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« Ils raflent même dans les églises et les écoles » : HRW accuse le M23 et l’armée rwandaise de recrutement forcé massif en RDC

Human Rights Watch dénonce des crimes de guerre en RDC : rafles, exécutions sommaires, enfants soldats dès 12 ans. L’Est congolais martyr depuis 2024. Découvrez le rapport choc – et l’appel à la communauté internationale.

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« On nous embarquait comme du bétail » : l’horreur du recrutement forcé signé M23 et Rwanda


La machine de la terreur ne s’arrête plus dans l’est de la République démocratique du Congo. Le groupe rebelle AFC/M23, épaulé par l’armée rwandaise (RDF), est accusé d’avoir orchestré des campagnes de recrutement forcé d’une violence inouïe, entre la mi-2024 et décembre 2025 au minimum. C’est le puissant cri d’alarme poussé par Human Rights Watch (HRW) dans un rapport qui fait l’effet d’une bombe.


Des rafles jusque dans les hôpitaux et les églises


Selon l’organisation internationale de défense des droits humains, rien n’a été épargné. Dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, des soldats des FARDC, des policiers, des fonctionnaires, mais aussi de simples civils, y compris des femmes et des personnes âgées, sont arrêtés arbitrairement.


« Ils nous ont attrapés sur la route, d’autres ont été enlevés dans des écoles et même dans une église lors de la prière du matin », a témoigné un survivant interrogé par HRW.


Les détenus sont ensuite entassés dans des camions bâchés, conduits vers des camps secrets où règnent la faim, la chaleur accablante et les coups. « On buvait notre propre urine », raconte un autre, évoquant une déshydratation volontairement infligée.


Enfants soldats dès 12 ans : une génération sacrifiée


Pire encore : des enfants âgés de seulement 12 ans figurent parmi les recrutés. Beaucoup ont été arrachés à leurs familles, puis jetés dans une guerre qu’ils ne comprennent pas. Ceux qui tentent de fuir sont exécutés sommairement devant les autres pour l’exemple.


HRW est formel : ces actes pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.


Le déni rwandais et l’impuissance internationale


Comme à chaque fois, Kigali et les porte-parole du M23 rejettent ces accusations. Mais Human Rights Watch dénonce un silence assourdissant : « Il n’y a pas eu d’enquêtes adéquates », regrette l’organisation.


L’appel est désormais lancé aux partenaires internationaux du Rwanda – ONU, Union africaine, Union européenne, États-Unis – pour qu’ils fassent pression immédiatement. HRW exige la fin des violations et la traduction des responsables en justice.


Pendant ce temps, dans les collines du Kivu, les camions continuent de rafler des vies. Et la communauté internationale, elle, regarde ailleurs.


« Assez de ce sang versé pour du minerai », tempête un activiste local. « Le monde doit savoir. »




“They sweep even in churches and schools”: HRW accuses M23 and Rwandan army of mass forced recruitment in DRC


The machinery of terror is grinding on in eastern Democratic Republic of Congo. The rebel group AFC/M23, backed by the Rwandan army (RDF), stands accused of orchestrating forced recruitment campaigns of shocking brutality between mid-2024 and at least December 2025. This is the stark warning from Human Rights Watch (HRW) in a report that has landed like a bombshell.


Raids in hospitals and churches


According to HRW, nothing has been spared in North and South Kivu provinces. FARDC soldiers, police officers, civil servants, and ordinary civilians have been arbitrarily arrested – some on roads, others in schools, hospitals, and even churches.


“They grabbed us on the road. Others were taken from schools and from a church during morning prayer,” a survivor told HRW.


Detainees are then crammed into covered trucks and taken to secret camps where beatings, hunger, and deliberate dehydration await. “We drank our own urine,” one survivor said.


Child soldiers as young as 12


Worse still, children as young as 12 have been forcibly recruited. Many are executed on the spot if they try to escape.


HRW states that these acts may constitute war crimes and crimes against humanity.


Rwandan denial and international inaction


As always, Kigali and M23 representatives deny the allegations. But HRW regrets the lack of any proper investigations. The organisation now calls on Rwanda’s international partners – the UN, African Union, EU, and United States – to exert immediate pressure to end the violations and bring those responsible to justice.


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Didier Cebas K.

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