La position du Sdf pour le sud sur la convocation du corps électoral

Présidentielle 2018. La position du Sdf pour le sud sur la convocation du corps électoral

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Olivier Mfegue,Responsable régional social democratic fronts (SDF)


Le corps électoral est convoqué par le président de la république, qu’est ce que cela vous inspire en tant leader politique ?
Selon la constitution, les règles ont été respectées. Mais quelque part, le tenant du guidon s’est fait une passe lui-même en convoquant le corps électoral au mépris des législatives et des municipales qui ont été prorogées. Il ne restait que son propre siège qu’il n’avait plus d’issue que de le mettre en jeu. Qu’à cela ne tienne, on s’y attendait au Sdf, nous sommes préparés pour affronter cette élection. Nous avons préparé un changement à la tête de la république, ce qui sera fait à sa propre date choisie. Vous savez que le nouveau Cameroun, celui que veulent les camerounais sera possible dès le 07 octobre prochain avec la victoire du Sdf.  Celui qui place les citoyens au centre des préoccupations de la nation. Aujourd’hui, les camerounais sont bien conscients des enjeux et savent ce qu’ils veulent. Le Sdf est celui qui sortira la large majorité des camerounais des frustrations qu’ils vivent, de la paupérisation criarde qui est leur vécu quotidien. Assez c’est bien assez semble dire les camerounais, fini avec la politique du mensonge, avec la duperie. Les camerounais aspirent à sortir de ce joug, de ce règne qui ne les a conduit que dans l’humiliation.
 

Quel est le plan d’urgence du Sdf antenne régionale du Sud ?   
Il faut reconnaitre que le Sdf n’a pas d’urgence à cet effet et pour cause, le Sdf travaille depuis longtemps dans ce sens, celui d’accéder aux affaires de la république. Nous ne nourrissons pas seulement la poule le jour du marché, nous travaillons depuis lors. Notre  travail a consisté à inciter les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales, ces personnes inscrites expérimenteront leur droit de vote  le 07 octobre prochain en faveur du Sdf. Ceci, sans contrainte, corruption mais en toute liberté pour que nous soyons dans une paix durable.
 

L’actualité dans les régions du Nord-ouest et Sud-ouest est fort bruyante, pensez vous à une élection paisible ?
L’actualité dans ces zones est très préoccupante. Le Cameroun est dans une mouvance trouble qui compromet le développement du pays et ainsi la paix prend un sérieux coup. Maintenant, tout le Cameroun est appelé aux urnes. Je me pose la même question, comment ça se passera de ce côté l’élection présidentielle étant bien une élection de masse. En attendant que la formule nous soit communiquée par les illuminés politiques, nous continuons à prier pour la paix dans l’ensemble du territoire camerounais. Mais, avec ma posture chrétienne, je dis que Dieu à toutes les solutions et rien ne lui est impossible.
 

Quel message pour les citoyens camerounais et les militants du Sdf ?
Les camerounais sont aujourd’hui auréolés par la mentalité militante. C’est cette mentalité qui prime sur les valeurs patriotiques et conduit à un repli identitaire mettant le vivre-ensemble prôné par les pères de l’indépendance du Cameroun en doute. Aujourd’hui, on fait l’apologie des villages plutôt que du Cameroun. Toutes ces dérives ont été savamment orchestrées par une classe de camerounais au détriment des autres. Moi, je fais confiance aux camerounais, aux populations du Sud qui voteront pour le candidat du Sdf.
 

Vous êtes dans le socle granitique du Rdpc, n’avez-vous pas peur ?
Non, le Rdpc n’a pas de socle dans le Sud, d’ailleurs il a été créé à Bamenda. Les entrepreneurs politiques font des efforts de tribaliser la chose aujourd’hui, ce qui ne prospèrera pas beaucoup. Alors ce qui existe, c’est la base du travail permanent sur le terrain qui compte. Hormis la machine politico-administrative, le Rdpc ne nous fait pas peur dans le Sud. A cet effet, le Sdf  travaille depuis plusieurs années. La logique des populations du Sud, c’est de pleurer éternellement ayant la solution entre les mains qui est dans les urnes. Ce qui permettra aux camerounais de le sentir davantage.


Propos recueillis par
Jacques Pierre SEH

 

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