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Plus de 700 blessés en quelques jours au Tigré : le fragile cessez-le-feu de 2022 vole en éclats, MSF tire la sonnette d’alarme

Afflux massif de blessés dans les hôpitaux du Tigré : MSF annonce plus de 700 patients en quelques jours alors que les combats reprennent entre l’armée éthiopienne et le FLPT. Le traité de paix de 2022 est brisé. Voici ce que l’on sait.

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Plus de 700 blessés en quelques jours au Tigré : le fragile cessez-le-feu de 2022 vole en éclats, MSF tire la sonnette d’alarme


29 septembre 2026. Le nord de l’Éthiopie s’embrase à nouveau. Et cette fois, les hôpitaux saturent à une vitesse effrayante.


Médecins sans frontières (MSF) vient de lancer un cri d’alerte clair et net : plus de 700 personnes blessées dans les nouveaux combats ont été admises dans les structures sanitaires de l’État du Tigré. « Cette escalade des tensions brise le fragile traité de paix signé en 2022 », indique l’ONG dans un communiqué publié ce 29 septembre.


Les chiffres donnent le vertige. Entre le 22 et le 25 septembre, les hôpitaux de Korem et d’Alamata ont accueilli à eux seuls plus de 420 blessés. Au nord-ouest, à Shire, l’hôpital de Suhul a reçu plus de 300 autres patients. Total : plus de 700 blessés de guerre en quelques jours seulement. Et ce ne sont que les cas enregistrés par MSF.


Face à cette déferlante, les équipes de l’organisation ont intensifié leur intervention. Mais la situation se dégrade si vite que certaines activités ont déjà dû être suspendues, notamment à Alamata, en raison de l’insécurité. Les personnels ont été redéployés pour soutenir les hôpitaux encore fonctionnels de Shire, Sheraro et Korem.


Les combats opposent les Forces de défense nationale éthiopiennes aux forces du Front de libération du peuple du Tigré (FLPT) et à leurs alliés. Après des mois de tensions croissantes, les affrontements se sont intensifiés en septembre et se sont étendus au-delà du Tigré, vers les États voisins de l’Afar et de l’Amhara.


Des populations fuient déjà les zones de combats. MSF se prépare à répondre aux besoins des personnes déplacées dans le Tigré, l’Amhara et l’Afar.


Quant au bilan humain exact, le flou reste total. L’armée éthiopienne a affirmé avoir tué 272 combattants du FLPT et en avoir blessé 260 lors d’une contre-offensive dans l’Amhara. Ces chiffres n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante, précise l’AFP. Les autorités n’ont fourni aucune information sur les pertes des forces fédérales ni sur les victimes civiles.


Ce que l’on sait avec certitude, c’est que le traité de paix de Pretoria de 2022, qui avait mis fin à deux années de guerre dévastatrice, est aujourd’hui en lambeaux. Les hôpitaux débordent, les populations se déplacent, et l’aide humanitaire se bat pour tenir.


Dans un pays déjà meurtri par des années de conflits, cette nouvelle flambée de violence rappelle une vérité amère : la paix, ici, reste toujours fragile. Et ce sont encore une fois les civils qui paient le prix fort.


MSF continue d’appeler à la retenue et à la protection des structures sanitaires. Mais sur le terrain, chaque jour qui passe apporte son lot de nouveaux blessés.




Over 700 Wounded in Days in Tigray: Fragile 2022 Peace Deal Shattered as MSF Sounds the Alarm


September 29, 2026. Northern Ethiopia is burning again. And this time, hospitals are overflowing at a terrifying pace.


Doctors Without Borders (MSF) has issued a clear and urgent warning: more than 700 people wounded in the latest fighting have been admitted to hospitals in Tigray region. “This escalation of tensions is shattering the fragile 2022 peace agreement,” the organisation said in a statement released on 29 September.


The numbers are staggering. Between 22 and 25 September, hospitals in Korem and Alamata alone received more than 420 wounded patients. In the northwest, Suhul Hospital in Shire admitted over 300 more. Total: more than 700 war-wounded in just a few days — and these are only the cases recorded by MSF.


Faced with this surge, MSF teams have scaled up their response. But the situation is deteriorating so rapidly that some activities have already been suspended, including at Alamata hospital, due to insecurity. Staff have been redeployed to support still-functioning facilities in Shire, Sheraro and Korem.


The fighting pits the Ethiopian National Defence Forces against the Tigray People’s Liberation Front (TPLF) and their allies. After months of rising tensions, clashes intensified in September and spread beyond Tigray into the neighbouring states of Afar and Amhara.


People are already fleeing the conflict zones. MSF is preparing to respond to the needs of displaced populations in Tigray, Amhara and Afar.


As for the exact human toll, the picture remains unclear. The Ethiopian army previously claimed it had killed 272 TPLF fighters and wounded 260 others during a counter-offensive in Amhara state. These figures could not be independently verified, according to AFP. Authorities have provided no information on federal force or civilian casualties.


What is certain is that the 2022 Pretoria peace agreement, which ended two years of devastating war, is now in tatters. Hospitals are overwhelmed, populations are on the move, and humanitarian aid is struggling to keep up.


In a country already scarred by years of conflict, this new wave of violence is a bitter reminder: peace here remains fragile. And once again, it is civilians who are paying the highest price.


MSF continues to call for restraint and the protection of medical facilities. But on the ground, every passing day brings more wounded.


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Moussa Nassourou

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