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Cameroun : l’IA pourrait rapporter 1 milliard de dollars à l’économie, voici ce qui bloque encore

L’intelligence artificielle pourrait ajouter 1,061 milliard de dollars au PIB du Cameroun en dix ans. Entre formation numérique, 5,5 milliards FCFA pour les jeunes entrepreneurs et défis de l’emploi, découvrez les révélations de l’Indice Ayre 2026.

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Cameroun : l’intelligence artificielle pourrait rapporter 1 milliard de dollars à l’économie et ouvrir de nouvelles perspectives d’emploi aux jeunes


L’intelligence artificielle pourrait devenir un puissant moteur de croissance pour le Cameroun. Selon le nouvel Indice Ayre 2026, son adoption pourrait augmenter le niveau du PIB national de 1,061 milliard de dollars après dix ans. Mais entre déficit de préparation numérique, inquiétudes sur les emplois et manque de garanties, le pays doit encore transformer son potentiel technologique en opportunités économiques concrètes pour sa jeunesse.


L’intelligence artificielle (IA) pourrait-elle devenir l'un des prochains moteurs de croissance de l'économie camerounaise ? Le potentiel est considérable. Selon une nouvelle étude de l'Ayre Think Tank, publiée le 5 novembre 2026, le Cameroun pourrait enregistrer un supplément de 1,061 milliard de dollars sur le niveau de son produit intérieur brut (PIB) après dix ans grâce aux effets économiques de cette technologie. Dans le scénario le plus favorable, ce gain potentiel atteindrait même 1,591 milliard de dollars.


Derrière ces perspectives économiques encourageantes se cache toutefois un défi majeur : préparer les jeunes Camerounais à une transformation profonde du marché du travail. Car si l'intelligence artificielle promet de nouvelles activités, des gains de productivité et des possibilités de création d'entreprises, le Cameroun ne dispose pas encore de toutes les conditions nécessaires pour en tirer pleinement profit.


Le Cameroun classé 29e sur 56 pays du Commonwealth


Publié à l'occasion de la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth à Antigua-et-Barbuda, le rapport intitulé The Ayre Index: The 2026 Commonwealth Youth AI Readiness Index évalue les conditions permettant aux jeunes âgés de 15 à 29 ans de profiter des opportunités offertes par l'intelligence artificielle.


Sur les 56 pays étudiés, le Cameroun occupe la 29e position avec un score de 44,9 points sur 100. Une performance qui reste inférieure au seuil de préparation à l'IA fixé à 53 points par les chercheurs.


Au total, seuls 15 pays du Commonwealth atteignent ou dépassent ce niveau de référence. Le Cameroun se retrouve notamment derrière le Nigeria, classé 15e avec 54,5 points, le Ghana, 17e avec 51,2 points, le Kenya, 22e avec 48,7 points, et l'Ouganda, 23e avec 47 points.


Cette position révèle un retard dans les conditions nécessaires pour permettre à la jeunesse camerounaise de participer pleinement à la révolution de l'intelligence artificielle.


L'étude repose sur l'analyse de 1 128 sources de recherche et examine plusieurs dimensions essentielles : accès aux technologies, compétences numériques, utilisation de l'IA, éducation, emploi, entrepreneuriat, droits et garanties.


Les jeunes Camerounais divisés sur les effets de l'IA


L'une des principales révélations du rapport concerne la perception de l'intelligence artificielle par les jeunes Camerounais.


Loin de faire l'unanimité, cette technologie suscite des opinions presque équitablement partagées. Selon les données de l'Ayre Think Tank, 35,2 % des jeunes interrogés estiment que l'IA apportera principalement des bénéfices au Cameroun. À l'inverse, 36,6 % pensent qu'elle pourrait faire davantage de mal que de bien.


Cette méfiance traduit les interrogations autour de l'avenir du travail, de l'automatisation de certaines activités et de la capacité des jeunes à s'adapter aux nouvelles exigences des entreprises.


