Le SDF réagit à la prorogation du mandat des conseillers municipaux

Cameroun - Politique. Le SDF réagit à la prorogation du mandat des conseillers municipaux

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Olivier Mfegue : « Eux-mêmes savent qu’ils ne sont plus là pour ceux qui les ont votés il y’a plus de 5 années aujourd’hui, mais pour celui qui les maintient là ».


Président régional du social democratic front (Sdf), membre du Nec, il donne son point de vue relatif à la prorogation du bail  des conseillers municipaux élus lors du scrutin du 30 septembre 2013 précédemment prorogé de 12 mois, prorogé à nouveau jusqu’au 29 février 2020 par le président de la république. Ce qui suscite une forte réflexion de sa chapelle politique quant au paysage politique immédiat avec en filigrane la situation vécu dans la partie anglophone du pays suite au dialogue annoncé. Le Sdf continue cependant son déploiement sur le terrain, des activités sont menées dans le cadre de la mobilisation.
 

La prorogation s’est officialisée qu’est ce que cela vous inspire en tant que leader local du Sdf ?
Nous sommes sur un terrain politique. On utilise tous les coups sous le prétexte de la loi. Preuve avec cette autre prorogation ce qui confirme que celle-ci est taillée sur la mesure d’un parti en vue de son éternité au pouvoir. Il s’agit là d’une technique de conservation de pouvoir sous le couvert de la manipulation de la loi. Les citoyens ont pris acte et sont ces témoins de l’histoire du pays. Alors, la seconde prorogation des mandats des élus locaux  suite à tout ce qui précède confirme le manque de sincérité pour les tenants du pouvoir actuel. Ils détiennent seuls les dates des échéances, par conséquence, ils en font quand cela les plait voilà la réalité. Ce qui nous interroge sur le caractère partial de notre constitution, qui pour moi doit connaitre un toilettage profond.  Elle donne ainsi la totalité du pouvoir au président de la république qui décide de tout.
 

Cette prorogation est elle considérée comme une couronne de gloire pour les concernés ?
Eux-mêmes savent qu’ils ne sont plus là pour ceux qui les ont votés il y’a plus de 5 années aujourd’hui, mais pour celui qui les maintient là. Du coup, ils ne peuvent que jubiler comme ce maire du parti au pouvoir qui en a festoyé à ciel ouvert. Maintenant, on s’interroge sur la validité même des actes de l’état-civil qu’ils vont continuer à célébrer aux yeux des citoyens car, ils ne sont plus des élus mais plutôt des nommés. Nous pensons que c’est un coup dur pour notre démocratie.
 

Ainsi quelle est la réaction du leader du Sdf que vous êtes dans la région du Sud ?
C’est une réaction de quelqu’un qui est déçu et qui demande que ce type de décision soit dénoncé. Nous pensons que c’est une simple distraction de l’opinion face à un impératif du dialogue inclusif et souverain qui s’impose face à la situation actuelle dans les zones du nord-ouest et du sud-ouest. C’est bien dans cet imbroglio que l’élection d’octobre s’est tenue pendant que la majorité des citoyens y voyaient les conditions difficiles. Nous pensons à un changement qui doit passer par un dialogue sincère pour qu’ensemble, nous puissions penser à nouveau la voie indiquée pour notre pays. Car, le chemin parcourut depuis 37 ans n’a été que d’embûche pour les camerounais de la base qui continuent à vivoter. Sans aucune honte ni faiblesse de qui que ce soit, il est question pour l’heure de s’assoir entre les enfants d’un même pays et de parler de l’avenir de celui-ci.
 

Au niveau local, quel est l’avenir du Sdf relativement à ces épreuves prochaines ?
Le Sdf se prépare et bien encore à travers les visites régulières de notre base. Mais, la décision n’émanera pas de nous localement mais du Nec ainsi, nous restons en attente de ces orientations générales qui engagent la vie du parti sur le plan national. Malgré les mauvaises lois que nous décrions depuis plusieurs années, nous continuons à nous préparer. Nous reconnaissons que le président de la république a donné tout ce qu’il pouvait, il a même beaucoup travaillé pour son pays aujourd’hui, le Cameroun veut encore aller plus loin. Et nous pensons que le repos mérité n’est pas un crime et il le mérite bien. Ainsi, nous voulons une élection saine et transparente où les règles du jeu sont équitables pour tous.
 

Propos recueillis par/ Jacques Pierre SEH
 

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