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Carburants : la flambée des prix coûte déjà 407 millions d’euros de recettes fiscales à la France

France : la flambée des prix du carburant fait chuter les recettes fiscales de 407 millions d’euros. TVA, accises, prix du gazole à plus de 2,40 € : les chiffres.

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Carburants : la flambée des prix coûte déjà 407 millions d’euros de recettes fiscales à la France


La flambée des prix à la pompe commence à se faire sentir jusque dans les caisses de l’État français. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les recettes fiscales tirées des carburants automobiles ont reculé de 407 millions d’euros par rapport à la même période de l’année précédente, selon le ministre français de l’Action et des Comptes publics, David Amiel.


La crise énergétique ne frappe pas uniquement les automobilistes français. Elle pèse également sur les recettes du budget de l’État.


Dans une publication sur le réseau social X, David Amiel a indiqué que les recettes fiscales issues de la vente de carburants automobiles avaient diminué de 407 millions d’euros au 20 septembre, en comparaison avec la même période de l’année précédente.



« La guerre au Moyen-Orient continue de peser sur les prix à la pompe et donc sur le budget des Français. Résultat au 20 septembre : depuis le début du conflit, les recettes fiscales sur le carburant ont reculé de 407 millions d'euros par rapport à l'an dernier », a écrit le ministre.



TVA en hausse, accises en forte baisse


Le détail communiqué par le gouvernement français permet de comprendre l'origine de cette évolution.


Sur la période considérée, l’État aurait encaissé 710 millions d’euros supplémentaires au titre de la TVA. Mais cette progression n'a pas suffi à compenser l'effondrement des recettes provenant des accises sur les carburants.


Selon David Amiel, les recettes d'accises ont diminué de 1,117 milliard d'euros.


Le solde entre ces deux mouvements explique ainsi la baisse globale de 407 millions d’euros des recettes fiscales liées aux carburants :


+710 millions d’euros de TVA - 1,117 milliard d’euros d’accises = -407 millions d’euros.


Cette évolution illustre un mécanisme fiscal directement lié à la consommation : lorsque les prix augmentent fortement et que les volumes de carburants vendus diminuent, l'État peut voir certaines recettes progresser avec les prix, tout en enregistrant parallèlement une baisse importante des recettes liées aux volumes consommés.


Le gazole franchit la barre des 2,40 euros


Cette situation intervient alors que le marché pétrolier européen est soumis à de fortes tensions.


L'aggravation de la crise au Moyen-Orient, les perturbations autour du détroit d'Ormuz et les frappes visant des infrastructures énergétiques de la région ont alimenté les inquiétudes concernant l'approvisionnement et les cours de l'énergie.


En France, la pression s'est rapidement répercutée sur les prix affichés dans les stations-service.


Selon les chiffres communiqués par le ministère français de l'Économie et des Finances, le prix moyen du litre de gazole a dépassé 2,40 euros, atteignant un nouveau sommet. Dans le même temps, le prix de l'essence SP95-E10, l'un des carburants les plus utilisés par les automobilistes français, est monté jusqu'à 2,17 euros le litre.


Pour les ménages comme pour les entreprises fortement dépendantes du transport routier, l'envolée des prix représente une pression supplémentaire sur les dépenses quotidiennes et les coûts d'exploitation.


Des stations-service touchées par les perturbations


À la hausse des prix s'ajoutent des problèmes d'approvisionnement.


Des perturbations ont été enregistrées dans environ 11 % des stations-service françaises, selon les informations communiquées dans ce contexte.


La situation a également provoqué des mouvements sociaux, avec des grèves et des blocages de dépôts pétroliers menés par des syndicats et des producteurs locaux.


Ces perturbations peuvent accentuer les tensions dans les territoires où les automobilistes disposent de moins d'alternatives pour s'approvisionner, tout en alimentant les craintes d'une nouvelle hausse des prix.


Un paradoxe pour les finances publiques


La situation met en évidence un paradoxe pour les finances françaises.


