Iran–États-Unis : Trump annonce un possible accord historique “dans une semaine”, mais le détroit d’Ormuz reste au bord de l’explosion
Le bras de fer entre Washington et Téhéran pourrait connaître un tournant décisif dans les prochaines heures. Selon plusieurs médias américains, l’Iran devrait transmettre ce jeudi sa réponse à la proposition américaine visant à mettre fin au conflit armé qui secoue le Moyen-Orient et menace directement la sécurité du détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce mondial du pétrole.
D’après CNN, les autorités iraniennes devraient répondre par l’intermédiaire du Pakistan, alors qu’Axios affirme que les États-Unis et l’Iran sont désormais proches de signer un mémorandum d’une page ouvrant la voie à une désescalade majeure.
Un accord nucléaire sous haute tension
Au cœur des négociations figure le programme nucléaire iranien. Washington exige un moratoire de longue durée sur l’enrichissement d’uranium iranien, pouvant aller jusqu’à vingt ans selon le Wall Street Journal. Les États-Unis réclament également le transfert de l’uranium enrichi hors d’Iran, ainsi que le démantèlement de plusieurs installations nucléaires stratégiques, notamment celles de Natanz, Fordo et Ispahan.
En échange, Téhéran pourrait obtenir une levée progressive des sanctions américaines et le dégel d’actifs financiers bloqués depuis plusieurs années.
Donald Trump s’est montré particulièrement optimiste. Le président américain affirme que les discussions des dernières 24 heures ont été “très positives” et qu’un accord pourrait être conclu rapidement.
“L’Iran ne peut pas avoir l’arme nucléaire, et il n’en aura pas”, a déclaré le locataire de la Maison-Blanche.
Selon Fox News, Trump estime qu’un mémorandum pourrait être signé “dans une semaine”.
Les déclarations de Trump inquiètent les négociateurs
Malgré cette dynamique diplomatique, plusieurs responsables américains et arabes redoutent que la rhétorique agressive de Donald Trump fasse dérailler les discussions.
Politico révèle que les déclarations publiques du président américain inquiètent même certains de ses alliés. Plusieurs diplomates estiment que Téhéran cherche également à “sauver la face” après plusieurs semaines de conflit.
L’ancien ambassadeur américain Michael Ratney a conseillé à Trump d’éviter toute déclaration publique pendant les négociations.
“Pas un tweet, pas un commentaire public, pas une menace”, a-t-il insisté.
Le détroit d’Ormuz toujours sous tension maximale
Pendant que les négociations avancent, la situation militaire demeure explosive dans le Golfe.
Les États-Unis ont suspendu leur opération “Project Freedom”, destinée à escorter les navires dans le détroit d’Ormuz, dans l’attente d’un éventuel accord avec l’Iran. Cette suspension serait liée à des signaux de concessions transmis par Téhéran via des médiateurs pakistanais.
Mais sur le terrain, les incidents se multiplient.
Le Commandement central américain (Centcom) a annoncé avoir immobilisé le pétrolier iranien Hasna dans le golfe d’Oman après des tirs effectués depuis un chasseur F/A-18 Super Hornet. Des explosions ont également été signalées sur l’île iranienne de Qeshm ainsi qu’à Bandar Abbas et Bouchehr.
Selon NBC News, des militaires américains étaient même présents à bord de navires commerciaux traversant le détroit d’Ormuz, une première dans cette crise.
L’Arabie saoudite refuse de suivre Washington
Autre signal fort : Riyad a refusé de soutenir l’opération américaine dans le Golfe.
Selon NBC News, les autorités saoudiennes ont été irritées par l’annonce unilatérale de Washington concernant l’opération “Project Freedom”. En réaction, le royaume a interdit l’utilisation de sa base aérienne Prince Sultan ainsi que de son espace aérien.
Même un échange téléphonique entre Donald Trump et le prince héritier Mohammed ben Salmane n’a pas permis d’apaiser les tensions.
L’Europe entre dans le jeu
Face au risque d’embrasement régional, plusieurs puissances européennes renforcent leur présence militaire.
La France a déployé le porte-avions Charles de Gaulle en mer Rouge afin de sécuriser les routes maritimes. Emmanuel Macron a également échangé avec le président iranien Massoud Pezechkian, appelant à la levée du blocus du détroit d’Ormuz et au retour à la liberté de navigation.
L’Allemagne, de son côté, s’est dite prête à participer à une mission de sécurisation du détroit, y compris avec des moyens militaires si les conditions politiques sont réunies.
Les dégâts de la guerre deviennent colossaux
Pendant ce temps, le bilan humain et matériel du conflit continue de s’alourdir.
Selon le Croissant-Rouge iranien, plus de 149.000 infrastructures civiles ont été endommagées ou détruites depuis le début des frappes américaines et israéliennes. Des centaines d’écoles, de centres médicaux et d’habitations figurent parmi les sites touchés.
Le Washington Post affirme également que l’Iran a frappé ou endommagé au moins 228 installations militaires américaines au Moyen-Orient, notamment à Bahreïn et au Koweït.
Plus de 600 attaques contre des intérêts américains auraient aussi été recensées en Irak depuis le début du conflit.
Un accord encore fragile
Malgré l’optimisme affiché par Donald Trump, plusieurs responsables iraniens restent prudents.
Le porte-parole de la commission de la sécurité nationale du parlement iranien a qualifié les informations sur un accord imminent de simple “liste de souhaits américains”.
Mais une chose apparaît désormais claire : après des semaines d’escalade militaire, Washington et Téhéran semblent chercher une porte de sortie diplomatique avant qu’un nouvel incident dans le détroit d’Ormuz ne fasse basculer toute la région dans une guerre ouverte.
Iran-US tensions: Trump says historic deal possible “within a week” as Hormuz crisis threatens global markets
The standoff between Washington and Tehran may be approaching a critical turning point. According to several American media outlets, Iran is expected to respond Thursday to a US proposal aimed at ending the conflict that has shaken the Middle East and threatened the strategic Strait of Hormuz.
CNN reported that Tehran would deliver its response through Pakistani mediators, while Axios revealed that both countries are close to signing a one-page memorandum designed to launch a broader diplomatic settlement.
At the center of the negotiations is Iran’s nuclear program. The United States is reportedly demanding a long-term moratorium on uranium enrichment, the transfer of enriched uranium outside Iran, and the dismantling of key nuclear facilities such as Natanz, Fordo and Isfahan.
In exchange, Washington could ease sanctions and release frozen Iranian assets.
Donald Trump said discussions over the past 24 hours had been “very positive” and suggested that a deal could be finalized quickly.
Meanwhile, tensions remain extremely high in the Gulf region. The US has suspended Operation Project Freedom in the Strait of Hormuz pending diplomatic progress, but military incidents continue to multiply.
American forces recently intercepted an Iranian tanker in the Gulf of Oman, while explosions were reported in several Iranian cities, including Bandar Abbas and Bushehr.
Saudi Arabia has also refused to support the US maritime operation, reflecting growing regional divisions over Washington’s strategy.
France and Germany are now considering a broader international mission to secure navigation in the Strait of Hormuz as fears of a wider regional war continue to grow.
Despite diplomatic progress, both sides remain cautious, and any new military escalation could derail negotiations at any moment.
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Moussa Nassourou et Ange NGO