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Affaire Martinez Zogo : Ayissi Nanga promet de révéler qui a tué le journaliste

Le colonel Ayissi Nanga soulève de nouvelles questions dans l’affaire Martinez Zogo : téléphones du journaliste, coupure d’Internet, commission d’enquête et accusations à vérifier devant le tribunal.

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Affaire Martinez Zogo : le colonel Ayissi Nanga accuse, évoque des téléphones suspects et promet des révélations


Au Tribunal militaire de Yaoundé, le 36e témoin affirme avoir été écarté de la commission d’enquête après avoir voulu approfondir certaines pistes. Il met en cause la gestion des téléphones de Martinez Zogo, évoque une possible coupure d’Internet et formule de graves accusations contre plusieurs acteurs. Des déclarations contestées ou restant à établir, au cœur d’un dossier judiciaire toujours sensible.


L’audience de l’affaire Martinez Zogo a pris une nouvelle tournure avec le témoignage du colonel Ayissi Nanga. Entendu comme 36e témoin devant le Tribunal militaire de Yaoundé, l’officier est revenu sur son passage au sein de la commission d’enquête mixte, les investigations menées après l’enlèvement et l’assassinat du journaliste, ainsi que les raisons qui, selon lui, auraient conduit à son éviction. Ses déclarations ont notamment porté sur les téléphones de la victime, les circonstances de certaines interpellations et le rôle présumé de plusieurs personnes.


Des menaces dénoncées et un sentiment d’éviction


Interrogé sur les raisons de ses craintes, le colonel Ayissi Nanga a déclaré avoir eu le sentiment que certains acteurs cherchaient à l’empêcher de témoigner. Il a évoqué plusieurs convocations, un avis de recherche et des restrictions qu’il estime destinés à l’intimider ou à entraver sa participation à la procédure.


L’officier a également parlé d’interdictions de sortie du territoire, dont une datant de 2024, qu’il considère comme illégale. Selon son témoignage, ces événements s’inscriraient dans une série de pressions apparues après son implication dans les investigations sur la mort de Martinez Zogo.


Le ministère public l’a toutefois interrogé sur la portée de ces mesures. Ayissi Nanga a reconnu qu’à son avis, ni une enquête de sécurité, ni une enquête administrative, ni une enquête judiciaire ne constituaient en elles-mêmes un obstacle à sa comparution devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Il a néanmoins soutenu qu’elles auraient été utilisées comme des prétextes pour le dissuader de témoigner.


Ces affirmations relèvent de sa version des faits et doivent être appréciées dans le cadre de la procédure judiciaire.


Comment affirme-t-il avoir rejoint la commission d’enquête ?


Le colonel a expliqué qu’il avait intégré la commission d’enquête mixte à la demande du secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie nationale, qu’il a désigné sous l’appellation « Le SED ». À l’époque, il suivait une formation à l’École supérieure de guerre, à Simbock.


Selon son récit, ses réflexions sur l’enlèvement du journaliste auraient convaincu un responsable rencontré dans les services centraux de la Gendarmerie, lequel l’aurait mis en contact avec une autorité ayant décidé de l’intégrer à l’équipe d’enquête. Il a affirmé disposer d’une note de service formalisant sa désignation.


Ayissi Nanga a présenté les investigations comme un processus organisé en cinq phases, allant de l’enlèvement, le 17 janvier 2023, jusqu’à la clôture des opérations. Il a indiqué être intervenu à différents moments, notamment dans les recherches initiales, l’exploitation d’indices et l’interpellation de certains suspects.


Il a toutefois précisé qu’il n’avait pas participé à toutes les phases. Il affirme notamment avoir transmis des informations au colonel Bialo avant de rejoindre de nouveau les investigations au début du mois de février 2023.


Les premiers indices et la piste de la DGRE


Le témoin a expliqué que son analyse du mode opératoire de l’enlèvement l’avait conduit à soupçonner l’intervention de militaires. Il a notamment évoqué l’usage d’un véhicule banalisé et une capture d’écran d’échanges entre le colonel Danwe et l’adjudant-chef Ngambi.