Pourtant, le potentiel entrepreneurial est bien présent. Parmi les Camerounais âgés de 18 à 29 ans, 25,3 % étaient déjà engagés dans la création ou la gestion d'une entreprise.


Pour les chercheurs, cette dynamique représente une opportunité importante. L'intelligence artificielle pourrait notamment aider ces jeunes entrepreneurs à développer de nouveaux produits, améliorer leur productivité, automatiser certaines tâches et accéder à de nouveaux marchés.


L'enjeu ne consiste donc pas uniquement à former des utilisateurs de l'IA, mais aussi à permettre aux jeunes de devenir des créateurs de solutions technologiques et de nouvelles activités économiques.


Plus de 1,5 milliard de dollars de PIB dans le scénario optimiste


Les perspectives économiques présentées dans l'étude donnent une idée de l'ampleur des opportunités que pourrait représenter l'intelligence artificielle pour le Cameroun.


Les chercheurs ont élaboré trois scénarios pour mesurer les effets potentiels de cette technologie sur le niveau du PIB national après dix ans.


Dans le scénario prudent, le supplément potentiel est estimé à 530 millions de dollars. L'hypothèse modérée porte cette estimation à 1,061 milliard de dollars, tandis que le scénario optimiste fait grimper le montant à 1,591 milliard de dollars.


Ces chiffres représentent des effets possibles sur le niveau du PIB à l'horizon de dix ans. Ils ne correspondent ni à des gains annuels ni à une accumulation de revenus sur toute la décennie. Il ne s'agit pas non plus de prévisions garanties ou de sommes qui seraient directement distribuées aux jeunes.


Pour le Cameroun, ces perspectives soulignent néanmoins l'intérêt économique d'une meilleure intégration de l'IA dans les entreprises, l'administration, l'éducation, l'agriculture, les services et les activités entrepreneuriales.


291 jeunes formés et 5,5 milliards de FCFA pour soutenir l'entrepreneuriat


Le Cameroun a déjà engagé plusieurs initiatives pour renforcer les compétences numériques de sa jeunesse.


En juin 2026, 291 jeunes Camerounais ont achevé une formation numérique soutenue par l'État. Le programme portait notamment sur la conception assistée par l'intelligence artificielle, la cybersécurité, la programmation informatique et le marketing numérique.


Une autre initiative a été annoncée en septembre 2026. Elle prévoit une enveloppe de 5,5 milliards de FCFA destinée au financement et à l'accompagnement de 1 000 jeunes entrepreneurs dans six villes du pays.


Ces deux dispositifs constituent des leviers pour rapprocher la formation numérique des besoins réels du marché et soutenir la création d'activités économiques.


Toutefois, au regard des ambitions affichées par l'étude, la question de l'échelle reste centrale. Former quelques centaines de jeunes et accompagner un millier d'entrepreneurs constitue un début, mais le défi concerne une population beaucoup plus importante.


Le Cameroun compte environ huit millions de jeunes âgés de 15 à 29 ans. L'élargissement de l'accès aux compétences numériques et aux financements sera donc déterminant pour éviter que les bénéfices de l'intelligence artificielle ne profitent qu'à une minorité déjà connectée et qualifiée.


Un sérieux retard dans les droits et les garanties numériques


Au-delà des compétences et des perspectives économiques, l'étude met en évidence une faiblesse préoccupante concernant la protection des jeunes face aux risques liés à l'intelligence artificielle.


Le Cameroun obtient seulement 2,1 points sur 10 dans le domaine des droits, de la sécurité et de la participation.


Cette faiblesse soulève des questions importantes à mesure que les systèmes automatisés prennent une place croissante dans les décisions économiques et sociales.


La protection des données personnelles, la transparence des algorithmes, la sécurité numérique et la possibilité de contester certaines décisions automatisées constituent autant de sujets qui nécessitent une attention particulière.


L'importance de l'emploi informel représente également un défi. Pour que l'IA contribue réellement à l'amélioration des conditions de travail, les jeunes doivent pouvoir accéder à des formations adaptées, à des financements et à des mécanismes de protection suffisamment efficaces.


