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Affaire Martinez Zogo : Amougou Belinga contre-attaque au Tribunal militaire et évoque un lien criard entre Eko’o Eko’o et Savom

Affaire Martinez Zogo : au Tribunal militaire de Yaoundé, Jean Pierre Amougou Belinga crée la surprise en évoquant un lien familial entre Maxime Eko’o Eko’o et Martin Savom. Plus de 10 heures d’audience sous tension.

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Yaoundé retient son souffle. Ce lundi 9 mars 2026, le Tribunal militaire de la capitale a été le théâtre d’une audience électrique dans l’affaire Martinez Zogo. Plus de dix heures d’horloge, des échanges tendus et une stratégie de défense offensive portée par Jean Pierre Amougou Belinga.


Au cœur de la journée : l’audition du Commissaire de Police Charlotte Angwei Mbah.


Une témoin clé à la barre


Commandant du Groupement de recherche opérationnelle à la DGRE au moment des faits, Charlotte Angwei Mbah a comparu comme témoin du Commissaire du gouvernement. Son témoignage était particulièrement attendu dans ce dossier qui continue de secouer l’opinion publique camerounaise.


Mais la phase de cross-examination a rapidement pris une tournure politique et stratégique.


Amougou Belinga sort l’artillerie lourde


Interrogée directement par Jean Pierre Amougou Belinga — président du Groupe L’Anecdote et l’un des principaux accusés — la témoin a été confrontée à une série de questions visant à établir un possible lien de proximité entre Maxime Eko’o Eko’o, ancien patron de la DGRE, et Martin Savom.


Dans une intervention marquée par une volonté manifeste de démonstration, celui que ses partisans appellent le « Zomloa des Zomlo’o » a évoqué un lien familial supposé : selon lui, l’une des épouses de l’ex-DGRE, Violong Emmelienne, serait la sœur de Martin Savom.


Une déclaration lourde de sous-entendus.


Pour l’accusé, cette proximité familiale pourrait révéler une complicité structurelle ayant, selon sa ligne de défense, conduit à l’assassinat du journaliste Martinez Zogo.


Les écoutes téléphoniques au centre du débat


Jean Pierre Amougou Belinga est également revenu sur les écoutes téléphoniques qui avaient fuité au début de l’affaire. Il a martelé son innocence, posant une question stratégique devant la barre :


Si un complot avait été ourdi, pourquoi les interceptions téléphoniques n’en auraient-elles révélé aucune trace ?


Un argument destiné à fragiliser l’accusation et à repositionner le débat sur la solidité des preuves matérielles.


Une phrase choc devant le tribunal


Fidèle à son style, Amougou Belinga a ponctué son intervention par une formule qui a marqué l’audience :


« Ce n’est qu’au Cameroun que les tables-bancs donnent des cours aux menuisiers. »


Une déclaration interprétée par plusieurs observateurs comme une critique à peine voilée de la conduite de l’enquête.


Une audience marathon


Ouverte vers 11 heures, l’audience s’est étirée sur plus de dix heures, témoignant de la complexité et de la sensibilité du dossier. Les débats ont finalement été suspendus en fin de soirée.


La procédure reprendra ce mardi à 10 heures, avec la poursuite de l’audition des témoins du ministère public.


L’affaire Martinez Zogo, devenue un symbole national de la quête de vérité et de justice, continue de polariser l’opinion et de redessiner les lignes de fracture au sein de l’élite politico-sécuritaire camerounaise.


Le Tribunal militaire de Yaoundé reste plus que jamais sous haute surveillance médiatique.




Martinez Zogo Case: Amougou Belinga Strikes Back in Military Court, Raises Explosive Family Link Allegation


Tension gripped Yaoundé on Monday, March 9, 2026, as hearings resumed at the Military Court in the high-profile Martinez Zogo case. The session lasted over ten hours and featured intense exchanges, particularly during the cross-examination phase.


Police Commissioner Charlotte Angwei Mbah, who was head of the Operational Research Unit at the DGRE at the time of the events, appeared as a witness for the prosecution.


During cross-examination, Jean Pierre Amougou Belinga — media tycoon and one of the main defendants — directly questioned the witness and introduced a controversial allegation.


He claimed that Violong Emmelienne, one of the wives of former DGRE Director Maxime Eko’o Eko’o, is the sister of Martin Savom. According to his argument, this alleged family connection could indicate a deeper relationship between Eko’o Eko’o and Savom.


Belinga suggested that such proximity might point to complicity in the events that led to the assassination of journalist Martinez Zogo — an accusation that reshapes the defense narrative.


He also challenged the credibility of the phone interceptions leaked earlier in the investigation, asking why no evidence of a conspiracy appeared in those recordings if he had truly orchestrated the crime.


In a striking remark before the court, he stated:


“Only in Cameroon do school desks give lessons to carpenters.”


The hearing, which began around 11 a.m., was suspended late in the evening and will resume Tuesday at 10 a.m. with further prosecution witnesses.


The Martinez Zogo case remains one of Cameroon’s most sensitive and closely watched judicial proceedings.



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Didier Cebas K.

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