Selon Ayissi Nanga, le message faisait état d’une demande visant à trouver des hommes capables de « donner une correction à un journaliste ». Il a affirmé que l’adjudant-chef Ngambi lui avait transmis des photographies et des numéros de téléphone qui auraient servi à orienter les premières recherches.


L’officier a soutenu avoir transmis ces éléments aux enquêteurs, notamment au colonel Bialo. Il a également affirmé avoir procédé à plusieurs interpellations, dont celles de Jean-Pierre Amougou Belinga, d’Etoundi Nsoe et de Bruno Bidjang.


Ces déclarations décrivent le raisonnement que le témoin dit avoir suivi au cours de l’enquête. Elles ne suffisent pas, à elles seules, à établir la responsabilité pénale des personnes citées, laquelle relève de l’appréciation du tribunal.


Des constatations troublantes sur un véhicule


Dans son récit, Ayissi Nanga a décrit une descente effectuée à la brigade de Biemassi, où se trouvait un véhicule attribué au colonel Danwe. Il a affirmé y avoir relevé une forte odeur d’excréments, de l’huile moteur noire au plafond et des traces de poudre blanche.


Il a expliqué que ces constatations l’avaient conduit à s’interroger sur ce qui aurait pu se produire dans le véhicule pendant le transport de Martinez Zogo. Il a ensuite évoqué une reconstitution de l’itinéraire dans la nuit du 4 février 2023, en compagnie d’autres gendarmes.


D’après sa version, les indications recueillies sur le parcours des véhicules, leur arrivée au point de rassemblement et les échanges entre certains membres du groupe auraient soulevé des interrogations sur la suite du trajet de la victime.


Ayissi Nanga a avancé l’hypothèse qu’un second groupe aurait pu transporter Martinez Zogo vers Yaoundé et le remettre à d’autres personnes. Il a cité plusieurs noms dans cette hypothèse, mais les éléments rapportés dans son témoignage ne constituent pas, à eux seuls, une démonstration judiciaire de cette version.


Les téléphones du journaliste au cœur des interrogations


L’un des passages les plus sensibles de l’audience concerne les téléphones de Martinez Zogo. Ayissi Nanga a déclaré avoir demandé au colonel Bialo de lui présenter les appareils saisis après les faits. Selon lui, un seul téléphone lui aurait été présenté, tandis que le second aurait été annoncé comme étant entre les mains de la police.


Le témoin a affirmé que le téléphone consulté ne contenait aucune information qu’il jugeait intéressante. Il a également déclaré que les deux appareils auraient borné à l’intérieur de la Gendarmerie nationale.


À partir de ces éléments, il a émis l’hypothèse que le téléphone qu’il dit ne pas avoir pu examiner aurait pu subir un traitement destiné à effacer son contenu. Il a aussi questionné l’absence d’interpellation de Martin Savom, dont le nom apparaît, selon lui, dans l’historique des derniers appels de la victime.


Ayissi Nanga a accusé Martin Savom d’avoir joué un rôle dans les derniers déplacements de Martinez Zogo et a affirmé que son implication lui paraissait certaine. Il a toutefois reconnu ne pas avoir eu le temps de rassembler les preuves qu’il estimait nécessaires.


Ces accusations sont particulièrement graves. Elles doivent être présentées comme les déclarations et hypothèses du témoin, et non comme des faits judiciairement établis. Le tribunal devra apprécier les éléments matériels, les éventuelles contradictions et les explications des personnes concernées.


La coupure d’Internet, autre piste évoquée


Ayissi Nanga a également insisté sur une possible coupure d’Internet pendant la période des faits. Il a déclaré détenir une lettre du directeur général de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC), datée du 8 février 2023, qui confirmerait, selon lui, l’existence d’une interruption de la connexion.


Le témoin a expliqué avoir souhaité que les responsables régionaux de MTN Cameroun et d’Orange Cameroun soient entendus afin d’éclaircir les circonstances de cette interruption. Il affirme que les réponses obtenues sur certains téléphones ne correspondaient pas à ses attentes et qu’il avait contesté leur cohérence.