Un manque de données qui complique l'évaluation du potentiel camerounais


Autre faiblesse relevée par l'Ayre Think Tank : l'insuffisance des données disponibles sur l'utilisation réelle de l'intelligence artificielle par les jeunes Camerounais.


Sur les 102 indicateurs retenus pour établir le classement, les chercheurs n'ont trouvé des données exploitables que pour 54 indicateurs au Cameroun.


Le pays affiche par ailleurs un score de 53,9 sur 100 dans l'indice distinct des lacunes de données. Cet indicateur mesure le manque d'informations disponibles : plus le score est élevé, plus les données admissibles sont insuffisantes.


L'étude n'a notamment pas pu attribuer de score répondant à ses critères aux compétences numériques et en intelligence artificielle des jeunes.


Les informations concernant l'utilisation de l'IA reposent également sur l'activité des utilisateurs d'un seul assistant d'intelligence artificielle et non sur une enquête représentative de l'ensemble de la jeunesse camerounaise.


Cette limite est importante. Elle signifie que le classement mesure avant tout les conditions de préparation du pays à l'IA et non le niveau réel de maîtrise de cette technologie par chaque jeune Camerounais.


L'amélioration de la collecte des données permettra donc de mieux mesurer les usages, les besoins en formation et les retombées économiques de cette révolution technologique.


Cinq priorités pour transformer l'IA en emplois


Dans son Livre blanc, l'Ayre Think Tank identifie cinq grandes priorités pour permettre aux jeunes des pays du Commonwealth de profiter davantage de l'intelligence artificielle.


Il s'agit notamment de garantir un accès abordable et fiable aux technologies, de développer une éducation axée sur les compétences pratiques, de renforcer les passerelles entre la formation, l'emploi et l'entrepreneuriat, de concevoir des outils d'IA adaptés aux langues et aux besoins locaux, ainsi que de mettre en place des garanties permettant aux jeunes de contester les décisions automatisées.


Pour le Cameroun, ces recommandations soulignent la nécessité de dépasser la simple vulgarisation des outils numériques.


L'objectif est de construire un véritable environnement économique dans lequel les jeunes peuvent apprendre, expérimenter, développer des solutions locales, créer des entreprises et accéder à des emplois durables.


Le fondateur de l'Ayre Think Tank, Calvin Ayre, estime que la révolution de l'IA ne doit pas être considérée comme une compétition réservée aux économies les plus puissantes. Selon lui, les gouvernements doivent donner aux jeunes les compétences et les possibilités nécessaires pour créer des entreprises, trouver un emploi et participer à la création de richesses.


De son côté, le professeur C. Justin Robinson, vice-chancelier adjoint et directeur du campus Five Islands de l'Université des Indes occidentales, insiste sur la nécessité de permettre aux jeunes de ne pas être de simples consommateurs de technologies conçues ailleurs, mais de participer à leur amélioration et à leur gouvernance.


Un milliard de dollars en perspective, mais le défi de l'emploi reste entier


Pour le Cameroun, l'intelligence artificielle représente à la fois une opportunité économique et un défi en matière de formation et d'emploi. Le potentiel de 1,061 milliard de dollars de PIB supplémentaire après dix ans constitue un signal fort, mais sa concrétisation dépendra des investissements dans les infrastructures numériques, les compétences, l'entrepreneuriat et la protection des utilisateurs.


Avec une jeunesse nombreuse et une proportion importante de jeunes déjà engagés dans l'entrepreneuriat, le pays dispose d'un potentiel humain susceptible d'accélérer cette transformation.


Mais une question demeure : le Cameroun saura-t-il transformer cette révolution technologique en emplois décents, en entreprises compétitives et en nouvelles sources de revenus pour sa jeunesse ?


Le classement de l'Ayre Think Tank montre que le potentiel existe. Il rappelle aussi que, dans la course mondiale à l'intelligence artificielle, l'accès à la technologie ne suffit plus. La véritable bataille sera celle des compétences, de l'innovation et de la capacité à transformer les outils numériques en richesse locale.













