Publicité

Yaoundé-Nsimalen : l'autoroute aux milliards fantômes - Un chantier bloqu?, une facture qui d?raille

Les chiffres, implacables, racontent une histoire vertigineuse. Celle de l'autoroute tant attendue reliant Yaoundé, la capitale politique, ? son a?roport international de Nsimalen. Un projet structurant dont le co?t, selon des informations relay?es par la presse, a litt?ralement explos? au fil des ans, sur fond de section urbaine paralys?e.

Publicité

En 2013, le démarrage de la première phase dite « en rase campagne » était chiffré à 154 milliards de FCFA. Un investissement déjà conséquent pour ce symbole de modernité. Pourtant, ce montant n'était que le prélude à une réévaluation spectaculaire. En 2019, l'enveloppe grimpait à 276 milliards. Et aujourd'hui, en 2025, la facture totale du projet atteindrait l'astronomique somme de 434 milliards de FCFA.


La cible de ces révisions successives : la « section urbaine », tronçon crucial devant désengorger la capitale, mais qui demeure malheureusement enlisée. Blocages fonciers, expropriations complexes, défis techniques et contraintes environnementales… Les raisons de cette paralysie sont multiples, tout comme les justifications avancées par le ministère en charge (Minhdu) pour expliquer cette flambée des coûts.


Si les « ajustements » peuvent, dans une certaine mesure, être inhérents aux grands travaux d'infrastructure, l'ampleur de la dérive interpelle. Elle pose avec acuité la question de la planification initiale, de la maîtrise d'ouvrage et de la transparence dans la gestion des fonds publics. Alors que les usagers continuent de subir les embouteillages chroniques de l'axe actuel, le fossé se creuse entre les milliards engloutis et la réalité d'un chantier en panne.


Dans un contexte économique national tendu, cette affaire dépasse le simple cadre d'un retard de travaux. Elle devient le symbole d'une gestion qui alarme observateurs et citoyens, exigeant des éclaircissements sur la destination précise des fonds et un calendrier réaliste pour l'achèvement de cette infrastructure vitale. L'autoroute Yaoundé-Nsimalen sera-t-elle la promesse tenue d'une capitale mieux désenclavée, ou le monument d'un gâchis financier ? La réponse se trouve dans la capacité des autorités à débloquer le chantier et, surtout, à restaurer la confiance par une communication transparente et des actes concrets.




Yaoundé-Nsimalen Highway: The Phantom Billion Highway - A Stalled Project, A Spiraling Bill


The figures, relentless, tell a dizzying story. That of the long-awaited highway linking Yaoundé, the political capital, to its international airport in Nsimalen. A flagship project whose cost, according to information relayed by the press, has literally skyrocketed over the years, against the backdrop of a paralyzed urban section.


In 2013, the launch of the first so-called "greenfield" phase was estimated at 154 billion CFA francs. A substantial investment for this symbol of modernity. Yet, this amount was only the prelude to a spectacular reassessment. By 2019, the budget had risen to 276 billion. And today, in 2025, the total project bill is said to have reached the astronomical sum of 434 billion CFA francs.


The target of these successive revisions: the "urban section," a crucial segment intended to decongest the capital, but which remains unfortunately deadlocked. Land ownership issues, complex expropriations, technical challenges, and environmental constraints… The reasons for this paralysis are numerous, as are the justifications put forward by the Ministry in charge (Minhdu) to explain this cost explosion.


While "adjustments" can, to some extent, be inherent in major infrastructure projects, the scale of the overrun is alarming. It sharply raises questions about initial planning, project management, and transparency in the use of public funds. While users continue to endure chronic traffic jams on the existing road, the gap is widening between the billions swallowed up and the reality of a stalled construction site.


In a tense national economic context, this issue goes beyond a simple construction delay. It has become a symbol of management that worries observers and citizens alike, demanding clarifications on the precise allocation of funds and a realistic timeline for the completion of this vital infrastructure. Will the Yaoundé-Nsimalen highway be the fulfilled promise of a better-connected capital, or the monument of financial waste? The answer lies in the authorities' ability to unblock the site and, above all, to restore trust through transparent communication and concrete actions.


Autoroute Yaoundé-Nsimalen, coût autoroute Cameroun, travaux publics Cameroun, Minhdu, infrastructure Yaoundé, aéroport Nsimalen, projet routier, dérive financière, chantier bloqué, section urbaine, financement public, transport Cameroun, embouteillage Yaoundé, gestion des grands projets, FCFA


Mouahna Divine

Publicité