Il a également déclaré avoir demandé que le caporal Bakaiwe soit isolé pour permettre aux enquêteurs de clarifier certains éléments relatifs à la position du corps et au déroulement des événements. Selon lui, c’est dans ce contexte qu’il aurait appris qu’il ne faisait plus partie de la commission d’enquête mixte.


La portée exacte de cette piste, comme celle des données téléphoniques, dépendra des pièces versées au dossier et de leur examen contradictoire.


Une commission d’enquête sous le feu des critiques


Le colonel Ayissi Nanga a vivement critiqué la conduite des premières investigations. Il a notamment contesté la manière dont certains militaires auraient été présentés comme responsables de l’assassinat, estimant que les conclusions du médecin légiste sur les circonstances et l’heure probable du décès devaient être davantage prises en compte.


Il a aussi affirmé que les premières équipes d’enquête n’avaient pas suffisamment exploré certaines pistes, notamment celle de Jean-Pierre Amougou Belinga et celle des communications téléphoniques de la victime. Selon lui, les enquêteurs devaient rechercher les auteurs matériels, mais aussi ceux qui auraient éventuellement commandité le crime.


Le témoin a résumé sa critique en évoquant une enquête qu’il juge marquée par des inégalités de traitement, des choix contestables et des pistes qu’il estime insuffisamment approfondies. Il a néanmoins reconnu que le tribunal était seul habilité à établir un lien de responsabilité pénale.


Au cours de l’audience, il a aussi affirmé que le secrétaire d’État à la Défense aurait voulu orienter certaines investigations vers des malversations financières. Il a présenté une liste de personnes que, selon lui, cette autorité lui aurait demandé d’examiner dans ce volet. La pièce a suscité des objections sur sa régularité formelle, avant que le président du tribunal ne rejette l’objection soulevée sur ce point.


Ayissi Nanga a enfin lu un extrait d’un enregistrement audio qu’il dit avoir réalisé involontairement, après avoir oublié d’éteindre son enregistreur. Selon son interprétation, cet échange ferait ressortir des tensions autour de l’orientation de l’enquête et la possibilité que l’affaire ait été instrumentalisée à des fins étrangères à la recherche de la vérité.


« Soyez patient » : des révélations annoncées, mais encore attendues


Questionné à plusieurs reprises sur l’identité des personnes qui auraient enlevé et tué Martinez Zogo, ainsi que sur celle des éventuels commanditaires, Ayissi Nanga n’a pas donné de réponse définitive. Il a déclaré qu’il comptait démontrer qui avait tué le journaliste et qui aurait protégé les responsables, avant de demander au tribunal et aux parties de faire preuve de patience.


L’officier a insisté sur la nécessité, selon lui, d’examiner le rôle des enquêteurs eux-mêmes, estimant qu’une investigation sur les conditions de l’enquête initiale était indispensable. Il a également soutenu que l’identification des commanditaires nécessitait des preuves matérielles.


Ses déclarations mettent ainsi au premier plan plusieurs questions : la gestion des téléphones de la victime, les circonstances d’une éventuelle coupure d’Internet, les raisons de son départ de la commission d’enquête et la manière dont les premières pistes ont été exploitées.


La suite de l’audience attendue le 28 octobre


Les échanges ont porté sur des accusations particulièrement sensibles et ont donné lieu à plusieurs objections de la défense, du ministère public et des avocats des différentes parties. L’audience a été suspendue, puis reprise dans l’après-midi, avant d’être renvoyée au mercredi 28 octobre 2026 à 12 heures, pour la poursuite du contre-interrogatoire du 36e témoin par la partie civile.


La suite des débats devra permettre de confronter les affirmations du colonel Ayissi Nanga aux autres témoignages, aux pièces du dossier et aux explications des personnes citées. Dans cette affaire, où les responsabilités pénales restent à établir par la justice, les déclarations faites à l’audience constituent des éléments de débat, et non un verdict.


Cameroun24.net continuera de suivre les développements de cette procédure, en distinguant les déclarations des témoins, les éléments documentés et les décisions judiciaires.











