Publicité

Axe lourd Douala-Yaoundé: Des occupants de la pénétrante Est déguerpis

Des comptoirs et autres constructions ont été cassés par les agents de la Communauté urbaine de Douala. La circulation désormais fluide sur l?axe lourd Douala-Yaoundé.

Publicité



« Comment est-ce possible qu’en si peu de temps on puisse traverser le lieu dit Elf Axe lourd sans être bloqués dans d’énormes bouchons ? Tous les jours, il y avait, entre 7 heures et 10 heures, une interminable file de véhicules sur cette route ». Ce constat est d’un passager qui tombait presque des nus. A bord d’une vieille guimbarde qui le conduit vers Ancien Dalip, Antoine Tédom, jeune cadre en service dans une micro-finance à Akwa ne cache pas sa surprise voire son soulagement. « Avant c’était un calvaire. Il fallait près d’une heure pour traverser le pont noir. Aujourd’hui, c’est plus facile. Il suffit juste que les pouvoirs publics aient la volonté », analyse-t-il avec sourire en coin. Cette satisfaction est partagée par certains conducteurs. « Il y a moins d’embouteillages. Des espaces où nous pouvons garer nos véhicules existent maintenant. Avant il fallait entrer dans les stations-services. Il faut tout simplement que les forces de maintien de l’ordre continuent de travailler comme elles le font depuis quelques jours », souhaite Alain, chauffeur de clando, ces voitures en piteux état qui font partie du paysage hétérochite du transport urbain à Douala.



En réalité, le satisfecit des populations et des usagers découle de ce que depuis plusieurs jours, la circulation est des plus fluides sur l’axe lourd Douala-Yaoundé, notamment au lieu dit village. Les usagers et les riverains de cette zone périphérique peuvent désormais circuler en toute quiétude sur ce tronçon de l’important axe routier qui relie la capitale économique à Yaoundé. Ce ouf de soulagement, ils le doivent à la Communauté urbaine de Douala. Qui a procédé au dégagement des accotements de la chaussée sur cet axe allant au-delà de 20 mètres, afin de permettre une grande fluidité de circulation. C’est ainsi que des maisons dont les occupants de ces lieux interdits qui ne semblaient pas s\'émouvoir outre mesure des mises en garde répétées du délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine, en dépit des signes précurseurs d\'un déguerpissement forcé dont les effets sont apparus en fin 2008, ont été contraints d’aller voir ailleurs.



Selon un communiqué du délégué du gouvernement rendu public dans le quotidien Cameroun Tribune, les occupants de l\'axe lourd Douala –Yaoundé (la pénétrante Est de Douala), devaient libérer toutes les constructions en «matériaux provisoires ou définitifs» érigées le long de l\'axe. Fritz Ntonè Ntonè invitait par ailleurs tous les occupants de l\'emprise concernée, de «prendre des dispositions en vue de libérer cette emprise dès le début des travaux».



Ce n\'est d\'ailleurs pas la première fois que les agents de la communauté urbaine procèdent ainsi aux déguerpissements des occupants de cet axe dont l\'encombrement constitue un véritable frein aux activités commerciales de nombreux hommes d\'affaires ; un goulot d\'étranglement pour la fluidité de la circulation sur la nationale n°2. Cette fois-ci, assure-t-on à la direction technique de la Cud c’est définitif. L’on y soutient également que les travaux de réfection dont le coût global se chiffre à plus de 30 milliards de Frs Cfa sont imminents. « Ils auront lieu dès janvier 2013 », confie une source bien introduite. Pourvu que la tolérance administrative, une fois de plus, ne vienne décourager l’action de la Cud.

Publicité