Cameroon: Artificial Intelligence Could Add $1 Billion to the Economy and Create New Job Opportunities for Young People


Artificial intelligence could become a major driver of economic growth in Cameroon. According to the new 2026 Ayre Index, AI could increase the country's GDP level by US$1.061 billion after ten years. However, despite promising opportunities for employment and entrepreneurship, Cameroon still faces major challenges in digital skills, youth readiness and safeguards.


Could artificial intelligence become one of the next major drivers of Cameroon's economic growth? The potential is significant. According to a new study released on November 5, 2026, by the Ayre Think Tank, artificial intelligence could increase Cameroon's gross domestic product (GDP) level by US$1.061 billion after ten years. Under the most optimistic scenario, this potential gain could reach US$1.591 billion.


However, behind these encouraging economic prospects lies a major challenge: preparing young Cameroonians for a profound transformation of the labour market. While AI promises new business opportunities, productivity gains and the creation of new economic activities, the country still lacks some of the conditions needed to fully benefit from this technological revolution.


Cameroon ranks 29th among 56 Commonwealth countries


Released during the Commonwealth Heads of Government Meeting in Antigua and Barbuda, the report, titled The Ayre Index: The 2026 Commonwealth Youth AI Readiness Index, assesses the conditions that enable young people aged 15 to 29 to benefit from artificial intelligence.


Cameroon ranks 29th out of 56 Commonwealth countries, with a score of 44.9 out of 100. This remains below the study's youth AI readiness threshold of 53 points.


Only 15 Commonwealth countries reach or exceed this benchmark. Cameroon ranks behind Nigeria, which is 15th with 54.5 points, Ghana in 17th place with 51.2 points, Kenya in 22nd place with 48.7 points, and Uganda in 23rd place with 47 points.


This ranking highlights the gaps in the conditions required for young Cameroonians to participate fully in the artificial intelligence revolution.


The study draws on 1,128 research sources and examines several key areas, including access to technology, digital skills, AI use, education, employment, entrepreneurship, rights and safeguards.


Young Cameroonians remain divided over AI's impact


One of the report's most striking findings concerns young Cameroonians' perceptions of artificial intelligence.


Rather than enjoying widespread support, the technology generates sharply divided opinions. According to Ayre Think Tank research, 35.2% of young respondents believe AI will mainly benefit their country, while 36.6% think it will do more harm than good.


These concerns reflect growing questions about the future of work, the automation of certain activities and young people's ability to adapt to changing labour market requirements.


Nevertheless, entrepreneurial potential remains strong. Among Cameroonians aged 18 to 29, 25.3% were already starting or managing a business.


According to the researchers, this represents a significant opportunity. Artificial intelligence could help young entrepreneurs develop new products, improve productivity, automate certain tasks and access new markets.


The challenge, therefore, is not simply to train young people to use AI tools, but also to enable them to become creators of technological solutions and new economic opportunities.


AI could add more than US$1.5 billion to GDP under the optimistic scenario


The economic projections presented in the study highlight the potential scale of the opportunities artificial intelligence could bring to Cameroon.


The researchers developed three scenarios to assess the possible impact of AI on the country's GDP level after ten years.


Under the cautious scenario, the potential additional GDP is estimated at US$530 million. The moderate scenario puts this figure at US$1.061 billion, while the optimistic scenario raises it to US$1.591 billion.


These figures represent possible effects on the level of GDP after ten years. They are neither annual gains nor cumulative earnings over the decade. They are also not guaranteed forecasts or amounts that would be directly distributed to young people.


For Cameroon, however, the projections underline the economic importance of integrating AI more effectively into businesses, public administration, education, agriculture, services and entrepreneurship.


291 young people trained and CFAF 5.5 billion allocated to entrepreneurship


Cameroon has already launched several initiatives aimed at strengthening the digital skills of its young population.


In June 2026, 291 young Cameroonians completed a government-supported digital training programme. The courses covered AI-assisted design, cybersecurity, computer programming and digital marketing.