Martinez Zogo Case: Colonel Ayissi Nanga Raises Fresh Questions Over Phone Records and the Investigation


At the Yaoundé Military Tribunal, the 36th witness says he was removed from the joint investigation commission after seeking to pursue certain leads. He questions how Martinez Zogo’s phones were handled, raises concerns about a possible internet outage and makes serious allegations involving several individuals. His claims remain subject to judicial scrutiny.


The trial over the killing of journalist Martinez Zogo took a significant turn as Colonel Ayissi Nanga testified before the Yaoundé Military Tribunal. The 36th witness revisited his involvement in the joint investigation commission, the inquiries conducted after the journalist’s abduction and death, and the circumstances that he says led to his removal from the investigative team.


His testimony focused in particular on the handling of the victim’s mobile phones, the circumstances surrounding several arrests and the alleged roles of individuals he believes should have been investigated more thoroughly.


Alleged threats and removal from the investigation


Asked why he believed he had been threatened, Colonel Ayissi Nanga said he felt that certain individuals were trying to prevent him from testifying. He referred to several summonses, a search notice and restrictions that he considers attempts to intimidate him or interfere with his participation in the proceedings.


He also mentioned travel bans, including one dating back to 2024, which he described as unlawful. According to his testimony, these events formed part of a series of pressures that began after his involvement in the investigation into Martinez Zogo’s death.


The public prosecutor questioned whether such measures prevented him from appearing before the court. Ayissi Nanga acknowledged that, in his view, a security inquiry, an administrative inquiry or a judicial investigation did not in itself prevent him from testifying. He nevertheless argued that these procedures had been used as pretexts to discourage him.


These statements represent the witness’s account and must be assessed within the judicial proceedings.


How did he join the joint investigation commission?


Colonel Ayissi Nanga said he joined the joint investigation commission at the request of the Secretary of State for Defence in charge of the National Gendarmerie, whom he referred to as “Le SED”. At the time, he was attending the École supérieure de guerre in Simbock.


According to his account, his analysis of the journalist’s abduction impressed a senior official he met at the central offices of the Gendarmerie. That official allegedly put him in contact with an authority who decided to bring him into the investigative team. Ayissi Nanga said he had a service note formalising his appointment.


He described the investigation as a process divided into five phases, beginning with the abduction on 17 January 2023 and continuing through the subsequent operations. He said he had been involved at different stages, including the initial searches, the examination of leads and the arrest of suspects.


He stressed, however, that he had not participated in every phase. He said he had shared information with Colonel Bialo before returning to the investigation in early February 2023.


Early leads and the DGRE connection


Ayissi Nanga said his analysis of the abduction’s modus operandi led him to suspect military involvement. He referred to the use of an unmarked vehicle and a screenshot of an exchange between Colonel Danwe and Chief Warrant Officer Ngambi.


According to the witness, the message concerned a request to find men capable of “teaching a journalist a lesson”. He said Ngambi had provided him with photographs and telephone numbers that helped direct the initial inquiries.


Ayissi Nanga stated that he passed this information to investigators, including Colonel Bialo. He also said he had been involved in the arrests of several individuals, including Jean-Pierre Amougou Belinga, Etoundi Nsoe and Bruno Bidjang.


These statements describe the reasoning the witness says he followed during the investigation. They do not, on their own, establish the criminal liability of the individuals named. That determination rests with the court.


Troubling observations inside a vehicle


The colonel described a visit to the Biemassi Gendarmerie Brigade, where a vehicle attributed to Colonel Danwe was located. He said he noticed a strong smell of faeces, black engine oil on the ceiling and traces of white powder inside the vehicle.


He said these observations prompted questions about what might have happened inside the vehicle while Martinez Zogo was being transported. He then described a reconstruction of the route on the night of 4 February 2023, accompanied by other gendarmes.


According to his account, information about the vehicles’ movements, their arrival at a meeting point and exchanges between members of the group raised questions about what happened to the journalist after the initial operation.


Ayissi Nanga suggested that a second group might have transported Martinez Zogo to Yaoundé and handed him over to other people. He named several individuals in connection with this hypothesis, but his testimony alone does not establish that this scenario occurred.


The journalist’s phones at the centre of the controversy


One of the most sensitive parts of the hearing concerned Martinez Zogo’s mobile phones. Ayissi Nanga said he had asked Colonel Bialo to show him the devices seized after the incident. According to his testimony, only one phone was presented to him, while he was told that the second was in police custody.


