Dans un ton grave mais résolument combatif, l’ancien ministre et leader du Front du Salut National du Cameroun (FSNC) affirme que « le peuple camerounais s’est levé dignement pour voter le changement, l’alternance et la transition ». Mais selon lui, la fraude électorale aurait atteint des proportions inédites : bourrages d’urnes, procès-verbaux falsifiés, résultats impossibles dans les zones de conflit, et complicité supposée de certains juges et responsables d’ELECAM.
« Ce n’est plus une élection, c’est une forfaiture organisée contre la volonté populaire », a martelé Tchiroma dans son allocution.
Le candidat s’est ensuite directement adressé au Conseil constitutionnel, l’appelant à « faire triompher la vérité des urnes » et à ne pas cautionner la fraude.
« Vous avez entre vos mains l’avenir d’une Nation », a-t-il lancé aux sages, les exhortant à choisir entre « la justice et la complicité ».
Dans un passage particulièrement remarqué, Issa Tchiroma s’est tourné vers le président sortant, Paul Biya, à qui il a demandé de quitter le pouvoir « par la grande porte », après 43 ans de règne :
« Vous avez encore une chance, une seule : celle de sortir en homme d’État qui respecte la volonté de son peuple. Ne laissez pas votre nom s’écrire comme celui qui a fraudé jusqu’à la dernière élection. »
L’ancien porte-parole du gouvernement a également interpellé la communauté internationale, notamment le Nigeria, le Tchad, l’Union africaine, l’Union européenne, la France et les États-Unis, leur demandant de ne pas « rester silencieux » face à ce qu’il considère comme un déni démocratique.
« Votre silence cautionne la dictature. Votre voix peut protéger la paix », a-t-il lancé.
Enfin, Tchiroma a appelé ses partisans à défendre pacifiquement leur victoire, affirmant que « ce n’est pas moi qui ai gagné, c’est le peuple ».
Il conclut par un message d’espoir :
« Le peuple a gagné, le peuple doit célébrer sa victoire. Ensemble, nous allons écrire une nouvelle page de notre histoire. Vive le Cameroun libre, uni et réconcilié ! »
Cameroon 2025: Issa Tchiroma Denounces “Electoral Fraud” and Calls on the Constitutional Council to “Save the Nation”
Issa Tchiroma Bakary, the self-proclaimed “Candidate of the People,” delivered a powerful address in Yaoundé, denouncing what he described as “a coordinated attempt to steal the will of the Cameroonian people” following the October 12 presidential election.
Tchiroma accused electoral authorities of massive irregularities, including ballot stuffing, falsified results, and judicial complicity.
“This is no longer an election. It’s an organized betrayal against the people’s will,” he said.
He urged the Constitutional Council to uphold truth and justice, warning that their decision would determine whether Cameroon steps into “a peaceful transition or uncertain chaos.”
Addressing outgoing president Paul Biya, Tchiroma appealed for a dignified exit after 43 years in power:
“You have one last chance — to leave with honor before power leaves you.”
Calling on international partners — Nigeria, Chad, the African Union, the European Union, France, and the United States — Tchiroma warned that their silence would “endorse dictatorship.”
Ending his speech on a note of defiance and hope, he declared:
“The people have spoken, and their voice will not be stolen. Together, we will write a new chapter in our nation’s history.”
Issa Tchiroma, Cameroun 2025, élection présidentielle Cameroun, Conseil constitutionnel Cameroun, Paul Biya, alternance politique, fraude électorale, résultats électoraux, transition politique, Cameroun24, Yaoundé, FJD, démocratie au Cameroun, discours politique, opposition camerounaise, Cameroun news, actualité politique Cameroun.
Ange NGO