Another initiative was announced in September 2026. It provides for a CFAF 5.5 billion financing and support programme targeting 1,000 young entrepreneurs across six cities.


Together, these initiatives are intended to connect digital training with labour market needs and support the development of new businesses.


However, compared with the scale of the ambitions highlighted in the study, the question of reach remains crucial. Training a few hundred young people and supporting 1,000 entrepreneurs is a starting point, but the challenge involves a much larger population.


Cameroon has approximately eight million people aged between 15 and 29. Expanding access to digital skills and financing will therefore be essential to prevent the benefits of artificial intelligence from being concentrated among a small group of already connected and qualified individuals.


Major weaknesses in digital rights and safeguards


Beyond skills and economic opportunities, the study identifies a worrying weakness in the protection available to young people against the risks associated with artificial intelligence.


Cameroon scores just 2.1 out of 10 in the area of rights, safety and participation.


This result raises important questions as automated systems increasingly influence economic and social decisions.


Personal data protection, algorithmic transparency, cybersecurity and the ability to challenge certain automated decisions are among the issues requiring greater attention.


The importance of informal employment also represents a major challenge. For AI to contribute to better working conditions, young people need access to appropriate training, financing and effective safeguards.


Data gaps make it difficult to assess Cameroon's AI potential


Another weakness highlighted by the Ayre Think Tank is the shortage of reliable data on the actual use of artificial intelligence among young Cameroonians.


Out of the 102 indicators used to produce the ranking, researchers found usable data for only 54 indicators in Cameroon.


The country also recorded 53.9 out of 100 on the separate data-gap index. This indicator measures missing admissible information: a higher score means a greater shortage of available data.


The study was unable to establish a score meeting its criteria for young people's digital and AI skills.


Furthermore, the available information on AI usage relies on activity from users of a single AI assistant rather than a representative survey of young Cameroonians.


This limitation is important. It means the ranking primarily measures the conditions for national AI readiness, rather than the actual level of AI proficiency among individual young people.


Improving data collection will therefore be essential to better understand usage patterns, training needs and the economic impact of this technological transformation.


Five priorities to turn AI into employment opportunities


In its white paper, the Ayre Think Tank identifies five major priorities to help young people across Commonwealth countries benefit more effectively from artificial intelligence.


These include ensuring affordable and reliable access to technology, developing education systems focused on practical skills, strengthening pathways between training, employment and entrepreneurship, designing AI tools suited to local languages and needs, and establishing safeguards that allow young people to challenge automated decisions.


For Cameroon, these recommendations highlight the need to move beyond simply introducing digital tools to the population.


The objective is to build an economic environment in which young people can learn, experiment, develop local solutions, establish businesses and access sustainable employment.


Ayre Think Tank founder Calvin Ayre believes the AI revolution should not be viewed as a competition reserved for the world's largest and wealthiest economies. Governments, he argues, must equip young people with the skills and opportunities needed to start businesses, find employment and create wealth.


Professor C. Justin Robinson, Deputy Vice-Chancellor and Principal of the University of the West Indies Five Islands Campus, also stresses the importance of ensuring that young people are not merely consumers of AI products developed elsewhere, but active participants in improving and governing these technologies.


US$1 billion in potential economic gains, but the employment challenge remains


For Cameroon, artificial intelligence represents both an economic opportunity and a major challenge in education, skills development and employment. The potential US$1.061 billion increase in GDP after ten years is a significant signal, but realising this opportunity will depend on investment in digital infrastructure, skills, entrepreneurship and user protection.


With a large youth population and a significant proportion of young people already involved in entrepreneurship, Cameroon has the human potential to accelerate this transformation.


But one question remains: will Cameroon be able to turn the AI revolution into decent jobs, competitive businesses and new sources of income for its young population?


The Ayre Think Tank ranking shows that the potential exists. It also highlights a fundamental reality: in the global race for artificial intelligence, access to technology is no longer enough. The real challenge will be developing skills, encouraging innovation and turning digital tools into locally generated wealth.






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Didier Cebas K.

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