La Terre accélère, le temps vacille : bientôt la fin de la seconde intercalaire ?
Imaginez un instant : le monde entier perd une seconde. Pas une seconde de trop, non. Une seconde en moins. Pour la première fois dans l’histoire moderne, les horloges atomiques pourraient devoir *reculer*. Et ce n’est pas de la science-fiction. C’est ce que le Bureau international des poids et mesures pourrait décider dès octobre prochain.
Pendant des siècles, le temps a suivi le rythme de la Terre. Une journée, c’était le temps que mettait notre planète à faire un tour sur elle-même. Puis sont arrivées les horloges atomiques, d’une précision diabolique, basées sur les oscillations des atomes de césium. Problème : la rotation de la Terre n’est pas régulière. Atmosphère, océans, fer liquide dans le noyau… tout ça fait varier la durée du jour. Pour coller les deux mesures, on a inventé en 1972 la fameuse « seconde intercalaire ». En 54 ans, on en a ajouté 27.
Mais voilà le retournement de situation. Alors qu’on pensait que la Terre ralentissait progressivement, ces dernières années, elle a commencé à tourner… un peu plus vite. Résultat : on pourrait bientôt devoir supprimer une seconde. Une « seconde négative ».
Selon Sethan Shemar, chercheur principal au Laboratoire national de physique du Royaume-Uni, cité par le quotidien britannique The Times, cette suppression passerait totalement inaperçue pour nous, humains. Mais pour les ordinateurs, c’est une autre histoire. « De nombreux programmes informatiques partent du principe que toutes les secondes intercalaires sont positives. Ils devront être réécrits », explique-t-il. Le risque ? Une panne technologique majeure touchant les télécommunications, les marchés financiers internationaux et les systèmes de navigation par satellite.
Face à cette menace, le Bureau international des poids et mesures pourrait soumettre au vote, lors de la Conférence générale à Versailles en octobre, une proposition radicale : arrêter définitivement d’ajouter (ou de retirer) des secondes intercalaires à partir du 20 mai 2027. Autrement dit, désynchroniser pour de bon le Temps universel coordonné (UTC) de l’heure astronomique. Une décision historique qui viserait à éviter le chaos numérique.
Pendant que les horloges de la Terre se disputent, les scientifiques regardent aussi plus loin… beaucoup plus loin.
Dans la Voie lactée, des mondes plus étranges que la fiction
Les exoplanètes qui peuplent notre galaxie ne se ressemblent pas du tout. C’est ce que rappelle Vladislava Ananieva, chercheuse au département de physique planétaire de l’Institut de recherche spatiale de l’Académie des sciences de Russie, dans une déclaration à TASS.
« Le monde des planètes est extrêmement varié, plus varié que celui des étoiles », affirme-t-elle. Certaines sont ferreuses et rocheuses, comme la Terre, Vénus, Mercure ou Mars. D’autres sont dominées par les glaces, avec une fine atmosphère d’hydrogène et d’hélium, à l’image d’Uranus et de Neptune.
Contrairement aux étoiles de la séquence principale, composées essentiellement d’hydrogène et d’hélium (avec moins de 2 % d’éléments lourds), les planètes peuvent avoir des compositions chimiques radicalement différentes. Masse, rayon, température… et surtout composition chimique : autant de paramètres cruciaux pour comprendre ces mondes lointains.
Deux actualités scientifiques qui, chacune à leur manière, rappellent une chose : l’univers (et même notre propre planète) n’est jamais vraiment stable. Et les décisions que nous prenons aujourd’hui sur le temps… pourraient changer la façon dont le monde numérique fonctionne demain.
Earth Is Spinning Faster: Scientists May Soon Delete a Second — and It Could Crash the Internet
Imagine the entire world losing one second. Not an extra second — a second taken away. For the first time in modern history, atomic clocks might have to go backwards. This is not science fiction. It is a real possibility that the International Bureau of Weights and Measures could decide on as early as October.
For centuries, time followed Earth’s rotation. A day was simply the time it took our planet to spin once on its axis. Then came atomic clocks of extraordinary precision, based on the oscillations of caesium atoms. The problem? Earth’s rotation is not steady. The atmosphere, oceans and the liquid iron in the outer core all cause the length of a day to vary. To keep the two systems aligned, the leap second was introduced in 1972. In 54 years, 27 leap seconds have been added.
Now the situation has reversed. While scientists long assumed Earth was gradually slowing down, in recent years the planet has started spinning slightly faster. As a result, we may soon have to subtract a second — a negative leap second.
According to Sethan Shemar, principal researcher at the UK’s National Physical Laboratory, quoted by The Times, such a deletion would go completely unnoticed by humans. Computers, however, are another matter. “Many computer programs assume that all leap seconds are positive, and would therefore have to be rewritten,” he said. The risk is a major technological failure affecting telecommunications networks, international financial markets and satellite navigation systems.
To avoid this threat, the International Bureau of Weights and Measures may vote at its General Conference in Versailles in October on a proposal to end the use of leap seconds permanently from 20 May 2027. In other words, to permanently desynchronise Coordinated Universal Time (UTC) from astronomical time — a historic decision aimed at preventing large-scale digital disruption.
While Earth’s clocks are in dispute, scientists are also looking much further afield.
In the Milky Way, Worlds Stranger Than Fiction
The exoplanets of our galaxy are far more diverse than many people realise. Vladislava Ananieva, a researcher in the planetary physics department at the Space Research Institute of the Russian Academy of Sciences, told TASS: “The world of planets is extremely varied — more varied than that of stars.”
Some are iron-rich and rocky, like Earth, Venus, Mercury and Mars. Others are dominated by ices and have thin atmospheres of hydrogen and helium, similar to Uranus and Neptune.
Unlike main-sequence stars, which are mostly hydrogen and helium (with heavy elements making up less than 2 % of their mass), planets can have radically different chemical compositions. Mass, radius, temperature — and especially chemical makeup — are all critical factors in understanding these distant worlds.
Two scientific stories that, each in their own way, remind us of the same truth: the universe (and even our own planet) is never truly stable. And the decisions we make today about time could reshape how the digital world functions tomorrow.
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Silognhia Edwige