He said the phone he examined contained no information he considered useful. He also claimed that both devices had registered connections within the National Gendarmerie’s premises.


On that basis, he raised the possibility that the phone he said he had been unable to examine might have been processed to erase its contents. He also questioned why Martin Savom had not been arrested, given what Ayissi Nanga described as the victim’s call history.


The colonel accused Savom of having played a role in the journalist’s final movements and said he considered his involvement certain. However, he acknowledged that he had not had enough time to gather the evidence he believed was necessary.


These are serious allegations and must be treated as the witness’s claims, not as judicially established facts. The court will have to assess the material evidence, any contradictions and the explanations provided by the individuals concerned.


A possible internet shutdown under scrutiny


Ayissi Nanga also highlighted what he described as a possible internet outage during the period surrounding the crime. He said he possessed a letter dated 8 February 2023 from the Director-General of the National Agency for Information and Communication Technologies (ANTIC), which he claimed confirmed that an interruption had occurred.


The witness said he wanted regional officials from MTN Cameroon and Orange Cameroon to be questioned to clarify the circumstances of the interruption. He argued that the responses he received about certain phones did not match his expectations and that he had challenged their consistency.


He also said he had asked for Corporal Bakaiwe to be isolated so investigators could clarify issues concerning the position of the body and the sequence of events. According to Ayissi Nanga, it was in this context that he learned he was no longer part of the joint investigation commission.


The significance of this lead, like that of the telephone records, will depend on the evidence formally submitted to the court and examined by all parties.


The investigation commission faces sharp criticism


Colonel Ayissi Nanga strongly criticised the handling of the initial investigation. He challenged the way certain soldiers had allegedly been presented as responsible for the murder, arguing that the forensic pathologist’s findings on the circumstances and probable time of death deserved greater consideration.


He also claimed that investigators had not sufficiently explored several leads, including the possible role of Jean-Pierre Amougou Belinga and the victim’s telephone communications. In his view, investigators needed to identify not only the perpetrators but also anyone who might have commissioned the crime.


The witness described the investigation as marked by unequal treatment, questionable decisions and leads that he believed had not been fully pursued. He nevertheless acknowledged that only the court could establish criminal responsibility.


He further alleged that the Secretary of State for Defence had sought to redirect some inquiries towards financial misconduct. Ayissi Nanga presented a list of individuals whom he said he had been asked to investigate in connection with that aspect of the case. The document prompted objections over its formal admissibility, but the presiding judge rejected the objection raised on that point.


Ayissi Nanga also read an excerpt from an audio recording that he said he had made unintentionally after forgetting to switch off his recorder. In his interpretation, the conversation revealed tensions over the direction of the investigation and suggested that the case might have been used for purposes unrelated to establishing the truth.


“Be patient”: further revelations promised


Asked repeatedly who had abducted and killed Martinez Zogo, and who might have ordered the crime, Ayissi Nanga did not provide a definitive answer. He said he intended to demonstrate who had killed the journalist and who had protected those responsible, before asking the court and the parties to be patient.


The colonel argued that investigators themselves should be scrutinised and said a review of the initial investigation was necessary. He also maintained that identifying those who commissioned the crime would require material evidence.


His testimony has therefore brought several questions back into focus: how the victim’s phones were handled, whether an internet outage occurred, why he left the joint investigation commission and how the first leads were pursued.


Hearing to resume on 28 October


The proceedings featured serious allegations and several objections from defence lawyers, the public prosecutor and other counsel. The hearing was suspended, resumed in the afternoon and then adjourned until Wednesday, 28 October 2026, at noon, when the civil parties are expected to continue cross-examining the 36th witness.


The next session is expected to further test Ayissi Nanga’s statements against other testimonies, documents in the case file and explanations from the individuals named.


In a case where criminal responsibility remains to be determined by the courts, statements made during a hearing are evidence for judicial debate, not a verdict.


Cameroun24.net will continue to follow the proceedings, distinguishing witness allegations from documented evidence and judicial decisions.






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Ange NGO

 




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