En théorie, des carburants plus chers peuvent générer davantage de TVA lorsque les volumes de consommation restent stables. Mais lorsque l'augmentation des prix provoque une baisse suffisamment importante de la consommation, certaines recettes fiscales liées aux volumes peuvent diminuer fortement.


Les chiffres annoncés par David Amiel en donnent une illustration concrète : 710 millions d'euros supplémentaires de TVA n'ont pas compensé la perte de 1,117 milliard d'euros d'accises.


Au total, le manque à gagner atteint donc 407 millions d'euros au 20 septembre, par rapport à la période comparable de l'année précédente.


Au-delà de la facture payée à la pompe, la crise énergétique constitue ainsi également un enjeu budgétaire pour l'État français. Son évolution dépendra notamment de la durée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, des conditions d'approvisionnement en pétrole et de leur traduction sur les prix de détail en France.




Fuel prices: soaring costs wipe €407 million off France’s tax revenues


The surge in fuel prices is now being felt in France’s public finances. Since the beginning of the conflict in the Middle East, tax revenues generated by automotive fuel sales have fallen by €407 million compared with the same period last year, according to French Minister for Public Action and Public Accounts David Amiel.


The energy crisis is hitting not only French motorists but also government revenues.


In a post on X, David Amiel said that tax revenues from automotive fuel had fallen by €407 million as of September 20, compared with the corresponding period a year earlier.



“The war in the Middle East continues to weigh on fuel prices and therefore on the budget of French households. Result as of September 20: since the beginning of the conflict, fuel tax revenues have fallen by €407 million compared with last year,” the minister wrote.



VAT rises, but excise revenues plunge


The figures released by the French government shed light on the reasons behind the decline.


During the period under review, the French state collected an additional €710 million in VAT, according to Amiel.


However, that increase was more than offset by the sharp drop in fuel excise revenues.


The minister said excise tax revenues had fallen by €1.117 billion.


The two figures produce the overall decline of €407 million:


€710 million in additional VAT - €1.117 billion in lost excise revenues = -€407 million.


The figures highlight the fiscal impact of changes in fuel consumption. When prices rise sharply and fuel consumption volumes decline, governments can collect more VAT on higher prices while simultaneously losing significant revenue linked to consumption volumes.


Diesel exceeds €2.40 per litre


The decline in tax revenues comes as European energy markets face heightened uncertainty.


The worsening crisis in the Middle East, disruptions around the Strait of Hormuz and strikes against energy infrastructure in the region have intensified concerns over oil supplies and energy prices.


In France, the pressure has been reflected directly at petrol stations.


According to figures cited by the French Ministry of Economy and Finance, the average price of diesel has exceeded €2.40 per litre, reaching a new record. Meanwhile, SP95-E10 petrol, one of the country's most widely used fuels, has risen to €2.17 per litre.


For households and businesses heavily dependent on road transport, the increase represents additional pressure on operating and living costs.


Supply disruptions hit petrol stations


Higher prices are also being accompanied by supply disruptions.


Around 11% of French petrol stations have reportedly experienced supply problems in the current context.


The situation has also triggered industrial action, including strikes and blockades of fuel depots involving trade unions and local producers.


Such disruptions can intensify pressure in areas where motorists have fewer alternatives for refuelling and may further complicate the supply situation.


A fiscal paradox for France


The situation highlights a paradox for French public finances.


In principle, higher fuel prices can generate additional VAT revenue when consumption volumes remain stable. But if higher prices lead to a sufficiently large decline in consumption, tax revenues linked to fuel volumes can fall sharply.


The figures released by David Amiel provide a clear illustration: the additional €710 million in VAT revenue did not offset the €1.117 billion decline in excise revenues.


As a result, the French state recorded a €407 million decline in fuel-related tax revenues as of September 20, compared with the same period last year.


Beyond the impact on motorists, the energy crisis has therefore become a fiscal issue for France as well. The scale of its impact will depend in particular on the duration of geopolitical tensions in the Middle East, oil supply conditions and their effect on retail fuel prices in France.


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Ekanga Ekanga Fernand

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