqués dans des litiges territoriaux avec le géant asiatique. Le premier ministre japonais Shinzo Abe leur a d'abord promis son soutien le plus résolu puis le chef du Pentagone Chuck Hagel a accusé Pékin d'occuper des îles en mer de Chine méridionale, avertissant que l'Amérique ne resterait pas en retrait de ce dossier. Selon les experts, le ton de ces deux hommes politiques fait écho au renforcement des relations russo-chinoises après la visite du président russe Vladimir Poutine en Chine.



Les Etats-Unis et la Chine ont croisé le fer au forum de Singapour Dialogue de Shangri-La. Cette conférence annuelle sert d'espace pour l'échange d'opinions entre les politiciens et les militaires sur les problèmes de sécurité en Asie-Pacifique. Cette fois le chef du Pentagone Chuck Hagel a formulé des accusations d'une fermeté sans précédent à l'égard de la Chine. Il a déclaré que la Chine déstabilisait la région, "confirmant unilatéralement ses revendications en mer de Chine méridionale".



Chuck  Hagel a averti que les USA restaient fidèles à leur engagement de reporter leurs efforts militaires en Asie et ne se contenteraient pas d'être un "simple observateur, alors qu'un défi a été lancé aux principes fondamentaux de l'ordre international". Déclarant que les Etats-Unis ne prenaient pas position dans ce litige, le secrétaire à la Défense a ajouté: "Nous nous opposons fermement à tout recours à l'intimidation, à la coercition, ou menace de la force pour affirmer des revendications".



Le chef du Pentagone a tenu son discours au lendemain de l'intervention du premier ministre japonais Shinzo Abe. Ce dernier a déclaré que le Japon apporterait son soutien le plus résolu aux pays de l'Asie du Sud-Est aspirant à protéger leurs mers et leur espace aérien. A en juger par son allocution, le Japon fournira des patrouilleurs aux Philippines et au Viêt Nam. Visant très visiblement la Chine, Abe a indiqué que celui qui affirmait le changement du statu quo, mettant les opposants devant une succession de faits accomplis, transgressait le droit de la mer.



Le vice-chef d'État-major de l'armée chinoise Wang Guanzhong a ensuite pris la parole pour répondre aux philippiques de Chuck Hagel et de Shinzo Abe. Selon le général, M.Hagel a lui-même au recours à l'intimidation et s'est prononcé d'une position hégémonique. Les discours de Hagel et d'Abe ont été très manifestement convenus à l'avance.



La Russie et la Chine adoptent une position commune sur beaucoup de problèmes. De l'autre côté, les Etats-Unis et le Japon évoquent leur engagement pour des valeurs démocratiques. Comme si deux blocs étaient en train de se reformer...

 




Gaz russe: l'Ukraine honore une partie de sa dette (Moscou)



Le ministère russe de l'Energie a confirmé avoir reçu de Kiev 786,4 millions de dollars pour le gaz naturel russe livré en février et mars derniers, a annoncé à RIA Novosti un porte-parole du ministère.



"Le ministère de l'Energie confirme le paiement de 786,366 millions de dollars par le groupe ukrainien Naftogaz. Il s'agit de deux factures pour février et mars", a fait savoir l'interlocuteur de l'agence.



Début avril, la Russie a annulé tous les rabais sur le gaz livré à l'Ukraine, portant son prix de 268 à 485 dollars les 1.000 mètres cubes. Le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger a fait savoir mercredi dernier que la dette gazière ukrainienne envers la Russie s'élevait à 4 milliards de dollars.



Auparavant, Gazprom a officiellement notifié à la société gazière ukrainienne Naftogaz sa décision de passer au système de prépaiement et a émis une facture pour juin prochain. Si la partie ukrainienne ne règle pas cette facture dans les délais prévus, la Russie pourrait lui fermer le robinet, ce qui pourrait entraver le transit du gaz russe vers l'Europe.



 




Ukraine: les médias occidentaux passent sous silence la situation réelle dans le pays



Les médias occidentaux passent sous silence la véritable situation en Ukraine en accusant la Russie d'être à l'origine de tous les maux, a déclaré dimanche le vice-ministre russe de la Défense Anatoli Antonov.



"Les médias occidentaux passent sous silence la réelle situation en Ukraine, accusant la Russie d'être à l'origine de tous les péchés motels. Aujourd'hui, j'ai apporté quelques copies d'un documentaire sur ce qui se passe dans les rues des villes ukrainiennes, montrant la mort des enfants, de femmes et de vieillards. Rien que sept minutes de la cruelle vérité. Ceux qui veulent connaître la vérité peuvent prendre le CD et s'assurer de la véracité de mes paroles", a indiqué le vice-ministre lors du 13e sommet international pour la sécurité en Asie (Dialogue Shangri-La) qui se déroule à Singapour.



"Il se passe des choses apparemment impossibles - des spores de la peste du XXe siècle, le fascisme,  reprennent vie. Et cela dans les pays qui ont perdu des millions de vies dans la lutte cotre ce fléau. La situation se reproduit en Ukraine où le scénario le plus cruel de la "révolution de couleur" est en train d'être réalisé entraînant les plus terribles conséquences dont on ne voit pas la fin pour le moment", s'est indigné le vice-ministre russe de la Défense.

 




South Stream: aucune solution tant que Moscou ne reconnaît pas Kiev (Oettinger)



La solution politique concernant la construction du gazoduc South Stream est impossible tant que la Russie ne reconnaît pas le gouvernement de Kiev, a déclaré dimanche le commissaire européen à l'énergie Günther Oettinger dans une interview accordé au journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.



"Dans les conditions présentes, lorsque dans l'est de l'Ukraine il y a une situation ressemblant à la guerre civile, tant que Moscou ne reconnaît pas le gouvernement de Kiev, nous n'arriverons pas à une solution politique lors des négociations. Nous poursuivrons les négociations si nos partenaires russes s'en tiennent à la pratique du droit international et sont prêts à une coopération constructive basée sur notre législation énergétique", a indiqué le commissaire.



Auparavant, il a déclaré que la crise ukrainienne avait amené l'Union européenne à durcir sa position sur le projet South Stream. Selon le commissaire, l'UE a suspendu son dialogue avec Gazprom concernant ce projet suite à la position de Moscou sur les événements en Ukraine.



Le gazoduc sous-marin South Stream est censé acheminer du gaz russe vers l'Europe en contournant l'Ukraine.

 




Gaz pour l'Ukraine: Gazprom repousse le passage au prépaiement



L'Ukraine ayant remboursé une partie de sa dette pour le gaz russe, Gazprom a repoussé du 3 au 9 juin le passage au système de prépaiement, a annoncé lundi aux journalistes le président du groupe gazier russe, Alexeï Miller.



"L'Ukraine a réglé la première tranche de sa dette pour les livraisons de gaz. Aujourd'hui, 786 millions de dollars ont été versés sur le compte bancaire de Gazprom. Nous saluons le début du remboursement par l'Ukraine de sa dette et repoussons au 9 juin le passage au système de prépaiement. Le passage dépendra du règlement de l'intégralité de la dette pour le gaz livré avant le 1er avril, chiffrée à 2.237 milliards de dollars, dont une partie a été remboursée. Des progrès ont été faits dans le règlement de la dette pour les mois d'avril et de mai. Les livraisons du mois de mai doivent être réglées avant le 9 juin", a souligné le responsable.

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